OFFRE DE STAGE
Impact de l’association mycorhizienne entre arbres et champignons sur la dynamique et le fonctionnement des écosystèmes forestiers : le cas de l’érablière au Québec

CONTEXTE
Les microorganismes du sol ont une grande influence sur la diversité, la structure et la dynamique des communautés végétales. Parmi ces microorganismes, les champignons mycorhiziens sont des acteurs importants via la symbiose qu’ils forment avec les racines des plantes. Les mycorhizes sont notamment reconnues pour améliorer la nutrition minérale et la protection des plantes contre les pathogènes en échange de carbone sous forme de sucres délivrés aux partenaires fongiques.
Malgré leur importance pour la régénération des espèces méridionales dans les écosystèmes plus nordiques tels que la forêt boréale, les facteurs non-climatiques et notamment les interactions biotiques souterraines comme la symbiose mycorhizienne sont très peu étudiés. Afin de prédire la vitesse d’expansion nordique de la forêt tempérée il est nécessaire de prendre en compte ces mécanismes non-climatiques. De plus, les écosystèmes forestiers forment le réservoir terrestre le plus important de carbone. La majorité de ce carbone est contenu dans les sols, particulièrement au Canada. Ce phénomène de stockage du carbone dans le sol est contrôlé par les facteurs environnementaux (e.g. température) et la qualité nutritionnelle de la litière, mais également en grande partie par les organismes présents dans le sol, dont les champignons via leurs effets sur la décomposition de la matière organique. Les champignons mycorhiziens arbusculaires participent activement au cycle du carbone de même que les champignons ectomycorhiziens, qui peuvent ralentir le processus de décomposition en rentrant en compétition avec les organismes saprotrophes. Ce ralentissement favoriserait la séquestration du carbone dans le sol. Cette hypothèse manque de support expérimental direct malgré l’importance potentielle de ce phénomène dans un contexte de changements climatiques. Ainsi, il est essentiel de se concentrer sur les processus souterrains forestiers impliquant les mycorhizes dans le but d’améliorer notre capacité à prédire le fonctionnement des écosystèmes face aux changements globaux.

OBJECTIFS
(i) Évaluer l’influence des champignons mycorhiziens sur la migration des érables à sucre en forêt boréale,
Et/ou
(ii) Évaluer l’effet des champignons mycorhiziens sur la décomposition de la matière organique en forêt tempérée.

MISSIONS envisagées pendant le stage :
– Analyses physico-chimiques de sols de forêts naturelles,
– Mesure de la colonisation des racines par les champignons mycorhiziens,
– Quantification des spores de champignons dans le sol,
– Microscopie,
– Analyses statistiques (logiciel R),
– Rédaction scientifique en anglais,
– Échantillonnage de terrain (en fonction des besoins).

PROFIL
Étudiant•e master ou ingénieur en biologie, écologie ou géologie.
Qualités : Intérêt pour le travail en laboratoire, organisation, rigueur, esprit d’équipe et autonomie.

ASPECTS PRATIQUES :
Organisme d’accueil : Institut de recherche en biologie végétale et Centre sur la biodiversité au Jardin botanique de Montréal (Québec, Canada).
Durée du stage : 4 à 6 mois.
Début du stage : mars ou avril.
Indemnités sous forme de bourses disponibles (montant à déterminer).

Responsable : Étienne Laliberté, professeur à l’Université de Montréal.
Encadrant : Alexis Carteron, étudiant au doctorat.

Si tu es intéressé•e, envoie un CV et une lettre de motivation par courriel : [email protected]

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Pout toute autre question, vous pouvez contacter [email protected].