Contexte et objectifs du stage :
Le maintien de la biodiversité dans les paysages agricoles dépend non seulement des pratiques des agriculteurs au sein des parcelles agricoles mais aussi, à l’ échelle plus large des paysages, de la présence et de l’organisation spatiale des Infrastructures Agro-Ecologiques (IAE) : les éléments semi-naturels arborés (bois, haies, arbres isolés) ou herbacés (prairies permanentes, bandes enherbées…). Dans nos paysages ruraux, ils sont le plus souvent gérés par les agriculteurs. La littérature scientifique établit qu’il existe une relation positive entre la présence et la qualité des éléments semi-naturels et la biodiversité, dont celle assurant des services écosystémiques contribuant à la production végétale. En effet, ces IAE apportent des ressources complémentaires ou alternatives de celles de la matrice agricole : de la nourriture (pollen, nectar), et des abris pour les périodes défavorables (hiver et les périodes chaudes de l’été).
L’ingéniérie écologique des paysages doit donc prendre en compte i) différentes échelles permettant d’évaluer les effets de proximité (relations entre la parcelle cultivée et les éléments de bordure) et les effets de distance (relations entre la parcelle et le paysage environnant : la présence d’éléments semi-naturels dans le paysage et leur degré de connectivité).
Les objectifs de ce stage sont :
1/ D’identifier les éléments paysagers (ensemble d’infrastructures agroécologiques : prairies, bois, haies) et leurs caractéristiques écologiques (quantité de ressources nectarifères) favorables à la présence et à la diversité des pollinisateurs et de la pollinisation.
3/ D’évaluer leur intérêt écologique pour les communautés de pollinisateurs. Il s’agira d’étudier les distances et les connectivités auxquelles les effets positifs des éléments semi-naturels se font sentir.
L’étude se déroulera sur un site d’étude à long terme : les Vallées et Coteaux de Gascogne. Elle s’appuiera sur un réseau de parcelles déjà étudiées pour le service de régulation des ravageurs. L’étude des apoïdes (abeilles sauvages) se fera à l’aide de pièges colorés mais aussi de chasse pour capturer des abeilles à sec et procéder à des mesures de quantité et qualité de pollen (effectuées par un laboratoire spécialisé). Des relevés botaniques seront effectués dans les IAE des paysages étudiés pour évaluer les ressources disponibles.
Déroulement du stage :
Mars et avril: Synthèse bibliographique, préparation de la mission de terrain avec appel des agriculteurs et organisation du matériel
Mai et juin: terrain
Juillet: Analyse des données
Août: Synthèse des résultats, rédaction du rapport

Profil du candidat :
Intérêt et connaissances en entomologie et en écologie. Connaissances en analyses statistiques des données. Ce stage comportera une part importante de travail sur le terrain et en équipe, nécessitant rigueur, patience et organisation. Il se fera en étroite collaboration avec l’ingénieur en charge du bon déroulement de la partie entomologique du terrain.
Détention du permis B obligatoire.
Lieu du stage : UMR DYNAFOR, site de l’E. N. S. Agronomique de Toulouse
Personnes à contacter (renseignements, candidature) :
Annie OUIN, maître de conférences à l’ENSAT [email protected]
Emilie ANDRIEU, chargée de recherche à l’INRA, [email protected]

Envoyez un CV et une lettre de motivation pour candidater avant le 25/11/2015.

Le contenu de cette offre est la responsabilité de ses auteurs. Pour toute question relative à cette offre en particulier (date, lieu, mode de candidature, etc.), merci de les contacter directement.

Pout toute autre question, vous pouvez contacter [email protected].