Contexte de l’étude

Les oiseaux peuvent être impactés par la présence de parcs éoliens en particulier avec le développement croissant des parcs éoliens offshores en France et en Europe. Les impacts potentiels identifiés sont la perte d’habitat, l’effet barrière, le dérangement et d’éventuelles collisions (Drewitt & Langston, 2006 ; Zwart et al., 2016). Il existe des modèles mathématiques de collision basés sur la probabilité qu’une pale de turbine occupe le même espace que l’oiseau pendant le temps que l’oiseau met à traverser le rotor. Les modèles de risque de collision (Collision Risk Model ou CRM) sont couramment utilisés pour évaluer les impacts potentiels des éoliennes sur les oiseaux en particulier pour les parcs éoliens offshores au Royaume-Uni. Les modèles de risque de collision aviaire comprennent généralement un calcul de la probabilité qu’une collision se produise (Band et al., 2007) reposant sur des informations relatives aux caractéristiques physiques et comportementales / de fonctionnement de l’oiseau et de l’éolienne, telles que la morphométrie, la vitesse et la hauteur de vol de l’oiseau, la vitesse et la taille du rotor de l’éolienne, etc. Cependant, ce type de modèle peut comporter des biais dans l’estimation du risque de collision, car certains facteurs tels que le taux d’évitement sont rarement pris en compte (Chamberlain et al., 2006 ; Zwart et al., 2016).
Il existe d’autres types de modèles pour évaluer l’impact des éoliennes sur l’avifaune, comme la méthode du prélèvement biologique potentiel (Potential Biological Removal ou PBR) qui est utilisée pour définir un niveau d’impact supplémentaire acceptable qu’une population peut tolérer et définir des seuils d’acceptabilité en fonction du taux de croissance et de la vulnérabilité des espèces étudiées (Dillingham & Fletcher, 2008). Les analyses de viabilité des populations (Population Viability Analysis ou PVA) sont également utilisées afin de prédire la situation future probable d’une population ou d’un groupe de populations (Beissinger & McCullough, 2002).

Objectifs du stage
L’objectif principal de ce stage est de déterminer l’éventail des modèles mathématiques et statistiques qui permettent d’étudier les impacts des parcs éoliens offshores sur les oiseaux et en particulier :
(1) Faire l’état de l’art des modèles disponibles, leurs points positifs, leurs limites et incertitudes et leur applicabilité aux sites offshore français en comparaison avec des sites à l’étranger (Royaume- Uni par exemple)
(2) Appliquer certains modèles à des données issues des parcs offshores français, évaluer les méthodologies proposées et analyser les résultats issus des modèles.

Ces objectifs seront réalisés sur un ou plusieurs sites d’étude en fonction des données disponibles issues d’études EDF R et d’études réalisées en collaboration avec des partenaires académiques en France et à l’étranger.


Profil recherché
Etudiant(e) en Master 2 (en stage de fin d’études, ou a minima de niveau bac+4) avec l’un des profils suivants :
– Orienté en écologie avec une appétence forte pour les mathématiques appliquées et idéalement des connaissances en avifaune
– Orienté mathématiques appliqués ou mathématiques pour l’environnement avec un attrait particulier pour la biodiversité / l’avifaune
Un intérêt et motivation pour le travail de recherche bibliographique, l’analyse de données et la modélisation. Capacité de recherche et de synthèse documentaire (en français et en anglais), capacité à travailler de manière autonome et en équipe.

Modalités du stage
Il s’agit d’un stage de master 2 (niveau bac + 5), rémunéré, qui commencera entre janvier et mars 2022 pour une durée de 6 mois. Le stage aura lieu au LNHE, département Recherche et Développement d’EDF situé à Chatou (Yvelines). Il sera mené en étroite collaboration avec les entités opérationnelles de la production électrique d’EDF.

Contacts
Merci d’envoyer votre dossier de candidature (CV et lettre de motivation) aux personnes suivantes :

Géraldine NOGARO
EDF Recherche et Développement
Laboratoire National d’Hydraulique et Environnement
6 Quai Watier
78401 Chatou
Tél. : 07 64 50 24 10
Email : [email protected]

Erika BEAUGEARD
EDF Recherche et Développement
Laboratoire National d’Hydraulique et Environnement
6 Quai Watier
78401 Chatou
Email : [email protected]

References
Band, W., Madders, M., & Whitfield, D. P. (2007). Developing field and analytical methods to assess avian collision risk at wind farms. Birds and wind farms: Risk assessment and mitigation, 259-275.
Beissinger, S. R., & McCullough, D. R. (2002). Population viability analysis. University of Chicago Press.
Chamberlain, D. E., Rehfisch, M. R., Fox, A. D., Desholm, M., & Anthony, S. J. (2006). The effect of avoidance rates on bird mortality predictions made by wind turbine collision risk models. Ibis, 148, 198-202.
Dillingham, P. W., & Fletcher, D. (2011). Potential biological removal of albatrosses and petrels with minimal demographic information. Biological Conservation, 144(6), 1885-1894.
Drewitt, A. L., & Langston, R. H. (2006). Assessing the impacts of wind farms on birds. Ibis, 148, 29-42.
Zwart, M. C., McKenzie, A. J., Minderman, J., & Whittingham, M. J. (2016). Conflicts between birds and on-shore wind farms. In Problematic wildlife (pp. 489-504). Springer, Cham.

Le contenu de cette offre est la responsabilité de ses auteurs. Pour toute question relative à cette offre en particulier (date, lieu, mode de candidature, etc.), merci de les contacter directement. Un email de contact est disponible: [email protected]

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