Le risque de maladie dépend des interactions hôte-pathogène-environnement, et tout changement dans l’une ou l’autre de ces composantes peut augmenter ou diminuer ce risque. L’effet de facteurs biotiques comme l’abondance, la richesse et la diversité spécifique, sur le risque infectieux en milieu marin n’a jamais été étudié. Pourtant, la littérature scientifique récente suggère un lien entre la diversité spécifique et la prévalence de maladies infectieuses. En fait, la plupart des études considèrent l’hôte et le pathogène, seuls, dans une sorte de vide écologique. L’objectif est de tester l’hypothèse selon laquelle la diversité spécifique influence le risque infectieux en étudiant le couple OsHV-1/C. gigas. Pour cela, nous proposons des expériences en milieu contrôlé et en milieu naturel pour (1) évaluer le potentiel de plusieurs espèces de filtreurs à agir comme puits (dilution) ou source (réservoir) d’agents pathogènes et (2) définir comment les caractéristiques biotiques (richesse, abondance et diversité) des habitats influencent-elles le risque infectieux, par une approche couplée d’épidémiologie spatiale et de cartographie des habitats benthiques.