Titre du stage : Evaluation de l’effet de différents aménagements fleuris sur les populations de pollinisateurs

Encadrants : Emma Jeavons (doctorante CIFRE, UMR-CNRS ECOBIO-Entreprise Yves Rocher La Gacilly) et ses encadrantes de l’université de Rennes 1 et de l’entreprise Yves Rocher (Cécile Le Lann, Joan van Baaren, Valérie Terrien, Eléonor Germain, Cécile L’Haridon).
Unité de recherche/Institut ou Organisme : UMR-CNRS 6553 ECOBIO, Université de Rennes 1 et Entreprise Yves Rocher
Résumé :
Contexte de la thèse de Emma Jeavons : Optimisation des services écosystémiques de pollinisation et de lutte biologique par conservation
La composition floristique dans et autour des champs est un facteur clé pour augmenter les densités de pollinisateurs et d’ennemis naturels et leur efficacité (van Rijn et al. 2016; Scheper et al. 2013). Cependant, les espèces choisies et leur distribution spatiale, à la fois à l’échelle du champ et à celle du paysage doivent être attentivement étudiées pour les deux services écosystémiques, ce qui n’a pratiquement jamais été fait. En effet, quelques espèces de plantes comme la phacélie peuvent produire du nectar pour les pollinisateurs, qui ne sera pas accessible aux insectes parasitoïdes responsables du contrôle biologique à cause de la morphologie de la fleur. Au sein même du service écosystémique de pollinisation, il peut aussi exister de la compétition directe et indirecte entre les différents types de pollinisateurs et entre abeilles sauvages et domestiques (Carvalheiro et al 2014 ; Fishman & Hadany 2015). L’objectif de cette thèse est d’étudier les synergies et antagonismes possibles entre ces deux services écosystémiques et de proposer des méthodes d’optimisation des deux services dans un même environnement présentant des champs de céréales et des champs de production de fleurs de l’entreprise Yves Rocher.
Pour étudier ces effets, il est nécessaire de comprendre quelle est la perception de la présence de ressources florales et de compétiteurs potentiels par les différentes espèces d’insectes qui exploitent les fleurs (Kearns & Inouye 1993). La diversité des plantes dans leurs formes, physiologies (e.g. qualité et dynamique de sécrétion du nectar), et la diversité des pollinisateurs et parasitoïdes dans leurs besoins nutritionnels, tailles, morphologies sont importantes. Les connaissances sur ces deux types de protagonistes sont indispensables : les espèces de fleurs peuvent être perçues et utilisées très différemment par les espèces de pollinisateurs et de parasitoïdes et de même les différents taxons d’insectes vont utiliser des repères différents à des échelles spatiales différentes pour trouver les fleurs qu’ils vont utiliser dans leur environnement (Dauber et al. 2010 ; Dennis 2010 ; Clarke et al. 2013 ; Balzan et al. 2014).

Le stage proposé :
Le stage s’intègre dans le contexte de cette thèse, mais sera focalisé sur les pollinisateurs (250 ruches installées au sein des parcelles ainsi que les pollinisateurs sauvages).
L’abondance des pollinisateurs, leur diversité spécifique et la fréquence des visites dans les fleurs sont influencées majoritairement par la diversité spécifique des fleurs, la densité des fleurs dans l’environnement, la qualité de ces fleurs en termes de ressources, la disposition spatiale des ressources florales dans l’environnement et la hauteur de la végétation. Ces facteurs sont les principaux responsables de la structuration des communautés de pollinisateurs (Potts et al. 2004 ; Milberg et al. 2016).
Les effets des aménagements fleuris seront évalués (1) Par observation de la fréquentation directe des aménagements floraux par les pollinisateurs (études de comportements), selon les saisons, les heures de la journée, la taille et le type de couvert (surface, composition floristique pure ou en mélange). Ces observations seront faites sur l’ensemble des pollinisateurs. (2) Par recueil du pollen sur des abeilles Apis mellifera grâce à une grille lors de leur entrée dans la ruche, à différentes heures de la journée. Le pollen sera ensuite analysé au laboratoire ECOBIO. (3) Par pesée de la ruche à intervalles de 10 minutes les jours de fort approvisionnement, afin d’évaluer indirectement le service écosystémique de pollinisation.

Le stagiaire participera à la mise en place des protocoles, le recueil des données de terrain et à l’analyse des données et à la rédaction d’un mémoire documenté.

Profil recherché :
Intérêt pour la recherche fondamentale et appliquée, les interactions plantes-insectes, les services écosystémiques.
Intérêt pour les observations comportementales de terrain, l’identification des pollinisateurs, les analyses de pollen.
Nécessité d’être capable d’approcher des ruches et de les manipuler (pas d’allergie, pas de phobie).
Travail avec plusieurs acteurs dont un apiculteur.
Les observations de terrain seront réalisées dans les champs de l’entreprise Yves Rocher à La Gacilly.
Il est donc recommandé d’avoir le permis B et une voiture, mais toutes les candidatures seront examinées.

Début du stage :
Février/mars 2018, pour 6 mois.

Candidatures :
Pour candidater, veuillez envoyer une lettre de motivation et un CV aux adresses suivantes :
[email protected]
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Les candidatures seront étudiées au fur et à mesure.

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