Contexte
Le déclin de la biodiversité des milieux agricoles et les impasses dans la gestion chimique des ravageurs incite à l’identification et à la mise en œuvre de nouveaux moyens de gestion fondés sur un renforcement de processus de régulation, s’appuyant sur la biodiversité comme levier. Il a été montré que des systèmes de culture reposant sur un usage réduit ou nul des pesticides et du travail du sol, ainsi que sur une plus grande diversité végétale cultivée permettent d’accroître la biodiversité dans les parcelles. De plus, des infrastructures écologiques, comme des bandes fleuries pérennes, permettent également d’augmenter la quantité et la diversité des insectes prédateurs et parasitoïdes. Cependant, la contribution de diverses pratiques agricoles à la régulation des ravageurs, ainsi que les possibles interactions avec les bandes fleuries présentes, restent méconnues.
Ces manques de connaissances ont pour conséquence l’absence de référentiel sur la dynamique des régulations biologiques permettant d’asseoir un conseil aux agriculteurs en conversion vers l’agriculture biologique ou de conservation. À l’heure actuelle, très peu de données sont disponibles où ces différents aspects ont été étudiés conjointement, alors même que l’on assiste à des hybridations entre ces formes d’agriculture depuis quelques années.
Enfin, réaliser ces transitions vers des systèmes reposant plus amplement sur les fonctionnalités naturelles requiert de disposer d’indicateurs permettant d’évaluer si ces fonctions évoluent dans le sens souhaité. En particulier, la prédation réalisée par la macrofaune épigée représente un potentiel de régulation de très nombreux bioagresseurs, mais elle est difficile à quantifier, méconnue par les agriculteurs et l’on connaît mal comment elle répond aux systèmes de culture.

Objectifs
Un projet associant différentes unités de recherche de l’INRAE (UMR Agronomie, EcoSys et EMMAH) a débuté en 2019. Il a pour objectifs (1) d’analyser les effets de systèmes de cultures en transition vers de moindres perturbations chimiques et physiques du sol, combinés à des bandes fleuries pérennes, sur la biodiversité du sol et les fonctions qu’elle assure, et (2) de quantifier les services de régulation associés.

Missions
L’ingénieur recruté aura pour missions principales de (1) de réaliser une analyse transversale des données collectées dans le projet et (2) d’assurer la valorisation et la communication des résultats obtenus.

Profil recherché
Ingénieur en agroécologie, ou de formation équivalente, avec des bases solides en agronomie, et écologie. Les compétences particulières recherchées sont les suivantes :
– Capacité à gérer un projet, à animer et coordonner des équipes
– Capacité à s’organiser, à travailler en autonomie
– Rigueur dans la collecte des données
– Compétences dans la réalisation d’enquêtes auprès d’agriculteurs
– Capacité à analyser des données (autonomie sur R, statistiques, cartographie)
– Compétences rédactionnelles
– Compétences en communication et vulgarisation.
Le permis de conduire est nécessaire.

Conditions matérielles
– Date de début de contrat : 1er mars 2022, pour une durée de 7 mois environ ;
– Rémunération : 2019 € bruts / mois ;
– Lieu d’affectation : INRAE, UMR Agronomie, 78 850 Thiverval-Grignon.

Contacts
Envoyer CV, lettre de motivation et lettre de recommandation (ou contacts de personnes pouvant recommander votre candidature) avant le 31 janvier à Antoine Gardarin ([email protected]).

Le contenu de cette offre est la responsabilité de ses auteurs. Pour toute question relative à cette offre en particulier (date, lieu, mode de candidature, etc.), merci de les contacter directement. Un email de contact est disponible: [email protected]

Pout toute autre question, vous pouvez contacter [email protected].