L’utilisation de cultures associées (cultures mixtes, c’est à dire le mélange de plusieurs espèces cultivées sur la même surface) présente l’intérêt de faire cohabiter plusieurs espèces végétales n’ayant pas les mêmes sensibilités envers les pressions abiotiques (sècheresse…) et biotiques (bio-agresseurs…). Face à la nécessité de réduire les pesticides (Programme National Ecophyto…), une telle stratégie pourrait présenter une alternative pertinente à ces derniers. En effet, la biodiversité dans les milieux agricoles est la source de service écosystémiques tels que la pollinisation ou la régulation des bioagresseurs. Si l’on considère ce dernier service, les dégâts causés par des insectes ravageurs pourraient diminuer en cultures associées, comparées aux cultures pures, grâce à deux mécanismes : (1) la dilution de l’impact des ravageurs (bottom-up) et (2) l’augmentation d’auxiliaires protégeant les cultures des insectes ravageurs (top-down). Même s’il est déjà établi que la biodiversité bénéficie davantage des habitats végétaux complexes , il est primordial d’améliorer nos connaissances quant à l’influence des couverts mixtes sur la régulation des ravageurs.

L’objectif général de ce stage sera de mesurer l’effet de cultures mixtes sur les communautés de ravageurs et auxiliaires de culture, en prenant en compte tout particulièrement les niveaux du service de régulation exercé directement par ces derniers. Les travaux de recherche seront réalisés dans le cadre d’un essai expérimental mis en place depuis septembre 2015 sur la station INRA de Mirecourt (convertie à l’agriculture biologique depuis 2005).

Démarche méthodologique :
Le stage sera divisé en deux parties :
– L’analyse des données obtenues les deux années précédentes
– Le suivi de l’expérimentation en 2018 avec enrichissement du protocole notamment sur les aspects de mesure directe du service (rajout de caméras au protocole de suivi des proies sentinelles)
L’étudiant aura à réaliser une analyse bibliographique sur les relations entre diversité d’un couvert végétal et niveaux de régulation des ravageurs exercés par les auxiliaires des cultures, notamment (les prédateurs des pucerons : syrphes, chrysopes, coccinelles,…). Il analysera également les dernières avancées méthodologiques concernant la mesure du service de prédation exercée par les auxiliaires (analyse de contenus stomachaux, caméras, proies sentinelles,…).
Par ailleurs, l’étudiant devra s’approprier les résultats obtenus en 2016 et 2017, faire un bilan des principaux acquis, et proposer des analyses statistiques complémentaires.
En parallèle, il participera à des relevés des communautés de bio-agresseurs (pucerons, limaces et adventices) et d’auxiliaires des cultures (carabes, araignées, staphylins,…..),
Ce travail devra contribuer à répondre aux questions scientifiques suivantes:
– Quelles sont les influences des cultures mixtes sur le niveau de service assuré par les auxiliaires de culture ?
– Quelle est la relation entre les communautés d’auxiliaires et de ravageurs et le service de régulation observé ?

Compétences recherchées : Le(a) candidat(e) devra présenter la motivation et les aptitudes nécessaires pour un travail d’analyse de données statistiques ainsi que de conception de protocoles. Une connaissance préalable du logiciel R est requise.

Date de début du stage 01/03/2018 environ
Date de fin du stage 31/08/2018 environ

Contact : [email protected]; [email protected]
Réponse souhaité avant le 05/01/2018.

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