Des études ont montré que chez les vertébrés, il existe un lien positif entre la viabilité d’une population et le polymorphisme des gènes du complexe majeur d’histocompatibilité (CMH), codant pour des protéines impliquées dans la réponse immunitaire. Ce polymorphisme est régit par différent types de facteurs : démographique, sélectifs et sociaux. Afin de discriminer entre ces différents facteurs, il est nécessaire de relier la variabilité du CMH aux données prises sur le long terme sur les variations d’effectifs, les variations de diversité de marqueurs neutres, et les choix de partenaire. Ceci implique de développer des méthodes pour étudier la variabilité du CMH à large échelle (beaucoup d’échantillons). L’objectif du stage est de participer à la mise au point d’une méthode pour genotyper le CMH à l’échelle populationnelle chez le magot grâce à un marqueur microsatellite lié au gène d’intérêt. Le magot est un primate vivant dans les cédraies d’Afrique du Nord, menacé par la fragmentation et la dégradation de son habitat et par le braconnage. L’équipe suit des populations du Moyen Atlas marocain depuis plus de 10 ans. Le stagiaire travaillera sur le génotypage du marqueur CMH d’individus de deux groupes focaux de magots pour lesquels un génotypage sur 17 marqueurs est déjà disponible. Les données obtenues lors du stage permettront de 1) déterminer la diversité allélique du marqueur CMH de ces groupes et 2) d’établir les relations d’apparentement entre les individus du groupes focaux.

Le stage sera en grande partie du travail de laboratoire (PCR, électrophorèse) suivi d’un travail de lecture et d’analyse des résultats obtenus (Genemapper). Ce stage s’inscrit dans une thèse sur les rôles relatifs des facteurs démographiques, sociaux et sélectifs sur le potentiel évolutifs des gorilles et des magots. Des connaissances théoriques en génétique des populations sont nécessaires pour ce stage. Une expérience de travail de laboratoire et/ou en analyses des marqueurs microsatellites serait un atout.

Le stage se déroulerait en avril et mai 2015 sans rémunération à la station biologique de Paimpont, sous la codirection d’Alice Baudouin, et Nelly Ménard (autres personnes impliquées dans le projet : Pascaline Le Gouar, et Dominique Vallet). Pour plus de précisions : [email protected]

Réponse attendue pour le 9 Décembre au plus tard.

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