La viticulture représente un secteur d‘activité agricole stratégique pour la France. Avec 800.000 hectares cultivés, elle est un phare de l’économie agricole française, de la culture française et est le premier poste exportateur du secteur agroalimentaire avec 10 milliards d’€/an. En contrepartie, les modes de productions viticoles sont fortement consommateurs de produits phytosanitaires (20% des pesticides sur 3% des SAU) et de mécanisation. Ces pratiques entraînent une dégradation de l’environnement et plus particulièrement de la qualité biologique des sols en termes de biodiversité et de services rendus par les sols.
Dans ce contexte, le projet EcoVitiSol (AFB 2019-2021) a pour objectif de combler le manque de connaissances sur l’impact des modes de production (conventionnelle, AB, Biodynamie) sur l’abondance, la diversité et la fonctionnalité des communautés microbiennes des sols. Une des originalités de ce projet est d’aborder cette problématique en faisant appel à des méthodes de recherche-action-participative visant à structurer la mobilisation de l’ensemble des acteurs (chercheurs, dvpt viticole, interprofession, viticulteurs) dans un cadre épistémologique collectif.
Dans le contexte de ce projet le stage de post doctorat aura pour objectifs :
– d’organiser et animer les échanges avec les viticulteurs dans un contexte de sciences participatives,
– de participer à l’élaboration du choix et du plan d’échantillonnage des parcelles sur les trois vignobles ciblés, Colmar, Côte de Nuits St Georges et Mâconnais,
– d’élaborer des enquêtes et des interviews pour recueillir les connaissances des viticulteurs sur leurs pratiques fines à l’échelle des parcelles échantillonnées,
– de caractériser les communautés microbiennes des sols des parcelles échantillonnés par des outils de microbiologie moléculaire (extraction ADN sol, qPCR séquençage haut débit…),
– de valoriser les résultats scientifiques obtenus par des articles internationaux de rangA.

Le/La candidat(e) sera sous la responsabilité scientifique de L Ranjard (DR INRA).

Les compétences requises sont :
– une aptitude à la communication en groupe vis-à-vis de non experts du domaine
– la maitrise de l’écologie microbienne
– la maitrise des outils de microbiologie moléculaire
– la maitrise des outils de biostatisitques et de bioinformatique
– une aptitude à la rédaction d’articles scientifiques de rangA

Les CV et lettres de motivation sont à envoyer à Lionel Ranjard ([email protected]) avant le 20 décembre 2018.
Démarrage du post doctorat : février 2019.

Le contenu de cette offre est la responsabilité de ses auteurs. Il leur appartient notamment de fournir les éléments pratiques tels que date, lieu, coordonnées de contact, etc. Cela est d'ailleurs précisé sur la page de dépôt des offres. Les modérateurs de SFEcodiff n'ont pas accès à ces informations.

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