Le stage se déroulera au Laboratoire des Sciences de l’Environnement Marin (LEMAR) de l’Institut Universitaire Européen de la Mer (IUEM) (Technopole Brest Iroise, 29280 Plouzané, France).

Contexte :
Le silicium joue un rôle clé dans le fonctionnement écologique des écosystèmes marins, alimentant la productivité primaire des océans et la séquestration du CO2 atmosphérique. Dans l’océan côtier, le couplage du silicium entre les compartiments benthiques et pélagiques est responsable du maintien d’écosystèmes et de chaînes alimentaires sains. Dans les zones côtières, plusieurs organismes tels que les diatomées et les éponges se partagent le silicium disponible dans l’eau de mer, un nutriment qu’ils utilisent pour construire leur squelette. Récemment, dans notre groupe de recherche, nous avons exploré si les herbes marines, qui sont des plantes marines jouant des fonctions écologiques essentielles et fournissant des services cruciaux dans les écosystèmes marins, se disputent également le silicium dans les zones côtières. Chez les plantes terrestres, on sait depuis longtemps que le silicium est un nutriment essentiel qui assure une fonction structurelle et aide les plantes à faire face au stress métallique. Cependant, le rôle du silicium dans les herbiers marins reste inconnu. Jusqu’à présent, la teneur en silicium n’a été étudiée que chez quelques espèces d’herbiers en utilisant des techniques différentes et complexes d’extraction du silicium. Il n’est donc pas possible d’évaluer le rôle de ce nutriment dans la physiologie des herbiers, ainsi que le rôle des herbiers dans le compartiment benthique du cycle du silicium dans les écosystèmes côtiers.

Objectif :
L’objectif de ce projet est d’évaluer la contribution des herbiers marins au bilan en silicium des écosystèmes côtiers en développant une méthode efficace et pas coûteuse pour quantifier la teneur en silicium dans les tissus des herbiers.

Plan de travail :
L’étudiant.e développera une méthode pour quantifier la teneur en silicium dans les herbiers marins, basée sur d’autres méthodes déjà établies pour déterminer la teneur en silicium dans les plantes terrestres et les organismes marins silicifiés. En utilisant cette méthode, il/elle quantifiera la teneur en silicium de l’herbier Zostera marina, une espèce d’herbier distribuée dans le monde entier. La teneur en silicium, ainsi que les données sur l’abondance et la biomasse fournies par la série de données sur 15 ans de Z. marina dans la rade de Brest, seront utilisées pour estimer le stock de silicium dans les herbiers marins de cet écosystème. Une fois la méthode d’analyse est optimisée, il est possible de travailler avec d’autres espèces d’herbiers d’autres régions océaniques.

Compétences :
Nous recherchons un.e étudiant.e M2 ayant une formation en chimie et en biologie au niveau de la licence et de la maîtrise (par exemple, en biochimie, en géochimie) et souhaitant s’initier à l’analyse chimique et à l’estimation des budgets biogéochimiques. Un niveau d’anglais indépendant sera positivement considéré, ainsi qu’une connaissance de base de R, d’un logiciel de cartographie, et une capacité à rédiger des rapports.
Le stage est prévu pour 6 mois entre janvier et juin 2022.

Candidature :
Envoyez un CV et une lettre de motivation décrivant les compétences que vous avez acquises (théoriques et pratiques) dans un environnement tant académique que professionnel et quelle est votre motivation pour participer à ce projet à [email protected] avant le 15/11/2021.

Le contenu de cette offre est la responsabilité de ses auteurs. Pour toute question relative à cette offre en particulier (date, lieu, mode de candidature, etc.), merci de les contacter directement. Un email de contact est disponible: [email protected]

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