Les écosystèmes sont constamment confrontés à de nombreuses perturbations naturelles ou induites par l’homme. Pour évaluer et atténuer la réponse des écosystèmes à ces perturbations, nous devons comprendre comment elles affectent la diversité des espèces ainsi que les interactions complexes entre elles, et comment ces effets déterminent à leur tour la stabilité des écosystèmes. Cependant, les connaissances sur cette question font encore largement défaut, en partie parce que les différentes facettes des liens entre les changements globaux, la structure des communautés et la stabilité des écosystèmes ont été le plus souvent étudiées de manières déconnectées.
Dans ce projet, le candidat retenu développera de nouveaux modèles de réseaux trophiques, avec des prédictions liées à la stabilité des écosystèmes naturels, pour comprendre les conséquences des différentes composantes des changements globaux (par exemple l’enrichissement en nutriments ou la perte de prédateurs supérieurs) sur la stabilité du fonctionnement des écosystèmes. Ce projet de doctorat fait partie du projet financé par l’ANR ECOSTAB qui implique des approches empiriques, expérimentales et théoriques pour évaluer les conséquences des changements globaux sur la stabilité des écosystèmes dans les réseaux trophiques. En particulier, les modèles seront développés en étroite collaboration avec les chercheurs réalisant une expérience unique à grande échelle dans les lacs expérimentaux de la plateforme PLANAQUA.

Ce doctorat de 3 ans sera basé au campus Pierre et Marie Curie de Sorbonne Université, à l’Institut d’Ecologie et des Sciences de l’Environnement de Paris (iEES-Paris), et sera encadré par Elisa Thébault (équipe de recherche « Ecologie et Evolution des Réseaux Ecologiques ») et Jacques Gignoux (équipe de recherche « Ecologie intégrative: des mécanismes aux services écosystémiques »). Le candidat retenu développera deux types de modèles de réseaux trophiques dynamiques: l’un basé sur des systèmes d’équations différentielles et l’autre utilisant une approche individu-centrée. Il.collaborera également avec Gérard Lacroix (iEES-Paris) qui dirige l’expérience à grande échelle menée sur les lacs expérimentaux de PLANAQUA. L’IEES-Paris est une grande unité de recherche (plus de 100 chercheurs permanents et enseignants ou professeurs) avec un large éventail de compétences en sciences écologiques et environnementales, visant à analyser et modéliser la structure, le fonctionnement et l’évolution des systèmes écologiques.

Compétences: Diplôme de Master 2 en écologie, en biologie mathématique ou dans une discipline connexe. Un fort intérêt pour l’écologie théorique et l’écologie des réseaux trophiques est nécessaire, ainsi que de bonnes compétences analytiques et de programmation, et une bonne connaissance de la langue anglaise.

Contact: Veuillez envoyer votre candidature à Elisa Thébault ([email protected]) et Jacques Gignoux ([email protected]) en incluant (1) un CV détaillé, (2) une lettre de motivation mettant en avant une formation et une motivation pertinentes, (3) le nom et les coordonnées de deux personnes de référence, et (4) une copie des notes de Master 1 et 2.

Date limite de candidature: 14 mai 2018. Les candidats seront sélectionnés pour une entrevue en mai. Les supports de vidéoconférence peuvent être utilisés pour cette audition.

Début du contrat de thèse: Le candidat retenu débutera de préférence en septembre 2018.

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