Période : 6 mois à partir de mars 2018

Contexte : Sonchus oleraceus est une espèce native d’Europe mais invasive en Australie. Dans aire d’introduction, sa gestion y est problématique notamment en raison de sa résistance aux herbicides et d’un cortège d’ennemis naturels probablement réduit (McCarren and Scott, 2008). Parallèlement aux approches traditionnellement utilisées en lutte biologique, une démarche complémentaire est développée afin d’explorer les réseaux trophiques établis autour de la plante cible. Ainsi, via des outils moléculaires innovants (métabarcoding et NGS) nous désirons apporter des réponses à plusieurs questions de recherche : 1) Quelles est la composition du cortège d’ennemis naturels ? 2) Quelle est la spécificité des ennemis naturels vis à vis de la plante cible ? 3) Y a-t-il un contrôle descendant (« top-down control ») des potentiels agents de luttes par leurs propres ennemis naturels ? 4) La structure des réseaux trophiques diffère-t-elle entre les aires native et invasive ? Par cette approche d’écologie des communautés, nous espérons mieux appréhender la complexité des interactions entre espèces pour une sélection d’agent de lutte spécifique et une meilleure prédiction des risques liés à l’introduction d’agents de lutte exotiques en lutte biologique classique (Paynter et al., 2017).

Ce stage fait suite à une première phase de construction d’une base de barcodes de référence (plantes et arthropodes) et vise à collecter, identifier et décrire les interactions de l’entomofaune associée à S. oleraceus dans son aire native.

Missions : Le stagiaire collaborera avec un doctorant sur trois activités majeures :
– Echantillonnage d’arthropodes en aire native (Montpellier et ses alentours) via différentes méthodes (aspirateur à bouche, pinces, dissections de plantes…)
– Acquisition de données moléculaires par metabarcoding sur les contenus stomacaux (associés à des contrôles de type « feeding trials »)
– Reconstruction et analyses de réseaux écologiques sous R et autres applications.

Profil souhaité :
– M1 (césure) ou M2 cursus universitaire ou ingénieur en biologie/agronomie
– Maîtrise de l’anglais
– Intérêt pour le travail de terrain, l’entomologie, les analyses moléculaires (extraction ADN, PCR…)
– Rigueur et minutie
– Compétence en analyses de données, manipulation de R et des logiciels de traitement de séquences
– Connaissance et intérêt pour le développement de méthodes de lutte biologique

Conditions d’accueil :
– Ce projet est mené en collaboration entre Montpellier SupAgro et le CSIRO de Montpellier. Le stagiaire sera accueilli au CBGP sur le site de Baillarguet (Montferrier-sur-Lez).
– Le stage sera co-encadré par Mélodie Ollivier (Doctorante) et Jean-François Martin (Enseignant-chercheur Montpllier SupAgro)
– Gratification selon barème en vigueur, soit 554,40 € net maximum selon le nombre de jours ouvrés du mois.

Candidatures :
CV et lettre de motivation sont à envoyer par mail, avant le 10 décembre 2017 à :
Mélodie Ollivier ; [email protected] ; 06 68 27 77 69
Jean-François Martin ; [email protected] ;

Références Bibliographiques :
McCarren, K.L., and Scott, J.K. (2008). Two biological control options for Sonchus oleraceus in Australia.
Paynter, Q., Fowler, S.V., and Groenteman, R. (2017). Making weed biological control predictable, safer and more effective: perspectives from New Zealand. BioControl 1–10.

Le contenu de cette offre est la responsabilité de ses auteurs. Pour toute question relative à cette offre en particulier (date, lieu, mode de candidature, etc.), merci de les contacter directement.

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