L’impact de la pêche et du changement climatique sur les écosystèmes marins fait l’objet de travaux depuis une quinzaine d’années et les deux effets sont souvent difficiles à dissocier. Ainsi, la question du suivi de l’état des peuplements de fond à partir d’indicateurs multi-spécifiques en regard d’un facteur d’impact en particulier reste difficile. De plus, l’ensemble de ces travaux concernent principalement des écosystèmes tempérés, voire boréaux, très peu visant à identifier les impacts de la pêche et du changement climatique sur les peuplements de fond en région tropicale. Si les écosystèmes tempérés peuvent être colonisés par des espèces sub-tropicales lors d’un réchauffement, en revanche, il n’existe pas d’espèces adaptées à des eaux plus chaudes que celles observées actuellement au sein des écosystèmes tropicaux, et donc il n’y a potentiellement pas d’espèces qui pourraient coloniser les régions tropicales à l’occasion d’un réchauffement, mais seulement des espèces qui seraient défavorisées telles que les espèces sub-tropicales qui seraient présentes en région tropicale qui représenterait la limite chaude de leur aire de répartition, induisant une perte de biodiversité. Il s’agira donc d’analyser la structure des peuplements de poissons de fond du plateau continental Guyanais où un réchauffement significatif est observé à la fin des années 90, ainsi qu’une baisse de la pression de pêche, et son évolution temporelle à partir de données de campagnes scientifiques menées selon le même protocole en 1993, 1994, 2006, 2007, 2009, 2014 et 2015

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