Contexte du stage :
Face aux enjeux sanitaires et environnementaux actuels, la viticulture est directement concernée par la nécessité de réduire l’emploi de produits phytosanitaires. Les services de régulation naturelle offerts par les chiroptères en viticulture sont une des pistes susceptibles de contribuer à réduire l’utilisation de pesticides dans ces paysages. L’efficacité de cette alternative est fortement conditionnée par la dynamique des populations de chiroptères dans les matrices viticoles et nécessite donc d’être mieux appréhendée.
A l’échelle de la parcelle, l’activité des chauves-souris est fortement influencée par la présence des ravageurs et par les itinéraires techniques au sein des parcelles (enherbement, traitements…). Cependant, la forte mobilité des chauves-souris et la diversité des ressources dont elles dépendent (gîtes, eau, zones de chasse, route de vol…) les soumettent également à l’influence de facteurs opérant à plus larges échelles. Les études conduites dans d’autres contextes ont démontré que l’organisation du paysage avait une influence aussi importante que les caractéristiques locales, sur les communautés, l’activité et le rôle fonctionnel des chiroptères (Charbonnier et al., 2016; Froidevaux et al., 2017; Rodríguez-San Pedro et al., 2019). La compréhension de l’influence de ces facteurs offrira des outils d’aides à l’aménagement des matrices viticoles.

Objectifs du stage :
L’objectif de ce stage est de mettre en évidence les facteurs environnementaux déterminant la présence et l’activité des chauves-souris dans les paysages viticoles. Le(la) stagiaire aura pour mission d’analyser des données caractérisant les communautés de chauve-souris d’ores et déjà collectées depuis plusieurs années. Il/elle cartographiera et de caractérisera le(s) gradient(s) paysagers autour des parcelles échantillonnées. Il/elle conduira des analyses statistiques pour déterminer le rôle de la structure du paysage sur les communautés de chauves-souris au sein des parcelles de vignes. Les analyses intégreront également les pratiques viticoles locales et des mesures de niveaux de populations d’insectes ravageurs. Le(la) stagiaire contribuera également à la collecte de données sur le terrain en vue de compléter le jeu de données actuel.

Profil recherché :
Formation en écologie ou agroécologie ; rigueur et motivation ; connaissances/compétences en écologie du paysage ; autonome sur la cartographie via des SIG ;une bonne maitrise de R et des analyses statistiques. La connaissance de la biologie des chiroptères est un plus. Permis de conduire indispensable.

Conditions d’accueil :
Vous serez accueilli(e) dans l’équipe « Biodiversité » de l’UMR SAVE à l’INRAe de la Grande Ferrade à Villenave D’Ornon (33), co-encadré(e) par Adrien Rusch (INRAE), Pauline Tolle (INRAE) et Yohan Charbonnier (LPO Nouvelle-Aquitaine). La gratification est d’environ 570 € net/mois – frais de repas pris en charge lors des déplacements.

CV + lettre de motivation explicitant vos intérêts pour le sujet à envoyer avant le 19 Novembre 2021 à: Adrien Rusch ([email protected]), Pauline Tolle ([email protected]) et Yohan Charbonnier ([email protected]).

Le contenu de cette offre est la responsabilité de ses auteurs. Pour toute question relative à cette offre en particulier (date, lieu, mode de candidature, etc.), merci de les contacter directement. Un email de contact est disponible: [email protected]

Pout toute autre question, vous pouvez contacter [email protected].