Encadrement
Marie-Charlotte BOPP, doctorante au CEFE (équipe Ecologie comparative des organismes, des communautés et des écosystèmes)
Elena KAZAKOU, enseignante-chercheure à Montpellier SupAgro & au CEFE (équipe Ecologie comparative des organismes, des communautés et des écosystèmes)
Guillaume FRIED, chargé de projet à l’ANSES (Laboratoire de la Santé des Végétaux, Unité Entomologie et Plantes invasives)

Durée du stage : 4 à 6 mois à partir de février – mars 2020

Contexte général
La viticulture fait partie des cultures les plus consommatrices de pesticides. En 2016, les vignes recevaient en moyenne 20 traitements chaque année (Agreste, 2016). Parmi les pesticides utilisés, les herbicides et plus particulièrement le glyphosate ne sont plus une solution durable au regard des impacts environnementaux qu’ils causent. La réduction de la dépendance aux herbicides nécessite d’expérimenter et de mettre en place de nouveaux modes de gestion de la flore adventice. L’installation d’une flore favorable à la vigne et occupant la niche des adventices est un exemple de solutions innovantes pouvant être appliquées en viticulture. Certains viticulteurs optent pour un enherbement permanent ou temporaire, semé ou composé d’espèces poussant naturellement (enherbement dit « spontané ») (Agreste, 2016). Il existe encore peu d’études qui se sont intéressées à l’évolution de la flore sur le long terme suite à l’adoption de ces nouvelles pratiques. De plus, outre la régulation du développement d’adventices dans les vignes, ces enherbements peuvent fournir des services écosystémiques à l’agrosystème comme la réduction de l’érosion ou la séquestration de carbone dans le sol. Ainsi, en modulant les pratiques de gestion du sol, il pourrait être possible de piloter la fourniture potentielle de nombreux services écosystémiques.
L’approche taxonomique décrit la biodiversité selon l’identité taxonomique des espèces présente dans une communauté mais elle ne permet pas de comprendre le rôle de chaque organisme dans les écosystèmes. Au contraire, l’approche fonctionnelle fait l’hypothèse que les « traits » ou caractéristique morphologique, physiologique ou phénologique des espèces sont reliés à des fonctions identifiées au sein de l’écosystème. Cette approche fonctionnelle sera privilégiée dans le cadre de stage.

Objectifs du stage
Ce stage s’insère dans le projet SAVING (financement AFB Ecophyto et Région Occitanie) et plus particulièrement dans le cadre de thèse de Marie-Charlotte Bopp (démarrée en novembre 2019). Le.a stagiaire participera aux relevés floristiques d’un réseau de 67 parcelles situées aux environs de Montpellier dont l’historique de la composition de la flore est connue. Des relevés floristiques seront effectués sur ce réseau en mars 2020 afin de comparer l’évolution de la composition et de la structure de la flore présente sur les mêmes parcelles dans les années 70 et 90. Le second objectif du stage
consiste à participer aux mesures des traits fonctionnels dans une partie des parcelles du réseau avec des pratiques culturales contrastées. Les espèces majoritaires identifiées lors des relevés seront prélevées et un ensemble de traits aériens et racinaires seront mesurés en laboratoire (ex : surface foliaire, teneur en matière sèche, longueur des racines…). Enfin un dernier objectif de ce stage est d’identifier les relations entre les communautés végétales et des indicateurs des services écosystèmes apportés par ces couverts (réduction de l’érosion, fourniture d’éléments minéraux, séquestration de carbone). Pour cela, l’activité microbienne des micro-organismes sera mesurée sur des échantillons de sol en laboratoire (taux de respiration, taux de minéralisation de l’azote organique).
Le.a stagiaire appuiera les enquêtes de pratiques culturales auprès des agriculteurs, les relevés de flore, la collecte et la mesure des traits des espèces fréquentes et l’analyse des échantillons de sols et de litière en laboratoire. Le.a stagiaire analysera les données d’inventaire de flore ainsi que les traits de la flore à l’échelle des communautés. Il/elle participera à la vie scientifique de l’équipe ECOPAR au CEFE.

Profil recherché
Etudiant.e en césure avec un goût prononcé pour l’expérimentation et le terrain, de la rigueur et de l’autonomie
Gratification : 577,50 € / mois
Lieu de stage : Equipe ECOPAR, Centre d’Ecologie Fonctionnelle et Evolutive, 1919 route de Mende, campus du CNRS, Montpellier

Pour candidater, envoyer un CV et une lettre de motivation à Elena Kazakou ([email protected]), Guillaume Fried ([email protected]) et Marie-Charlotte Bopp ([email protected])

Le contenu de cette offre est la responsabilité de ses auteurs. Pour toute question relative à cette offre en particulier (date, lieu, mode de candidature, etc.), merci de les contacter directement. Un email de contact est disponible: [email protected]

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