Contexte
La lavande fine (Lavandula angustifolia) et le lavandin (Lavandula intermedia – hybride entre lavande fine et lavande aspic L. latifolia) sont cultivés sur près de 20 000 ha dans le Sud-Est de la France, et représentent des plantes emblématiques et essentielles pour l’économie régionale. Cependant, le changement climatique induit de plus en plus de contraintes notamment hydriques. De plus, cette culture est depuis des dizaines d’années frappée par un phénomène baptisé le dépérissement, associé à un phytoplasme transmis par une cicadelle. Aujourd’hui, l’utilisation de variétés tolérantes et le déploiement de plants sains, constitue le cœur des méthodes de lutte utilisables. Mais ces variétés, même issues de plants sains, commencent à montrer leurs limites en étant tout de même fortement impactées avec de nouvelles souches prédominantes. Quant à la sècheresse, cette année encore certains secteurs ne comptabilisent que quelques dizaines de millimètres de précipitations depuis près de 6 mois, induisant des mortalités jusque dans les plantiers. La recherche de moyens de lutte supplémentaires apparait comme primordiale pour endiguer ces phénomènes.
Parmi les éléments actuellement envisagés, la couverture végétale des inter-rangs a su montré son efficacité dans la diminution des symptômes par rapport à l’itinéraire cultural de référence en lavande/lavandin qui s’applique à désherber totalement le sol entre les rangs. Avec certains itinéraires culturaux de couverture, on constate également une meilleure résilience des parcelles en période de sécheresse. Cela dit, avant que cette méthode puisse se généraliser en production, certains freins doivent cependant être levés, notamment la question de la concurrence. Les effets de ces couverts sur la culture sont en effet encore mal connus et dans un contexte de changement climatique couplé à des zones de vulnérabilité nitrate, les problématiques autour de l’eau et des intrants azotés restent au centre de beaucoup de préoccupations.

Objectifs du stage
Pour répondre aux interrogations que soulève ce nouvel itinéraire technique, ce stage s’inscrit dans le cadre d’un projet CASDAR où il s’agira de prendre en charge le suivi d’un essai en station sur la concurrence hydrique et azotée de différentes modalités de couverture végétale inter-rang : réalisation de la collecte et de l’analyse des données.
Le stagiaire participera également au suivi d’essais chez des producteurs, pour mieux appréhender les méthodes envisagées dans leur contexte de production.
Profil souhaité
Stage césure M1, ou M2 (ingénieur préférable)
Votre cursus est en lien avec l’agronomie, la production végétale, la protection des cultures ou l’environnement
Votre précision et votre rigueur guideront votre collecte de données, puis votre esprit de synthèse, votre force de proposition et vos capacités rédactionnelles prendront le relais dans les analyses des résultats.
De bonnes compétences en agronomie seront utiles et quelques connaissances entomologie seront appréciées.
À noter que des travaux parfois un peu physiques seront à réaliser en conditions chaudes : prélèvements de sol et récoltes.
Permis B et véhicule personnel

Conditions d’accueil
Durée : 6 mois (modulable selon le cursus)
Période : mars à septembre 2018 (modulable selon le cursus)
Indemnité de stage selon règlementation en vigueur
Fin de réception des candidatures : 1er décembre 2016
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Contact
COSTES Thomas
[email protected]
04 92 87 70 52

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