Ce stage s’inscrit dans le cadre d’un projet plus large visant à comprendre comment les dynamiques spatiales des renouées asiatiques (Fallopia spp.) sont influencées par l’environnement et les activités anthropiques. Il s’agit ici de se concentrer sur les dynamiques spatiales de la renouée du Japon (Fallopia japonica) à l’échelle de l’individu, notamment en réponse à la disponibilité en lumière et à la gestion par fauches.
L’objectif scientifique est de mieux comprendre comme la renouée du Japon adapte sa croissance clonale et son architecture souterraine lorsqu’elle est confrontée à un environnement hétérogène. Il s’agit d’étudier comment les traits de croissance clonale de la renouée du Japon sont modifiés sous différentes conditions environnementales, et notamment lorsqu’elle a le choix entre se développer dans un milieu « idéal » et un milieu moins favorable (une zone ombragée ou fréquemment fauchée). En clair, nous cherchons à voir si la renouée est capable de « choisir » son habitat.
L’objectif finalisé est de comprendre l’effet de l’ombrage et de la gestion par la fauche (et de leurs interactions) sur les dynamiques de progression-régression des massifs de renouées afin d’évaluer l’efficacité des méthodes de fauche ou de restauration pour freiner l’expansion locale de cette plante envahissante.

Contexte:
Les invasions biologiques sont souvent considérées comme comptant parmi les facteurs les plus importants dans l’érosion de la biodiversité. Parmi elles, les renouées asiatiques (Fallopia spp.) sont au cœur des préoccupations de nombreux naturalistes et gestionnaires de l’environnement. En effet, ces plantes sont connues pour modifier les écosystèmes qu’elles colonisent et impacter de nombreux services écosystémiques.
Les renouées sont désormais présentes dans la plus grande partie de l’Europe et de l’Amérique du Nord, et bien peu de choses semblent être en mesure de ralentir ou stopper leur progression. Les stratégies de gestion chimique ou mécanique ne parviennent que rarement, si ce n’est jamais, à tuer ces plantes dont les capacités de régénération liées à leur nature clonale sont conséquentes. La gestion par la compétition (en restaurant les milieux et/ou en plantant des arbres et arbustes faisant de l’ombre aux renouées) est une autre méthode de plus en plus employée, avec des résultats semble-t-il prometteurs pour limiter les performances des renouées.
Si l’on commence à bien connaître l’effet de telles gestions sur les performances des renouées, on n’en comprend encore mal les conséquences sur leurs dynamiques spatiales à l’échelle locale.

Approches & matériels utilisés:
1. Le stage débutera par une analyse bibliographique faisant le point en ce qui concerne la littérature sur les dynamiques spatiales des renouées, leurs caractéristiques clonales et les théories générales sur la clonalité et la plasticité architecturale des plantes.
2. Le stagiaire participera ensuite aux mesures de traits souterrains architecturaux et de croissance (rhizomes, racines, bourgeons etc.) à l’achèvement d’une expérimentation de culture de renouées débutée au printemps 2017 et hébergée en Loire-Atlantique.
3. Le stagiaire participera enfin à l’analyse statistique du jeu de donnée ainsi créé et, éventuellement, à la rédaction de l’article scientifique qui suivra.

Diplômes, compétences, expérience et niveau de formation souhaité :
–> Formation initiale : Bac+4 (formations recommandées : Ecologie végétale, écologie des invasions, botanique, statistiques)
–> Compétences recommandées :
• Savoir-faire en écologie et bases solides en statistiques,
• Bonnes connaissances en biologie végétale,
• Maitrise du logiciel de statistiques R,
• Capacités rédactionnelles et de synthèse,
• Rigueur, capacités d’initiative, aptitude au travail en équipe.

Rémunération du poste occupé :
554,40 euros/mois*
* Conformément au Décret 2009-885 du 21 juillet 2009 et de la circulaire du 23 juillet 2009 relative aux modalités d’accueil des étudiants de l’enseignement supérieur en stage dans les EPST.

Durée du stage :
Environ 6 mois à réaliser à partir de février ou mars 2018.

Modalités des candidatures :
Adresser par voie numérique une lettre de motivation et un curriculum vitae (avant le 15 novembre 2017) à :
François-Marie Martin ([email protected]) et Fanny Dommanget ([email protected]).

Le contenu de cette offre est la responsabilité de ses auteurs. Pour toute question relative à cette offre en particulier (date, lieu, mode de candidature, etc.), merci de les contacter directement.

Pout toute autre question, vous pouvez contacter [email protected].