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Grand Prix de la SFE 2012

LE GRAND PRIX de la SFE est destiné à récompenser une ou un écologue pour l’ensemble de ses travaux et son dévouement aux Sciences de l’Ecologie au sens large.

Cette année, Il est attribué à Isabelle Olivieri, Professeur à l’Université de Montpellier 2

Cette année, il est décerné à Isabelle OLIVIERI, Professeure à l’Université de Montpellier II. Travaillant à l’Institut des Sciences de l’Evolution de Montpellier où elle dirige l’équipe « Métapopulations », Isabelle est une chercheuse de grand renom qui a largement contribué à faire de l’écologie scientifique une discipline de premier plan en France. Elle a conduit des recherches importantes sur toute une gamme de questions à l’interface entre écologie et évolution, notamment celles qui concernent la dispersion, les régimes de reproduction, et l’adaptation locale. Son dévouement aux Sciences de l’Ecologie en général est immense, et s’exprime régulièrement par des interventions dans le débat public pour faire connaitre aux décideurs et aux citoyens les enjeux de la « destruction programmée la nature au profit de quelques-uns, et du danger qu’il y a à laisser dans l’ignorance la société », selon ses propres termes. Isabelle a reçu la Médaille d’Argent du CNRS en 2008.

Site web : http://www.metapop.univ-montp2.fr/?page_id=82

Wikipedia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Isabelle_Olivieri

Tribune Libre : Extinction, adaptation et spéciation

Isabelle Olivieri, Montpellier, Octobre 2012

Les êtres vivants ont toujours vu leur habitat se transformer, par exemple du fait de changements climatiques passés. Les transformations d’habitats auxquelles sont actuellement soumises les espèces contemporaines sont accélérées et amplifiées par les activités humaines. L’évolution récente des paysages se caractérise en particulier par une fragmentation croissante, une augmentation des surfaces d’habitats plus ou moins profondément transformés par l’homme, et l’introduction de cultures et d’espèces exotiques susceptibles d’interagir directement avec les espèces sauvages locales. Nous étions 5 millions d’êtres humains aux débuts de l’agriculture, il y a environ 10 000 ans, nous sommes 6 milliards aujourd’hui. Une telle expansion démographique a bien sûr eu des effets sur les autres espèces animales et végétales. En raison de la nature exponentielle de la croissance démographique humaine, les effets de l’homme sur la biodiversité n’ont commencé à se faire sentir que récemment : la moitié des extinctions connues depuis 1600 sont intervenues au 20ème siècle. Au cours des 50 prochaines années, la moitié des espèces actuelles pourrait être amenées à disparaître. Les mécanismes qui sous-tendent les cinq crises d’extinctions passées sont mal connus et sujets à controverses. En revanche, comprendre les mécanismes qui gouvernent les extinctions actuelles est un des enjeux clés pour concilier activités humaines et biodiversité.

Afrique du Sud en 2010

Gérer la biodiversité, ce n’est pas seulement ralentir, ni même empêcher les extinctions d’espèces. C’est aussi, et peut-être surtout, mettre en place les conditions de l’émergence et du maintien de la diversité au sein des espèces, condition sine qua non de leur diversification, c’est-à-dire de l’apparition de nouvelles espèces (spéciation). Une grande partie de mes recherches vise précisément à comprendre les mécanismes d’émergence et de maintien de diversité au sein des espèces. Je m’appuie pour cela sur trois approches principales : (i) des travaux de modélisation, (i) des expériences d’évolution expérimentale, et (iii) des études de populations naturelles de divers organismes (plantes, bactéries, Arthropodes). J’ai en particulier la chance de pouvoir étudier un écosystème très particulier d’Afrique du Sud, le Fynbos, point chaud de biodiversité végétale. La diversité spatiale et temporelle des milieux étant probablement le principal moteur de diversification des espèces, je considère dans la plupart de mes modèles un ensemble de populations plus ou moins connectées, habitant un environnement hétérogène et instable. Ceci m’amène à réfléchir à l’évolution des traits impliqués non seulement dans l’adaptation aux conditions locales particulières, mais aussi dans la connectivité entre populations, comme le comportement de dispersion. Cette dispersion peut être passive et aléatoire, ou bien active et basée sur une préférence pour un habitat particulier.

Ainsi, le but de mes recherches est de comprendre comment évoluent les espèces dans un système d’habitats instables et hétérogènes, quelles circonstances favorisent leur persistance, leur adaptation à de nouvelles conditions, et leur diversification. Je développe des modèles théoriques généraux afin de mieux décrire comment flux de gènes et phénomènes de sélection interagissent dans des populations subdivisées et hétérogènes. D’un point de vue expérimental, j’étudie les relations entre adaptation, dispersion et spéciation dans le contexte de divers systèmes biologiques, présentant chacun des avantages et des inconvénients particuliers.

Afrique du Sud 2011

Comme sans doute la plupart des chercheurs, je suis souvent confrontée à la question de l’utilité de mes recherches. Je ne souhaite pas que mes recherches soient uniquement déterminées par les applications pratiques qu’elles pourront trouver. Cependant, il me semble nécessaire de faire l’effort de me demander à quoi pourraient servir ces recherches.

Une première application évidente de mes recherches consiste en la transmission immédiate de mes découvertes, lors de conférences, séminaires, et cours aux étudiants de tous niveaux. Lors de mes enseignements, je m’efforce en outre de défendre l’importance d’une approche pluri-disciplinaire. En particulier, j’insiste sur l’importance de la formalisation mathématique en biologie, sur l’importance de la théorie, sur l’importance des allers-retours entre modélisation, expérimentation, observation de la nature.

Peut-être parce que j’ai une formation d’agronome et parce que j’ai passé neuf ans à l’INRA dans une station de Génétique et d’Amélioration des Plantes avant d’enseigner à l’Université, j’ai toujours été sensible à l’application de mes recherches à la gestion des populations, domestiquées ou naturelles, menacées d’extinction ou envahissantes. J’ai ainsi créé à l’Université un enseignement de M1 dans ce domaine (« Gestion des populations et biodiversité »). Mes conférences récentes portent précisément sur les applications des Sciences de l’Evolution. La création en 2008 de la revue Evolutionary Applications, à laquelle je participe activement, témoigne de la prise de conscience récente que les échelles de temps auxquelles évoluent les espèces ne sont pas incommensurables. En particulier, les changements environnementaux rapides de notre époque, dont beaucoup sont induits par les activités humaines, provoquent des évolutions rapides au sein des espèces qui y sont soumises. Je crois sincèrement que les recherches en sciences de l’évolution, bien que souvent fondamentales dans leur questionnement, aident à comprendre et maîtriser les conséquences de ces activités. 


Bourse SFE 2011 : Stephane Lecq

Quelle structure de haie favorise le plus la biodiversité ? Une approche expérimentale des peuplements de prédateurs

Stephane Lecq

CNRS UPR 1934 – Centres d’Etudes Biologiques de Chizé
79360 Villiers-en-Bois, France
+33 (0)5 49 09 35 12

lecq (at) cebc.cnrs.fr

Dates de début et fin du séjour de terrain : 1 Mai 2010 – 25 Juillet 2010

Résumé

Evolution du paysage

Dans un contexte de baisse de biodiversité commune, l’objectif de cette étude est d’étudier l’importance des abris que fourni la haie pour la faune dans les paysage ruraux. L’accent est mis sur les espèces du « peuple des broussailles », souvent mal aimées et peu étudiées, tels que les arthropodes, les reptiles et amphibiens. Le début de la saison de terrain a commencé par une sélection des haies étudiées, puis leur caractérisation avec une mise en place d’un réseau de plaques refuges. Dès le début mars, la prospection a commencé avec le test de différents protocoles visant à identifier les différents taxons présents dans les haies en fonction des critères physiques de ces dernières. Cette étude n’utilisant pas de moyens létaux d’identification tels que les pots pièges, il a fallu tester différents protocoles axés sur l’identification directe des individus et la prise de photos pour les espèces non reconnues. En parallèle, la réalisation d’une zone expérimentale a été mise en place. Des haies avec ou sans talus ont été crée (construction des talus au tractopelle, plantation de 800 arbres et arbustes). La rencontre, via internet, d’un agriculteur biologique sur La Rochelle a permit d’établir une autre zone d’étude bien particulière (haies de bonne qualité, climat et peuplements différents, etc.). Selon des analyses préliminaires, il semble que la densité d’abris (présence ou non de talus, de fossé, de débris végétaux, etc.) favorise la biodiversité. Dans la tendance actuelle de l’Ecologie fonctionnelle, il apparait que les communautés présentent dans les haies à structure complexe ne soient pas forcément plus diversifiées en terme d’espèces mais surtout en terme de traits d’espèces. En tenant compte des travaux déjà réalisés sur l’importance de la complexité des écosystèmes pour leur fonctionnalité et leur production, cette mission ajoute une contribution pour la sauvegarde des haies. Il reste à continuer le travail de sensibilisation des acteurs directement impliqués auprès des haies (agriculteurs, agents communaux, etc.). Cependant, durant cette première année, l’accent à été mis sur la communication, et l’on peut d’ors et déjà remarquer un regain d’intérêt des propriétaires au sujet de leur haie, ainsi qu’une certaine fierté à posséder des haies hébergeant telle ou telle espèces rare ou seulement agréable à observer.

Justifications

La perte et la fragmentation d’habitats, liées aux activités d’origine humaines, sont une des causes majeures de la diminution de la biodiversité et de la disparition des espèces (Griffith et al. 1989). Par exemple, l’augmentation des réseaux routiers, de l’urbanisation et la modification des pratiques agricoles ont un impact majeur sur les populations. Les mécanismes mis en cause sont complexes, ils combinent des effets directs (déforestation, pollution…) et indirects (modification de l’habitat, diminution des ressources, faible recrutement…). Ces perturbations sont à même de modifier la structure des populations, tels que l’abondance, le sex-ratio, voire le rôle fonctionnel de la population au sein des communautés.

Un des grands changements des dernières décennies dans la variation de la qualité des habitats est l’intensification de l’agriculture caractérisée par une augmentation des intrants et une augmentation de la taille des parcelles. Ainsi, depuis l’après guerre avec l’essor de la mécanisation le nombre de haie a diminué de manière alarmante.

Haie accueillant une forte biodiversité

Pourtant les rôles des haies ne sont plus à prouver, elles servent de filtres biochimiques, de barrières contre l’érosion, de brise vent ou de refuge pour certaines espèces, et la liste reste non exhaustive.

De nombreux travaux montrent une amélioration de la production de biomasse ou de la stabilité de production avec l’augmentation  de la richesse en espèce. Ainsi, la diversité fonctionnelle a été identifiée comme le composant clé de la biodiversité pour le maintien et le fonctionnement des écosystèmes. En parallèle, d’autres études montrent que les haies peuvent accueillir un grand nombre d’espèces auxiliaires et qu’elles sont importantes pour le maintien de certains taxons (comme les oiseaux, les chauves souris ou les carabes). Cependant, les haies en elles même restent peu étudiées. Les études se concentrent sur l’importance dans le paysage (e.g connexion entre elles) ou leur influence sur les peuplements des auxiliaires de cultures comme les carabes qui aident à lutter contre certaines espèces phytophages.

Ainsi, cette étude veut étudier les haies pour elles même ; à savoir : un milieu fournissant une quantité d’abris vitale pour un grand nombre d’espèce. Cette notion de refuge est importante car depuis quelques années des aides sont fournies pour la plantation de haie et des efforts individuels sont réalisés pour le maintien des haies. Mais une haie en vaut elle une autre ? Toutes les haies sont elles identiques en termes d’écosystème ?

Nombre de communes ou de particuliers font de grands efforts pour planter des haies sur des bâches plastiques qui ne seront jamais enlevés, ou bien coincées entre  un caniveau et un trottoir.

Un autre problème vient de la mentalité des gens, puisque l’argument de « propreté » revient souvent afin de défendre un traitement au désherbant des pieds des haies, une taille naine et l’absence de pierres, débris végétaux ou de ronces. Il est donc nécessaire de faire des efforts de sensibilisation.

Méthodes

L’utilisation de plaques de fibro-ciment permet un protocole standardisé et d’observer de nombreux taxons.

L’étude se déroule en France dans la région de Poitou-Charentes, sur les communes de Chizé, Availles sur Chizé, Villiers en Bois, Les fosses (79) et de Dompierre sur mer (17).

Un premier axe est basé sur le suivi d’un terrain expérimental où des haies sont plantées suivant un protocole strict permettant d’étudier l’influence de la quantité de refuge fournis par la haie. En parallèle, un suivi est effectué sur des haies déjà présentes dans le paysage rural.

Dès le départ, cette étude est voulue comme la moins invasive et létale possible. Ainsi, les protocoles privilégiés (pots pièges, tente malaise, etc.) des entomologistes sont évités et aucun animal n’est mis dans l’alcool. La reconnaissance directement sur le terrain est donc nécessaire. Afin de calculer le taux d’erreur et en cas de doute sur l’individu des photographies sont prises.

Afin de faciliter le travail d’identification, des fiches avec les photos des espèces les plus courantes et les plus trompeuses (ressemblance avec une autre espèce) sont emmenées sur le terrain.

La première année a pour but de mettre en place des protocoles fiables permettant la comparaison des haies et l’identification des espèces. L’utilisation de plaques refuges, couramment utilisés pour les reptiles, des transects, des quadrats, des points d’observation et des recherches actives font parti des méthodes testées. A partir du nombre d’individus et des espèces rencontrés des indices de biodiversité (Shannon, Simpson) et de diversité fonctionnelle (FDiv, FEve, Fric, etc.) sont calculés.

Résultats et discussion

Une cigale venant de sortir de sa mue imaginale trouvée près de La Rochelle

Au cours de la première session de terrain, 56 527 individus répartis dans plus de 600 espèces ou morpho-espèces ont été observés. Actuellement les individus ne sont pas tous identifiés et un gros travail de photo-identification est en cours. Nous ne pouvons donc pas établir de certitudes mais des analyses préliminaires semblent montrer plusieurs faits intéressants.

Tout d’abord, les haies qui possèdent une structure physique complexe accueilleraient un plus grand nombre d’individus. Mais le nombre d’espèces ne semble pas être différent entre les types de haies. En y regardant de plus près, les espèces présentent ne sont pas identiques. Dans les haies complexes, la présence d’espèces liées aux milieux forestiers ou de lisières prédominent alors que dans les haies de « mauvaise qualité » ce sont plus des espèces prairiales et/ou des espèces très généralistes.

Nombre d’espèces communes restent pourtant peu connues du public comme de pentatomidae Zicrona caerulea qui arbore une couleur bleu électrique.

De plus, en se concentrant sur la diversité fonctionnelle, il semblerait que les haies riches en abris supportent une plus grande variété de traits différents. C’est-à-dire que les haies possédant des talus, des pierriers ou autres refuges, accueilleraient des espèces ayant des régimes alimentaires, des métabolismes, des tailles et des familles différentes. Elles serviraient aussi non seulement pour comme refuge mais aussi pour l’alimentation, l’accouplement, la reproduction et les soins parentaux. A contrario, les haies sans talus, débris végétaux ou traitées à outrance, n’accueilleraient que des espèces peu diversifiées en traits fonctionnels, ce qui corrobore l’hypothèse de la forte présence d’espèces généralistes. De plus, ces haies serviraient essentiellement de zone d’alimentation, notamment pour les insectes volants possédant de fortes capacités de dispersion.

Utilisation de la bourse

Comme prévu, la bourse SFE a permis de financer en partie cette étude.

Un GPS de randonnée permettant la géolocalisation des plaques et des haies

Un appareil photo compact de terrain. Au lieu des 2 appareils initialement prévu, le choix s’est porté sur un de meilleur qualité et plus résistant afin de survivre aux conditions de terrain et de faire des photographies macro.

Le reste de l’argent a servis pour de l’essence. Cet apport a permis notamment de travailler avec un agriculteur de La Rochelle qui travaille en agriculture raisonnée (agroforesterie, semis direct sans pré-labour, peu ou pas d’intrant, etc.).

Prix Jeunes Chercheurs SFE 2012

Cette année nous avons attribué trois prix Jeunes Chercheurs SFE :

Florence DEBARRE pour son article : »Evolution in heterogeneous environments: between soft and hard selection » publié dans The American Naturalist 177 (3): E84-E97

Claire SARAUX pour son article : »Reliability of flipper-banded penguins as indicators of climate change » publié dans la revue Nature (469 : 203-206)

Timothé POISOT pour son article : « A Conceptual Framework for the Evolution of Ecological Specialization » publié dans Ecology Letters (14 (9) 841–851)

En savoir plus …

The Web of Life in a changing world, Montpellier 05 Juin 2012

La SFE soutien cette conférence :

Le mardi 5 Juin 2012, une conférence internationale intitulée “The Web of Life in a changing world» se tiendra à Montpellier, dans le Grand Amphithéâtre du CNRS.

Plus d’informations concernant le programme et les inscriptions sont disponibles sur notre site web :

http://www.weblife.univ-montp2.fr/

Bien que les chercheurs soient nombreux aujourd’hui à étudier la réponse des populations et des espèces aux changements globaux, trop peu replacent leur travail dans le contexte des interactions entre espèces au sein des communautés. Les espèces ne sont pourtant pas isolées dans la nature, et c’est à l’échelle des interactions que doit se raisonner leurs réponses aux changements environnementaux. L’écologie des réseaux d’interaction a connue une forte progression ces dernières années en développant de nouvelles métriques pour mesurer la complexité écologique, en intégrant de plus grandes échelles d’espace (écologie spatiale) et de temps (évolution, phylogénie), et en reliant la complexité écologique au fonctionnement des écosystèmes. Il est temps maintenant de replacer ces avancées conceptuelles dans le contexte de la réponse de ces systèmes complexes aux changements globaux. Ce colloque, en proposant une synthèse sur l’organisation de la complexité écologique et sur sa réponse face aux changements globaux, sera l’occasion de montrer à quelle point cette discipline est devenue fédératrice.

Intervenants: Miguel Araujo, Eric Berlow, Elsa Canard, Colin Fontaine, Dominique Gravel, Sonia Kéfi, Nicolas Loeuille, Michel Loreau, François Massol, Carlos Melian, Jose Montoya, David Mouillot, Nicolas Mouquet, Owen Petchey, Timothé Poisot, Elisa Thébault, Miguel Verdu.

Posters : Nous organisons une session de posters qui est ouverte à tous. Les sociétés Française en Espagnole d’Ecologie rembourseront le transport des étudiants et post-doc qui y présenteront leur travail (contacter directement les sociétés pour plus de renseignements). Pour la SFE : sfecologie@gmail.com

Inscription : L’inscription est gratuite mais elle est obligatoire pour assister à la conférence. Nous arrêterons les inscriptions quand la capacité d’accueil de la salle (165 places) sera dépassée. Inscrivez-vous donc vite sur le site internet! Nous vous conseillons par ailleurs de réserver votre hôtel très rapidement (beaucoup sont surchargés à cette période de l’année à Montpellier).

Merci de faire circuler cette annonce.

En espérant vous voir nombreux à Montpellier en juin prochain,

Les organisateurs: Sonia Kéfi (ISEM, Montpellier), Nicolas Mouquet (ISEM, Montpellier), François Massol (IRSTEA, Aix en Provence), Colin Fontaine (MNHN, Paris), Dominique Gravel (Université de Rimouski, Quebec), Elisa Thébault (CNRS, ENS, Paris).

Contact: weblife@univ-montp2.fr

LE RÉVEIL DU DODO : les inscriptions sont ouvertes!

Les IVe journées francophones des sciences de la conservation se dérouleront du 2 au 4 mai 2012 sur le campus de l’université de Bourgogne à Dijon (France).

Elles s’adressent aux chercheurs et aux gestionnaires de l’ensemble des sciences de la conservation (de l’écologie aux sciences humaines) intéressés par les aspects fondamentaux et plus appliqués de la gestion de la biodiversité, par les écosystèmes marins et terrestres, de tous les groupes taxonomiques et à toutes les échelles de biodiversité. Elles se dérouleront sous forme de communications orales et de posters qui porteront sur des travaux innovant en sciences de la conservation. Elles seront organisées en 10 sessions, une table ronde et trois interventions plénières.

Pour vous inscrire, voir le site web :

http://dodo.u-bourgogne.fr/

Vous pouvez également télécharger la 2ème circulaire ICI

Salon des métiers et des professionnels de l’écologie, les 7-8-9 février 2012 à Montpellier

L’ASMPE vous invite au SALON DES METIERS ET DES PROFESSIONNELS DE L’ECOLOGIE, les 7-8-9 février 2012

Sur le site de l’Université des Sciences de Montpellier

Le SMPE est un évènement de premier ordre pour le monde professionnel de l’écologie.

Le mardi 7, consacré à la problématique « l’Homme et la grande faune : comment vivre ensemble ? », vous amènera à rencontrer des conférenciers venant des Parcs Nationaux du Yellowstone (USA), du Liban, du Gabon et des Cévennes.

Le mercredi 8 sera dédié aux différentes possibilités d’emploi et de formation dans le domaine de l’écologie, présentées au travers de stands, d’ateliers, de visites d’entreprises et de témoignages. Un espace à accès restreint sera également réservé au développement de relations entrepreneuriales.

Le jeudi 9 sera consacré à l’écologie en milieux marins et aquatiques, avec un cycle de conférences dans le cadre du Projet OCEANS (commandité par le Ministère de l’Ecologie, du Développement Durable, des Transports et du Logement).

Grande nouveauté, des soirées spéciales auront lieu avec projection de films commentés par Laurent Ballesta et Gilles Bœuf (biologistes) ou encore Jacques Deschamps (philosophe).

Pour plus d’informations rendez-vous sur www.salon-smpe.com/2012/

 

Conférence du Professeur Pauly, Grand Prix SFE 2011, le 3 Février à la Grande Galerie de l’Evolution

Le vendredi 3 février 2012, la Société Française d’Ecologie remettra son Grand Prix à Daniel Pauly, professeur à l’Université de Colombie Britannique.

Cette remise de prix sera immédiatement suivi d’une conférence du Professeur Pauly sur le thème:

« Les grandes tendance des pêcheries mondiales et leurs effets sur les écosystèmes marins »

Remise de prix et conférence auront lieu à 15h45 dans l’amphithéâtre de la Grande Galerie de l’Evolution au MNHN, Paris 5ème.

En raison du nombre de places limité, nous demandons à celles et ceux qui souhaitent assister à cet évènement de bien vouloir s’inscrire au préalable en se rendant à l’adresse suivante: http://www.sfecologie.org/prix-2/confpauly/

Merci de ne vous inscrire que si vous êtes sur de venir.

Daniel Pauly est l’un des plus grands spécialistes au monde de la biodiversité marine et de sa protection. Il a conduit des recherches importantes sur l’impact de la surpêche, dans toutes ses dimensions (écologiques, sociétales, économiques, …), et fut le premier a remarquer que si les prises totales diminuent peu quand les stocks de certaines espèces s’effondrent, c’est que l’on pêche de plus en plus loin, de plus en plus profond, de plus en plus d’espèces et de plus en plus bas dans la chaîne trophique (« Fishing down marine food webs », publié dans Science en 1998). Ses travaux ont abouti à la mise en place de Fishbase, une base de données mondiale sur la biologie et l’écologie des poissons, qui est aujourd’hui utilisé par de très nombreux chercheurs, gestionnaires de pêches, et acteurs de la conservation. Il a également lancé le projet Sea Around Us qui effectue la synthèse des prises de pêche sur tous les océans afin de mieux comprendre l’impact de la pêche sur écosystèmes marins mondiaux et de pouvoir offrir des solutions aux différentes parties concernées par la pêche.
Récemment, il est intervenu auprès du Parlement Européen pour sensibiliser les élus aux conséquences de la réforme de la politique commune de la pêche sur les ressources halieutiques mondiales. Daniel Pauly a reçu le prix international Cosmos en 2005, le Volvo Environment Prize en 2006, le Excellence in Ecology Prize et le Ted Danson Ocean Hero Award en 2007 et le Ramon Margalef Prize in Ecology and Environmental Sciences en 2008.

Site web : http://www.fisheries.ubc.ca/faculty-staff/daniel-pauly
Wikipedia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Daniel_Pauly

Désirée El Azzi, une de nos adhérentes a obtenu le Prix L’Oreal

Les Bourses Nationales L’OREAL FRANCE-Unesco-Académie des Sciences « pour les Femmes et la Science » sont attribuées pour la 5ème année en 2011. Elles ont pour ambition de soutenir l’accession des femmes aux carrières scientifiques, de susciter l’intérêt des plus jeunes, et de faire naître des vocations. Ces bourses sont décernées par un jury de scientifique présidé par Alain Carpentier, Président de l’Académie des Sciences.

D’une valeur de 10 000 euros chacune, elles sont financées par la Fondation d’Entreprise L’Oréal, soutenues par la Commission Française pour l’UNESCO, l’Académie des sciences et parrainées par le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche.

Compte-rendu du symposium SFE au congrès EEF Avila 2012

En septembre dernier, l’EEF (European Ecological Federation) a organisé un grand congrès européen d’écologie scientifique sur le thème « RESPONDING TO RAPID ENVIRONMENTAL CHANGE« . Ce congrès, qui s’est tenu à Avila (Espagne), est a été réalisé en partenariat avec les sociétés nationales européennes d’écologie scientifique dont la Société Française d’Ecologie.

A cette occasion, la SFE s’est associée à la Fondation pour la Recherche sur la Biodiversité (FRB) pour sponsoriser l’une des sessions intitulée ‘Evolutionary history, ecosystem function, and conservation biology: new perspectives » qui a été organisée par deux jeunes membres de la SFE, Hélène Morlon et Franck Jabot.

Ci-joint le compte-rendu de ce symposium qui a été rédigé en grande partie par un doctorant, Jonathan Rolland, et vient d’être publié dans Biology Letters.

Appel à nominations : Prix Jeune Chercheur de la SFE 2011

Le Prix Jeune Chercheur de la SFE est destiné à récompenser et encourager l’auteur(e) d’un travail doctoral remarquable et original, ayant soutenu une thèse de doctorat il y a moins de 3 ans.

Deux Prix sont décernés chaque année. Afin de distinguer les lauréat(e)s, la SFE examinera pour chaque candidat(e) une publication signée en premier auteur(e) et publiée dans une revue scientifique de haut niveau.

Les candidatures doivent être présentées par les membres de la SFE, et non par les candidats eux-mêmes. Tous les domaines de l’Ecologie et de ses applications sont éligibles, et la plus grande diversité, tant thématique que géographique, est souhaitée dans les candidatures. Les lauréats recevront chacun(e) 750 euros.

La période d’éligibilité pour le Prix 2011 concerne les thèses soutenues entre le 01/01/2009 et le 31/12/2011

Si vous souhaitez proposer un(e) candidat(e), il suffit d’envoyer une lettre de nomination à sfecologie@gmail.com

Date limite de soumission des candidatures : 15 février 2012

Précédents lauréats