Plusieurs espèces de chauves-souris frugivores africaines sont suspectées d’être le réservoir du virus Ebola qui a causé 31 épidémies humaines depuis son identification en 1976. Il semble aussi que d’autres espèces d’animaux sauvages peuvent jouer le rôle d’hôtes intermédiaires ou « bridge host » entre les chiroptères et les humains dans les transmissions zoonotiques. Cependant, peu d’informations sont disponibles sur l’écologie des chauves-souris frugivores et leurs interactions avec d’autres espèces sauvages qui pourraient favoriser les transmissions virales inter-espèces. Il est probable qu’une part importante de ces interactions aient lieu autour de ressources alimentaires partagées, notamment certaines espèces végétales en fructification attractives pour une grande diversité d’espèces et qui constitueraient alors des hot spots d’alimentation, d’interaction et de transmissions entre espèces.
L’objectif principal du stage sera d’identifier les différentes espèces de la faune sauvage en interaction avec les chauves-souris frugivores au niveau de sites de ressources alimentaires attractifs, ici plus particulièrement les ficus en fructification, dans une zone à haut risque d’émergence d’Ebola en République du Congo. Afin de répondre à cette problématique, l’étudiant analysera des données (images et vidéos) préliminaires issues d’un protocole innovant de caméra-traps mis en place en février 2020 en République du Congo.
Dans un premier temps, l’étudiant procédera au tri et à la saisie des données issues des images et vidéos (manuellement ou à l’aide de logiciels).
Dans un deuxième temps, une analyse descriptive ou statistique (si les données le permettent) sera réalisée afin de mettre en évidence l’exploitation d’une ressource alimentaire par plusieurs espèces (dont les chiroptères).
Enfin, à partir de ces analyses, l’étudiant pourra proposer et rédiger un article scientifique portant sur les résultats de ces données préliminaires ainsi que sur une méthodologie innovante qui sera proposée pour continuer les recherches sur ces hot spots d’interactions. Ces résultats permettront de valoriser et accroitre les connaissances sur la transmission potentielle du virus Ebola entre les chauves- souris frugivores et la faune sauvage.

Programme proposé et déroulement du stage :
– Étude bibliographique (15 jours à 1 mois)
– Analyse des données (vidéos et images) (1 à 2 mois)
– Rédaction rapport de stage et draft article scientifique (2 mois)

Durée du stage : Du 8 janvier au 15 mai 2022 ( si 5 mois) ; Durée et date flexible

Cadre institutionnel
Structure d’accueil (développer les sigles): CIRAD
Maître(s) de stage : Labadie Morgane & Alexandre Caron, (Elodie Schloesing, Julien Capelle co-encadrants)

Contact et tutorat :
Contact sur le terrain (nom et e-mail): Labadie Morgane [email protected], Alexandre Caron
Contact en France (nom et e-mail) : Julien
Tuteur (nom et e-mail) : Helene De Nys

Remarques et conditions particulières (diplôme requis, langues pratiquées, aptitudes particulières) :
Bonne maitrise du français et de l’anglais
Intérêt pour l’analyse de nombreuses données
Nombreuses heures de travail sur ordinateur, pas de terrain

Conditions matérielles :
Prise en charge logement sur place : Non
Indemnités de stage : Oui

Bailleur / financement : Projet Ebo-Sursy – CIRAD

Le contenu de cette offre est la responsabilité de ses auteurs. Pour toute question relative à cette offre en particulier (date, lieu, mode de candidature, etc.), merci de les contacter directement. Un email de contact est disponible: [email protected]

Pout toute autre question, vous pouvez contacter [email protected].