Objectifs:
Ce sujet vise à explorer la restauration des structures et des interactions entre les différents cortèges faunistiques (coléoptères terrestres, macrofaune benthique) et floristiques sur les parties immergées et émergées des berges aménagées. L’objectif général est de comprendre comment les ouvrages d’ingénierie écologique et de génie civil contribuent à l’établissement d’une faune et d’une flore associées aux milieux riverains, et au rétablissement des fonctions écologiques de ces milieux pour un meilleur retour vers le bon état écologique.
L’objectif scientifique est de mieux connaître les processus écologiques qui sont responsables de la dynamique de ces communautés restaurées, et notamment du retour des espèces autochtones et de l’arrivée des exotiques envahissantes. Il s’agit d’étudier le rôle des différents filtres écologiques (arrivée des propagules, filtre abiotique, filtre biotique) sur le recrutement, la survie et le succès des différents taxons.
Ce projet ambitionne de fournir des éléments concrets pour les gestionnaires permettant d’optimiser le retour de la biodiversité et les fonctions écosystémiques associées sur les berges aménagées. On vise ainsi à améliorer les outils à disposition des gestionnaires pour une meilleure réussite des ouvrages et un meilleur retour vers la faune et la flore des systèmes écologiques riverains « naturels ».

Contexte:
Les berges de cours d’eau constituent des milieux à l’interface des écosystèmes aquatiques et terrestres, fournissant un grand nombre de fonctions et services écologiques d’importance. Ils assurent entre autres un rôle de corridor écologique, de filtration des eaux et de récréation pour les populations locales. Les milieux riverains naturels sont également reconnus pour leur grande biodiversité qui s’avère disproportionnellement élevée par rapport à leur étendue.
Même si l’érosion des berges est de plus en plus reconnue comme un processus géomorphologique nécessaire au maintien du bon fonctionnement hydromorphologique et écologique des rivières, les ouvrages de stabilisation de berges sont inévitables si l’on veut protéger les infrastructures (transport, bâtiments…) de l’érosion et des inondations. Ces ouvrages de protection de berge peuvent être limités à des techniques lourdes comme l’enrochement, le bétonnage et l’endiguement, mais peuvent également représenter une plus grande naturalité, en faisant appel aux techniques d’ingénierie écologique. Ces dernières techniques connaissent un fort développement et concernent maintenant des linéaires de plus en plus importants le long des berges de cours d’eau. Étonnamment, très peu d’études ont concerné la biodiversité de ces ouvrages, notamment dans des approches abordant à la fois les communautés animales et végétales.

Approches & matériels utilisés:
1. Le stage débutera par une analyse bibliographique faisant le point sur les différentes approches liant les cortèges floristiques et faunistiques sur les berges de cours d’eau. Cette analyse sera complétée par une synthèse des méthodes statistiques permettant de mettre en lien les données
2. Le stagiaire devra ensuite s’approprier un jeu de existantes sur les espèces et les traits biologiques des communautés végétales et animales (coléoptères et macro-invertébrés benthiques) de différents types de berges réparties le long d’un gradient de naturalité (depuis des berges naturelles jusqu’à des berges enrochées en passant par des techniques de génie végétal).
3. Le stagiaire procédera ensuite à l’analyse de ce jeu de données, en s’attachant à mettre en relation les caractéristiques spécifiques et fonctionnelles des différents taxons le long du gradient de naturalité.

Diplômes, compétences, expérience et niveau de formation souhaité :
– Formation initiale : Bac+4 (formations recommandées : statistiques, écologie végétale, écologie de la restauration)
– Compétences recommandées :
• Savoir-faire statistiques et en écologie,
• Maitrise de logiciels de statistiques (R…),
• Capacités rédactionnelles et de synthèse,
• Rigueur, capacités d’initiative, aptitude au travail en équipe,

Rémunération du poste occupé :
554,40 euros/mois*
* Conformément au Décret 2009-885 du 21 juillet 2009 et de la circulaire du 23 juillet 2009 relative aux modalités d’accueil des étudiants de l’enseignement supérieur en stage dans les EPST.

Durée du stage :
Environ 6 mois, si possible à réaliser entre février et août 2016 (à adapter en fonction du calendrier de l’étudiant).

Modalités des candidatures :
Adresser par voie numérique une lettre de motivation et un curriculum vitae à :
André Evette ([email protected])

Le contenu de cette offre est la responsabilité de ses auteurs. Pour toute question relative à cette offre en particulier (date, lieu, mode de candidature, etc.), merci de les contacter directement.

Pout toute autre question, vous pouvez contacter [email protected].