Niveau : Master 2
Domaine : Aquaculture
Durée : 5 mois
Date de début : janvier ou février 2021
Localisation : Centre Ifremer du Pacifique (Vairao, Tahiti, Polynésie française)

Contexte du projet
La production d’huître perlière, Pinctada margaritifera, est la filière aquacole la plus importante sur le plan commercial en Polynésie française. En effet, depuis 1970, la perliculture est devenue une ressource économique majeure en Polynésie française, produisant jusqu’à 8000 Kg de perles par an. Pourtant, la filière repose encore exclusivement sur du collectage naturel et seulement quelques écloseries (gouvernementales ou privées) ont émergé. Par ailleurs, cette filière est, comme la plupart des productions marines, sujettes aux pressions biotiques et abiotiques. L’effet du réchauffement des océans est particulièrement étudié puisque des études récentes montrent que les populations de P. margaritifera vivraient d’ores et déjà au-dessus de leur optimum de température environ 121 jours par an (1).
Alors que les recherches de l’unité RMPF de l’Ifremer ont déjà conduit à des améliorations significatives dans la compréhension des réponses des individus aux facteurs de stress environnementaux (e.g. : température, acidification des océans, limitation alimentaire) en laboratoire, notre capacité à caractériser leur condition à l’état sauvage est limité. Des mortalités massives de populations d’huîtres perlières ont été documentées dans certains des plus importants atolls perlicoles de Polynésie française (notamment Takapoto-1985 et Takaroa-2014). Cependant, les mécanismes responsables de ces mortalités restent inexpliqués. Une des approches à ce problème pourrait consister à utiliser des échantillons historiques pour examiner l’état des organismes sur une longue échelle temporelle. Grâce à une collaboration avec la Direction des ressources marines, nous avons désormais accès à plus de 10 ans d’échantillons histologiques de gonades et de la glande digestive de P. margaritifera de l’atoll de Takaroa. Cette série chronologique comprend un événement de mortalité massive enregistré en 2014, dont la population n’a pas encore récupéré. Le but de ce stage est d’utiliser ces échantillons histologiques pour décrire la variabilité de l’état physiologique de P. margaritifera dans le temps (2).

Les missions principales du/de la stagiaire
• Examiner les lames histologiques pour en extraire des informations le statut reproductif et l’état physiologique des individus.
• Améliorer nos protocoles pour l’analyse quantitative des lames histologiques (e.g., via l’analyse d’images).
• Traitement des données environnementales (dérivées par satellite et station météorologique).
• Évaluation statistique du rôle des facteurs environnementaux sur les séries temporelles de données histologiques.

Expertises développées au cours du stage
• Collecte et interprétation des données histologiques ;
• Analyses statistiques.

Champs relationnels
• En interne : les chercheurs et techniciens travaillant sur le projet MANA, regroupant des expertises en écophysiologie & zootechnie de bivalves ;
• En externe : partenaires scientifiques et techniques du projet.

Profil recherché
Formation initiale et expériences professionnelles (savoir et savoir-faire) :
• Master en écologie / biologie des organismes ;
• Une expérience en analyse d’image et analyse de données serait très appréciée ;
• Une connaissance du contexte environnemental polynésien serait un plus ;
• Bonne capacité de synthèse et rédactionnelle (rapport, protocoles).
Qualités personnelles (savoir-être) :
• Autonomie, ouverture d’esprit, initiative ;
• Aptitude au travail en équipe ;
• Rigueur.

Pour candidater
Les candidat(e)s intéressé(e)s devront envoyer un CV et une lettre de motivation aux responsables scientifiques : Dr. Alain LO-YAT ([email protected]), Dr. Vaihiti TEANINIURAITEMOANA ([email protected]), et Dr. Cristián MONACO ([email protected]). Les candidatures seront ouvertes jusqu’au 20 Octobre 2020 et les candidat(e)s recevront un courrier électronique confirmant que leur candidature a bien été reçue.

Références
1. G. Le Moullac, et al., Estuarine, Coastal and Shelf Science 182, Part B, 261–269 (2016).
2. J. Fournier, et al., Marine Pollution Bulletin 65, 463-470 (2012).

Le contenu de cette offre est la responsabilité de ses auteurs. Pour toute question relative à cette offre en particulier (date, lieu, mode de candidature, etc.), merci de les contacter directement. Un email de contact est disponible: [email protected]

Pout toute autre question, vous pouvez contacter [email protected].