Amélioration de la cartographie de ressources halieutiques par combinaison géostatistique de données de captures des navires de pêche géolocalisés et des navires de recherche halieutique

Lieux du stage :
IFREMER au « Laboratoire Biologie Halieutique », Centre de Bretagne.

Encadrants:
Mathieu WOILLEZ, Cadre de recherche, IFREMER, Centre de Brest, Sciences et Technologies Halieutiques, B.P. 70, 29280 Plouzané, France,
Tél : 02 29 00 85 65, Fax : 02 29 00 85 47
Courriel : [email protected]
Ching-Maria VILLANUEVA, Cadre de recherche, IFREMER, Centre de Brest, Sciences et Technologies Halieutiques, B.P. 70, 29280 Plouzané, France,
Tél : 02 98 22 46 10, Fax : 02 29 00 85 47
Courriel : [email protected]

Description et objectifs du stage :
Contexte scientifique

En halieutique, les campagnes scientifiques sont conduites annuellement pour estimer l’abondance et cartographier la distribution spatiale des ressources exploitées. La plupart des campagnes échantillonnent les poissons par chalutage. L’échantillonnage dans l’espace est lâche à cause de l’étendue spatiale qui doit être couverte lors d’une campagne. Pourtant il y a un besoin grandissant de cartes de haute résolution pour pouvoir mettre en place une gestion spatialisée des usages marins (p. ex. pêche, énergies renouvelables, extraction de granulats, conservation…).

Le récent développement des systèmes de surveillance des navires de pêche (ou « vessel monitoring system » en anglais) offre l’opportunité de combler ce manque. Les données de géolocalisation consistent en des enregistrements de positions successives d’un navire de pêche à un pas de temps relativement régulier d’une heure. Une fois les séquences de pêche déterminées le long des trajectoires et les captures réallouées à ces séquences, on dispose de données de pêche de haute résolution spatiale et temporelle. Cependant, ces données peuvent être biaisées. Les opérations de pêche peuvent avoir lieu dans les zones les plus riches ou les plus rentables. Cela doit être pris en compte lorsqu’elles sont combinées avec des données de campagnes scientifiques.

Les méthodes géostatistiques sont depuis longtemps reconnues pour leur capacité à prendre en compte les corrélations spatiales entre les points de mesure, fournissant ainsi une série d’outils pour évaluer et cartographier les ressources halieutiques. Dans le cadre de ce master, l’étudiant sera amené à développer un modèle géostatistique multivarié permettant la combinaison de ces différentes sources d’information pour améliorer la cartographie des différents stades de vie de certaines ressources halieutiques du Golfe de Gascogne et de la mer Celtique. L’objectif est de développer un modèle utilisant des processus de Cox avec une intensité variant dans l’espace pour tenir compte des différentes stratégies d’échantillonnage existant entre les données de pêche professionnelle et scientifiques. L’intensité du processus sera fonction d’un même champ latent que l’on cherchera à estimer (la distribution de la population).

L’étudiant s’appuiera pour cela sur les données de campagnes scientifiques EVHOE pour les années 2008-2013 et sur les données de géolocalisation de navires de pêche français ayant lieu au cours de ces campagnes. Le cas d’étude portera sur une ou deux espèces d’importances commerciales (merlu ou baudroie). Dans un premier temps, l’approche sera appliquée à un métier ciblant l’une de ces espèces, puis par extension aux principaux métiers capturant ces espèces. Cette approche permettra de produire des cartes de haute résolution spatiale des ressources étudiées et permettra de quantifier le lien existant entre métiers et ressources. Ces produits cartographiques devraient également contribuer à la mise en place d’une gestion spatialisée des ressources marines.
Objectifs
Objectifs généraux
1. Développement d’un modèle géostatistique combinant données de pêches professionnelles et scientifiques.
2. Application à la cartographie d’une ou deux espèces d’importance commerciale (merlu ou baudroie) dans le Golfe de Gascogne et mer Celtique.
La totalité de ce stage se fera au laboratoire de Biologie Halieutique à Plouzané.
Profil souhaité
• Compétences en écologie quantitiative, statistiques, mathématique ;
• Connaissance d’un langage de programmation : R, python… ;
• Langue lue et écrite : français et anglais.

Le contenu de cette offre est la responsabilité de ses auteurs. Pour toute question relative à cette offre en particulier (date, lieu, mode de candidature, etc.), merci de les contacter directement.

Pout toute autre question, vous pouvez contacter [email protected].