Relations Société-Milieu et écologie : de la connaissance à l’action

Contacts : Mireille Fargette, Maud Loireau, Olivier Barrière, Thérèse Libourel, Frédérique Seyler. Email : [email protected], Tel : 00 33 (4) 67 54 87 66, UMR Espace-Dev, Maison de la Télédétection, 500 rue JF Breton, 34093 Montpellier cedex 5.

Contexte : questions environnementales contemporaines

Dans un contexte d’urgence quant à l’avenir de l’humanité du fait des changements climatiques constatés et en cours de discussion au niveau mondial, les problématiques d’ordre environnemental sont omniprésentes dans les sociétés, qu’elles questionnent l’amont ou l’aval de la relation très générale entre les sociétés et leur « milieu », et ce quels que soient les processus identifiés et quelles que soient les échelles envisagées. In fine, ce contexte d’urgence, général et global, peut être décliné en énoncés relatifs à des besoins communs et des biens communs que partage l’humanité et que supporte la planète Terre.

Il est souhaité des espaces de vie, organisés par et pour les hommes en sociétés, qui garantissent :

  • Des ressources pour les hommes
    • ressources en quantité suffisante, en qualité adéquate,
    • ressources à extraire, produire et/ou renouveler,
    • ressources à partager.

Par exemple, le souci de sécurité alimentaire implique pour commencer production agricole et travail agricole ; au-delà du secteur agricole, ces activités ont des répercussions dans les sociétés, leurs modes d’organisation et dans les échanges qu’elles opèrent entre elles ; des répercussions se manifestent aussi dans les milieux exploités (impacts négatifs, dégradations ou au contraire des impacts positifs, conséquences de processus vertueux).

  • La Santé des hommes

Or celle-ci est fortement questionnée par les maladies émergentes recensées et parfois fortement épidémiques dans un monde globalisé, par la pollution de l’environnement dont on peut difficilement se prémunir, et par les conditions de vie des populations, qui parfois les rendent d’autant plus vulnérables.

  • Et plus largement le bien-être humain

Celui-ci tient tout à la fois à l’ensemble des conditions de vie offertes en un espace de vie, tout particulièrement l’accès et partage des ressources et moyens, l’efficacité de l’organisation des sociétés et les valeurs qu’elles défendent, l’équité au sein et entre les sociétés.

Ces espaces de vie se fondent, pour une large part, sur le bon fonctionnement (viabilité) des écosystèmes et de la planète dans son ensemble ; or perte de biodiversité, destruction des milieux et habitats, pollution de l’environnement et, au plus haut niveau, changement climatique préoccupent notre quotidien. Globalement, la viabilité du Système Terre est en question, dans sa « formule Holocène », celle qui a vu l’émergence des sociétés humaines.

Enjeux

Dans ce contexte, les enjeux d’aujourd’hui sont nombreux, de préserver au mieux l’environnement et les écosystèmes jusqu’à tenter de contenir la machine climatique sous un régime Holocène, en passant par l’amélioration des conditions de vie des hommes.

Parmi ces enjeux figurent notamment le besoin de mieux comprendre les relations Société-Milieu, celui d’être force de propositions dans leur forme d’organisation, et celui d’accompagner l’action mise en œuvre sur des espaces de vie.

Objectif du groupe : relier le symbolique* à l’utile**

*Symbolique : modèle, théorie, représentation, système, raisonnement, …

**Utile : protocole, analyse,  indicateur, dispositif, …

La connaissance scientifique des Sciences de la Vie et de la Terre aux Sciences humaines, et réciproquement, est au cœur de la problématique dite environnementale et nous pensons qu’elle peut encore mieux y contribuer en précisant son travail aux interfaces et en établissant des ponts entre domaines, disciplines, questions scientifiques.

Nous proposons de travailler sur le lien entre « symbolique » et « utile » :

  • pour l’enrichissement et le transfert rigoureux de la connaissance du Monde (celui des milieux, des sociétés, de leurs relations) ;
  • pour la définition de principes de construction/gestion des « espaces de vie » ;
  • pour la construction de méthodes et outils compatibles avec complexité, globalité, diversité, multiplicité, interdisciplinarité, distribution spatiale et temporelle.

Deux axes de travail

A) Représentations à propos d’écologie

Peuvent être explorés:

  • Les points de vue sur l’écologie (ceux des écologues et des autres) ;
  • L’écologie et ses interfaces avec d’autres disciplines scientifiques (géographie, droit de l’environnement, agronomie, informatique et géomatique), avec d’autres domaines de société ;
  • Les ponts interdisciplinaires à consolider pour l’action. Il s’agira d’inventorier, représenter, formaliser, … les mille facettes d’un mot, ses liens/interfaces avec le monde. Des liens seront tissés avec le groupe « Ecologie et agriculture ».

B) Débats

En reliant le symbolique à l’utile dans le domaine des relations Société-Milieu, peut-on (re)connecter les bipôles :

  • Science et décision (observatoire, droit négocié, …)
  • Systèmes et environnement (Service Ecosystémique, capital naturel des écosystèmes, …)
  • Systèmes – empreinte (représentation des connaissances, paysage, télédétection, …)
  • … / … autres ….

On cherchera les voies de la connaissance à l’action, en s’appuyant sur les théories, lois et modèles, méthodes, dispositifs existants et en identifiant les manques (à construire) pour acquérir, transférer, mobiliser, communiquer, implémenter.

Ces débats se feront en étroite interaction avec les 7 autres groupes.

Outils d’animation

  • Ateliers sur thème
  • Représentation des connaissances