Contexte :
Les forêts européennes montrent une expansion pluri-décennale résultant de la « transition forestière » à l’œuvre depuis le XIXe siècle et encore mal comprise. Elles sont par ailleurs soumises à l’accroissement du CO2 atmosphérique et aux changements climatiques dont la dynamique s’accentue au cours des dernières décennies, avec des conséquences incertaines. Par le contraste manifeste de ses conditions écologiques, la forêt française est diversement exposée aux changements climatiques, avec des contextes favorables (résineux de montagne) ou exposés (plaines et région Méditerranéenne). Dans ce cadre il est important de pouvoir mieux prédire la disponibilité future en bois sur le territoire français et de donner des clés aux décideurs, afin d’adopter une gestion adaptée aux enjeux sociétaux et climatiques.
Cadre de travail :
Le stage s’inscrit dans le projet MOPROF, financé par l’ADEME, qui a pour but de mieux comprendre et de prédire les effets, sur la production forestière, des changements climatiques en interaction avec la dynamique forestière et la gestion sylvicole. Des simulations prospectives ont été effectuées avec le modèle biophysique peuplement CASTANEA1, pour différents scénarios climatiques et de gestion à l’horizon 2100.
Le stage se déroulera au sein du laboratoire ESE sur le campus de l’Université Paris-Saclay, encadré par les chercheurs de l’équipe d’Ecophysiologie Végétale participant au projet MOPROF et étant à l’origine de la création des données de simulations à analyser dans le cadre de ce stage.
De plus, une collaboration sera possible avec un travail de stage de M2 fait en parallèle par un autre stagiaire au sein de l’IGN et de l’UMR SILVA à Nancy qui traitera les données de l’autre modèle forestier utilisé dans MOPROF : le modèle MARGOT2 de l’IGN.
Objectif :
Ce stage a pour but de valoriser les résultats du projet MOPROF afin de pouvoir comparer l’effet de différentes gestions plus ou moins intensives sur la production de bois dans les peuplements monospécifiques de pin sylvestre, hêtre, chênes sessile et pédonculé et épicéa, pour différentes conditions climatiques futures.
Par ailleurs, la recherche d’interactions entre effets du climat et des scénarios de gestion est une étape clé visant à identifier les bases éventuelles de scénarios de gestion rendant la production des forêts plus résistante aux climats futurs.
A cette fin, une analyse statistique, associant techniques de l’analyse des données (ACP), et d’analyse de variance hiérarchique, sera mise en œuvre. Le stagiaire disposera de plusieurs milliers de simulations préalablement faites avec le modèle biophysique de peuplement CASTANEA par les chercheurs de l’ESE. Ces simulations à l’échelle de la France (maille de 8×8 km) concernent les espèces décrites ci-dessus et ont été faites sur la période 2020-2100 sous 2 scénarios d’émissions de CO2 (RCP4.5 et RCP8.5) en utilisant 3 modèles climatiques différents (modèles du CNRM, du MPI et de Hadgem) et sous 3 scénarios de gestion sylvicoles INRA/IGN projetés jusqu’en 2100 (Extensification, Dynamiques Territoriales et Intensification).
Attentes :
• Stage de 5-6 mois, débutant en mars 2022
• Étudiant de M2 ou de dernière année d’école d’ingénieur
• Maîtrise de python ou de R et des statistiques de base
• gratification ~ 578€

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