Contexte scientifique du stage

L’utilisation de cultures associées (cultures mixtes, c.à.d le mélange de plusieurs espèces cultivées en même temps sur la même surface) présente l’intérêt de faire cohabiter plusieurs espèces végétales n’ayant pas les mêmes sensibilités envers les pressions abiotiques (sècheresse) et biotiques (bio-agresseurs). La biodiversité dans les milieux agricoles est une source de service écosystémiques tels que la régulation des bio-agression ou la pollinisation. La biodiversité bénéficie d’habitats hétérogènes et, a contrario, tend à diminuer dans les habitats simplifiés tels que les monocultures. Ainsi, un mode de production en cultures mixtes serait susceptible d’améliorer ou de maintenir des services écosystémiques tels que la production totale (LER), la fertilité du sol, l’infiltration, le stockage du carbone et la purification d’eau, la pollinisation des cultures et la régulation naturelle de bio-agresseurs (adventices, maladies, ravageurs).

Si l’on considère ce dernier service, les dégâts causés par des insectes ravageurs pourraient diminuer en cultures associées, comparées aux cultures pures, grâce à deux mécanismes : (1) la dilution de l’impact des ravageurs (bottom-up) et (2) l’augmentation d’auxiliaires protégeant les cultures des insectes ravageurs (top-down). Il apparait ainsi primordial d’améliorer nos connaissances concernant les influences des cultures mixtes sur le service de régulation des ravageurs afin de limiter l’application des insecticides et molluscicides, connus pour figurer parmi les pesticides les plus toxiques..

L’objectif général de ce stage sera de mesurer l’effet de cultures de céréales et de légumineuses purs et mixtes sur les communautés de bio-agresseurs et d’auxiliaires de culture dans le cadre d’un essai expérimental mis en place depuis septembre 2015 sur la station INRA de Mirecourt (convertie à l’agriculture biologique depuis 2005).

Démarche méthodologique :

Pour cela, l’étudiant aura à réaliser des relevés réguliers des communautés de bio-agresseurs (limaces et adventices), d’auxiliaires des cultures (carabes, araignées, staphylins,…..), et de vers de terre. Ces échantillonnages auront pour but de quantifier les influences du niveau de complexité du peuplement cultivé sur les communautés de bio-agresseurs, d’auxiliaires et d’ingénieurs des écosystèmes.

L’étudiant s’appuiera sur l’analyse bibliographique réalisée en amont afin de répondre aux questions scientifiques suivantes :

– Quelles sont les influences des cultures purs et mixtes sur les communautés de bio-agresseurs, d’auxiliaires et de lombrics ?

– Existe-t-il des relations significatives entre les communautés de bio-agresseurs, d’auxiliaires et d’ingénieurs ? Sont-elles modulées par la mixité de la culture ?

Profil recherché : Etudiant (niveau Master 1) en Écologie, Agronomie, Environnement, Biodiversité…

Merci d’envoyer votre candidature (lettre de motivation, CV) jusqu’au 5 janvier 2016 à : francoise.lasserr[email protected] [email protected] et [email protected]

Durée du stage : du 02/05/2016 au 30/06/2016 environ.

Date limite pour postuler : 5 janvier 2016.

Le contenu de cette offre est la responsabilité de ses auteurs. Pour toute question relative à cette offre en particulier (date, lieu, mode de candidature, etc.), merci de les contacter directement.

Pout toute autre question, vous pouvez contacter [email protected].