ENCADRANTS:
1- Jean-Marc Limousin, CEFE-CNRS, Montpellier
[email protected]; 04 67 61 32 93
2-Nicolas Martin – St Paul, URFM – INRA, Avignon
[email protected]

LABORATOIRE:
Centre d’Ecologie Fonctionnelle et Evolutive, CEFE CNRS UMR 5175
1919 route de Mende, 34293 Montpellier

DESCRIPTION:
L’augmentation de la sécheresse est la cause de nombreux dépérissements forestiers à l’échelle mondiale, et en particulier en région méditerranéenne. La défaillance hydraulique (embolie et dessèchement) est désormais identifiée comme le principal mécanisme de mortalité des arbres durant les épisodes de sécheresse extrême (Adams et al. 2017). Cependant le contrôle stomatique de la transpiration, qui est nécessaire aux arbres pour éviter la défaillance hydraulique, est complexe et influencé par différents traits dont l’importance est encore débattue par la communauté scientifique. Plusieurs études récentes identifient toutefois certains traits foliaires, comme le potentiel osmotique, la conductance cuticulaire et la conductance hydraulique des feuilles, comme ayant un rôle important dans la sensibilité des stomates et des feuilles à la sécheresse (voir par exemple Martin-St Paul et al. 2017).

L’objectif de ce stage en écophysiologie est de rechercher des signes d’acclimatation à la sécheresse pour différents traits foliaires impliqués dans le contrôle stomatique du potentiel hydrique. L’espèce étudiée sera le chêne vert (Quercus ilex), un arbre méditerranéen répandu dans le sud de la France où il subit depuis deux ans des sécheresses exceptionnellement fortes. Le travail s’appuiera sur les expérimentations de réduction des précipitations de Puéchabon (Hérault) et de Font-Blanche (Bouches du Rhône), deux sites expérimentaux où la forêt est soumise depuis plusieurs années à des traitements de sécheresse par exclusion de 30% des précipitations. Les deux sites disposent de longues séries de données concernant les potentiels hydriques foliaires et ont connu des niveaux de sécheresse suffisants pour entrainer une défoliation partielle des arbres au cours des étés 2016 et 2017. Les observations indiquent que les feuilles sont plus vulnérables à la sécheresse que les branches, mais que le taux de défoliation des individus ne s’explique pas uniquement par l’intensité du stress hydrique subit durant l’été.

Le travail du stage consistera à mesurer un certains nombres de traits foliaires liés au contrôle stomatique du potentiel hydrique chez des chênes verts appartenant aux deux sites et aux différents traitements des expériences de réduction des précipitations : masse surfacique, teneur en eau, potentiel osmotique, conductance cuticulaire, conductance hydraulique foliaire, densité stomatique. Ces mesures seront mises en relation avec les données de potentiel hydrique foliaire mesurées sur les sites ces dernières années, en en particulier au cours des années 2016 et 2017.

Le travail du stage impliquera des déplacements en forêt à Puéchabon et à Font-Blanche et du travail au laboratoire au CNRS de Montpellier et à l’INRA d’Avignon (et éventuellement l’INRA de Clermont-Ferrand).

Bibliographie récente des équipes d’accueil :
Adams HD et al. (2017) A multi-species synthesis of physiological mechanisms in drought-induced tree mortality. Nature Ecology & Evolution, DOI: 10.1038/s41559-017-0248-x
Martin-StPaul N, Delzon S, Cochard H. (2017) Plant resistance to drought depends on timely stomatal closure. Ecology Letters, DOI : 10.1111/ele.12851

DATES:
Janvier à Juin 2018, ou possibilité plus tard dans l’été jusqu’à Aout-Septembre

PROFIL:
M2 cursus écologie / écophysiologie végétale

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