Contexte
L’identification de leviers agroécologiques améliorant la fourniture de services écosystémiques, comme la régulation naturelle des bioagresseurs, est devenue un enjeu crucial pour diminuer le recours aux intrants en agriculture. Les objectifs du plan Écophyto appellent à repenser la gestion de la santé des cultures en concevant des systèmes de production moins dépendants des méthodes de lutte chimique. Cela passe par l’élargissement de la gamme de leviers d’intervention sur les bioagresseurs. En effet, le contrôle des bioagresseurs par les prédateurs et parasitoïdes naturellement présents dans l’agrosystème est souvent cité comme un service important qui pourrait permettre de réduire l’utilisation des insecticides. Dans ce cadre, nous faisons l’hypothèse que l’utilisation de bandes fleuries, combinées à des systèmes de culture valorisant la biodiversité, permettrait d’augmenter les régulations biologiques des ravageurs. Afin d’évaluer les effets combinés des aménagements fleuris et des systèmes de culture, un réseau d’une trentaine d’agriculteurs a été mis en place en 2017. Un tiers d’entre-eux est en agriculture biologique, un tiers en agriculture de conservation, les autres étant en agriculture conventionnelle ou intégrée. En préalable à l’implantation de bandes fleuries, des piégeages d’insectes ont été réalisés au printemps 2018 afin de réaliser un état initial de la macrofaune épigée (faune marcheuse, via des pièges Barber) dans une soixantaine de parcelles en grandes cultures.

Missions
Ce stage a pour objectif d’évaluer, au sein du réseau de parcelles étudiées, les effets actuels des systèmes de culture sur la macrofaune épigée. Pour cela, le stagiaire participera à l’identification des organismes piégés au printemps 2018 et à la réalisation d’une cartographie recensant les petits éléments paysagers autour des parcelles étudiées. Sur la base d’enquêtes qui seront en cours de réalisation, le stagiaire réfléchira à la manière de décrire les systèmes de culture, notamment en terme de diversité cultivée (dans la rotation et via les couverts d’interculture) et de perturbations (produits phytosanitaires, travail du sol) afin d’expliquer la variabilité des communautés d’invertébrés épigés.
Ce stage permettra au stagiaire d’acquérir une expérience sur (i) les suivis de biodiversité fonctionnelle et la reconnaissance d’arthropodes, (ii) l’analyse et la description de systèmes de grandes cultures et (iii) la description des effets des systèmes de culture sur la macrofaune épigée (carabes, araignées etc) à l’échelle de la communauté.

Profil du candidat
Formation ingénieur, bac+4 à bac+5. Le stagiaire devra avoir des connaissances en agronomie et en écologie. Il devra faire preuve de beaucoup de rigueur, d’autonomie et d’organisation. Des connaissances en entomologie et sur les méthodes d’analyse de jeux de données en écologie des communautés sont souhaitées. Le permis de conduire est nécessaire.

Conditions de travail
Le stage est ouvert sur six mois, à partir de septembre 2018, uniquement pour les étudiants inscrits dans une formation pendant toute la durée du stage.
Indemnisation de stage : 554 € mensuels
Possibilité d’hébergement sur place.
Lettre de motivation et CV à envoyer à Antoine Gardarin, en précisant vos dates de disponibilité.
UMR INRA-AgroParisTech Agronomie – Bâtiment EGER
Avenue Lucien Brétignières, BP01, 78 850 Thiverval-Grignon
[email protected]

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