OFFRE DE STAGE
La Ligue pour la Protection des Oiseaux propose

« LE BRULAGE PASTORAL FACE AU CHANGEMENT CLIMATIQUE DES PRATIQUES AUX RISQUES. APPLICATION AU MASSIF PYRÉNÉEN / 6 MOIS / ST JEAN PIED DE PORT (64) et ROCHEFORT (17) »

Réf : (4TM21021)

Contexte :

Le brûlage pastoral est une pratique ancestrale qui contribue à l’entretien des pâturages d’estive et au maintien de l’ouverture des milieux et du paysage.
Même si cette pratique permet de lutter contre la fermeture des milieux, et semble donc favorable à plusieurs groupes d’espèces, notamment aux galliformes de montagne dont la reproduction nécessite une mosaïque d’habitats, la question de son impact général sur la biodiversité et plus spécifiquement sur la flore, la faune du sol, les invertébrés, se pose eu égard à l’intensité et à la fréquence de ces « incendies ».
De plus, dans un contexte de changement climatique et d’embroussaillement croissant des pâtures, il est légitime de s’interroger sur l’impact direct de cette pratique en matière de rejet de CO2 et de polluants atmosphériques, et sur les risques de propagation incontrôlée. L’augmentation des températures et les sécheresses, qui surviennent non seulement en été, mais aussi au printemps et à l’automne, associées à un recul de l’activité pastorale et à une fermeture du milieu, conduisent à des feux plus intenses et/ou plus difficiles à maîtriser notamment dans les zones de relief. Ces feux peuvent en outre conduire à une érosion accélérée des sols accentuant la dégradation des milieux.
Malgré la mise en place d’une réglementation spécifique en matière d’allumage de feu et d’une commission d’écobuage dans la majorité des communes concernées par ces pratiques, l’érosion de la biodiversité enregistrée au niveau national et les engagements de la France en matière de diminution de l’impact carbone interrogent sur le maintien de ce type de pratique.
Objectifs du stage :
Le stage concerne le brûlage pastoral de milieux naturels en montagne, dans sa dimension générale et pour un cas d’étude, le massif pyrénéen. Il a quatre objectifs majeurs :
1. Aider à réaliser un inventaire dans le cas d’étude pyrénéen des pratiques de brûlage pastoral et de leur ampleur dans le temps et dans l’espace (superficies concernées, rythmes, conditions climatiques, …) ; ainsi que des acteurs concernés à divers titres, à identifier (éleveurs, structures de développement agricole, DDTM, CEN, Parcs, réserves, …) et de la gouvernance du brûlage.
2. Participer à une évaluation des risques (échappement de feux…) dans le cas d’étude ou de façon plus générale si l’information manque localement, et de l’augmentation de ces risques avec le changement climatique.
3. Participer à une évaluation des impacts sur la biodiversité et le climat, et sur les alternatives possibles en termes de pratiques, à partir de sources d’information locales et générales.
4. Contribuer à une évaluation de l’adaptation du cadre réglementaire à la situation actuelle et au futur qui se dessine du fait du réchauffement climatique.
La réalisation de ces objectifs suppose de s’appuyer sur trois méthodes complémentaires :

• Une analyse bibliographique, utilisant la littérature internationale sans restriction de pays, et pouvant déborder du périmètre « brûlage pastoral de milieux naturels en montagne » dès lors qu’il s’agit de questions générales. Cette analyse permettra de cerner globalement le sujet et de documenter les risques des pratiques de brûlage et leurs impacts sur la biodiversité et le climat et les alternatives à ces pratiques (objectifs 2 et 3).

• Une analyse des textes réglementaires sur le brûlage. Cette analyse contribuera à l’évaluation de l’adaptation du cadre réglementaire à la situation actuelle et future (objectif 4).
Des enquêtes de terrain, dans le cas d’étude du massif pyrénéen, auprès des acteurs des territoires concernés par le brûlage au titre de la gestion, de l’administration, de la gouvernance. L’identification de ces acteurs et de leurs liens fait partie de la démarche. Ces enquêtes seront une source majeure d’informations pour réaliser le premier objectif, notamment la recherche de bases de données sur les feux. Les acteurs seront aussi interrogés sur les impacts du brûlage et sur les pratiques alternatives.
Niveau et compétences :
• Niveau master II ou fin d’études ingénieur agronomie/agriculture, bonnes connaissances en agro-écologie ou en écologie appliquée
• Goût pour l’interdisciplinarité
• Goût pour les enquêtes de terrain auprès d’acteurs des territoires
• Compétences en traitement de données
• Esprit de synthèse
• À compétences égales, priorité aux stagiaires handicapés et autres bénéficiaires de l’obligation d’emploi de l’article L.5212-2 du code du travail

Durée du stage :

6 mois, début du stage prévu mars ou avril 2022 – Convention de stage obligatoire

Rémunération et conditions du stage :

• Titres restaurants pris en charge à 50%
• Indemnisation : selon la législation en vigueur, soit 15 % du plafond horaire de la sécurité sociale
• Avantages CSE dès 4 mois de stage continu
• Indemnité Abonnement transport en commun/ lieu de stage à hauteur de 50%

Contact :

Merci d’adresser votre candidature (CV et lettre de motivation) sous la réf. 4TM21021, avant le 15.01.2022, uniquement par courrier électronique à l’adresse suivante : « [email protected] »

Le contenu de cette offre est la responsabilité de ses auteurs. Pour toute question relative à cette offre en particulier (date, lieu, mode de candidature, etc.), merci de les contacter directement. Un email de contact est disponible: [email protected]

Pout toute autre question, vous pouvez contacter [email protected].