Contexte :
La chenille du papillon migrateur Agrotis ipsilon (Noctuelle baignée), appelée « ver gris » est un ravageur important du maïs et d’autres cultures en France. Les composés organiques volatils (COV) émis par la végétation jouent probablement un rôle majeur dans le choix et la localisation des plantes hôtes par les femelles adultes de ce papillon. Ils peuvent également avoir un impact sur l’attraction du mâle par la phéromone sexuelle femelle, car les récepteurs olfactifs qui détectent les phéromones sont potentiellement sensibles à l’arrière-plan odorant. Or la nature et les quantités des COV que ces insectes peuvent rencontrer dans et autour de champs de Maïs sont encore peu connues, de même que la capacité des insectes à intercepter ces COV. Le « paysage odorant » des agro-écosystèmes ne dépend pas uniquement de la culture même mais également des plantes accompagnatrices présentes à l’intérieur et dans les bordures du champ. De plus, il peut être influencé par le choix de la variété de maïs cultivée et son état physiologique. En effet, le maïs est une plante faiblement émettrice de COV ; l’émission de COV a été observée notamment après des stress biotiques avec des différences significatives entre cultivars.

Ce stage sera effectué dans le cadre d’un nouveau projet ANR (ODORSCAPE http://www.inra.fr/odorscape). Par une approche pluridisciplinaire, ODORSCAPE vise à mieux comprendre les effets du changement climatique sur les émissions de COV par les plantes et leurs impacts sur l’olfaction de l’insecte. Le stage pourra évoluer vers une thèse.

Objectifs et description du stage :

Le stage M2 se déroulera en 2 étapes qui visent à (i) caractériser le profil et les quantités des COV émis par des variétés de maïs et des adventices typiques, et (ii) identifier parmi les COV émis ceux qui sont détectés par les antennes de la Noctuelle baignée.
La première étape consistera à réaliser un criblage des émissions de COV sur un panel de cultivars de maïs représentatifs et de ses adventices les plus communes. Chez les cultivars de maïs, le criblage sera fait sous conditions non-stressantes et après application d’un stress ou d’éliciteurs des réponses de défense chez la plante. L’étudiant(e) utilisera des enceintes dynamiques afin de déterminer la qualité et quantité des COV émis sous conditions environnementales contrôlées.
La deuxième étape consistera à mettre en évidence parmi les COV émis par les cultivars de maïs et ses adventices, ceux détectés par les antennes des femelles de la noctuelle. Pour cela des enregistrements en chromatographie en phase gazeuse couplée à d’électro-antennographie seront utilisées.

Profil candidat/e
– Stage de niveau Master 2 en écologie; interactions plantes-environnement.
– Intérêt et connaissances pour l’écologie chimique.
– Forte motivation pour le travail en labo et en serre (chromatographie en phase gazeuse et spectrométrie de masse ; électro-antennographie ; mesures écophysiologiques chez la plante) et un sens technique pour la mise en place des expérimentations.
– Traitements de données, statistiques
– Qualité rédactionnelle
– Capacité de travailler dans un environnement pluridisciplinaire

Lieu et conditions de travail:
Centre d’Ecologie Fonctionnelle et Evolutive (CNRS – UMR 5175) à Montpellier (Campus CNRS)
Durée : 6 mois hiver/printemps/été 2016
Indemnisation : Gratifications selon le barème légal (550 euros/mois); frais de déplacements associés au stage seront pris en charge.

Encadrants:
Michael Staudt : [email protected]
Magali Proffit : [email protected]

Candidature:
Renseignements, lettre de motivation et CV à adresser par courriel à : [email protected] (+ 33 (0)4 67 61 32 72)

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