Évaluation interdisciplinaire des translocations d’espèces végétales à des fins conservatoires.

Le sujet de thèse est centré sur les translocations d’espèces végétales à des fins de conservation, dans une approche inter-disciplinaire incluant des aspects écologiques, économiques et sociétaux. Nous proposons de l’organiser en quatre parties : (1) l’évaluation des résultats des translocations d’espèces végétales, concernant en particulier la démographie des populations transloquées, (2) l’estimation des coûts des translocations (directs et indirects) en termes économiques, (3) l’étude du rapport coût/efficacité des translocations et (4) l’étude détaillée des facteurs de réussite des translocations par l’estimation de l’effet de variables géographiques, climatiques, biologiques, économiques et organisationnelles sur des indicateurs démographiques de réussite. Les travaux se baseront largement sur l’analyse statistique de données issues d’une base de données existante, mais aussi de campagnes de terrain (enquêtes et visites de populations transloquées) réalisées par le ou la doctorant(e). Vous trouverez ci-dessous un descriptif plus détaillé de la proposition de thèse.

La thèse débutera à la rentrée universitaire 2018 et se déroulera au sein de l’équipe Trajectoires EcologiqueS et Société (TESS) du laboratoire Ecologie Systématique Evolution (ESE) de l’Université Paris-Sud / Paris-Saclay à Orsay (Essonne). Bruno Colas (professeur en écologie) et Anne-Charlotte Vaissière (chercheuse en économie écologique) co-encadreront la thèse

Nous recherchons un profil avec une solide formation en écologie/biologie des populations et une capacité à manipuler les statistiques. Un goût et une ouverture vers les problématiques économiques et sociétales devront permettre d’inscrire une partie de la thèse dans une démarche de recherche interdisciplinaire. Un bon niveau de français est attendu pour pouvoir conduire certains entretiens avec des acteurs exclusivement francophones. Le permis de conduire n’est pas obligatoire mais faciliterait la phase de terrain.

Merci d’envoyer vos candidatures (CV et lettre de motivation) à [email protected] et [email protected] jusqu’au 15 mai inclus. Nous tiendrons l’ensemble des candidats informés le 18 mai et ceux pré-selectionnés seront conviés à un entretien entre le 21 et le 23 mai (par Skype si besoin). Nous accompagnerons la personne retenue pour la préparation du concours du l’école doctorale ABIES qui se déroulera début Juin à Paris.

Bruno Colas et Anne-Charlotte Vaissière

Interdisciplinary assessment of plant species translocations for conservation purpose

This thesis proposal focuses on the translocations of plant species, with an interdisciplinary approach including ecological, economic and societal dimensions. Four issues will be addressed : (1) the assessment of the results of plant species translocations, with particular attention to the demography of the translocated populations, (2) an assessment of the direct and indirect costs of translocations, from an economic perspective, (3) a study of the cost-effectiveness ratio of translocations and (4) a detailed study of the success factors of translocations by estimating the effect of geographical, climatic, biological, economic, and organizational variables on demographic indicators of success. The thesis work will consist of statistical analyses of data from an existing database, but also on data collection from interviews and visits of translocated populations that the PhD candidate will have to plan during the thesis. Please find below a more detailed description of the PhD proposal (in French).

The thesis will start at fall 2018 and will be hosted by the team Trajectoires EcologiqueS et Société (TESS) of the laboratory Ecologie Systématique Evolution (ESE) of the Université Paris-Sud / Paris-Saclay at Orsay (Essonne). Bruno Colas (professor in ecology) and Anne-Charlotte Vaissière (research fellow in ecological economics) will managed the PhD candidate together.

The successful candidate will have a strong background in ecology/population biology and statistical skills. Because a part of the thesis program will be conducted in an interdisciplinary perspective, it will be a plus to have a taste for and be open-minded on economic and society issues. We look for a person who is fluent enough in French to be able to conduct interviews with French speaking stakeholders. The driving license is not required but would facilitate the fieldwork.

Please send your proposal (CV and motivation letter) to [email protected] and [email protected] until and including the 15th of May. We will inform the candidates about pre-selection the 18th of May and the pre-selected candidates will be interviewed from the 21st to the 23rd of May (Skype meetings can be arranged). We will choose one person, as required by the ABIES doctoral school, and we will coach him/her to prepare the competition of the ABIES doctoral school that will take place in early June in Paris.

Bruno Colas and Anne-Charlotte Vaissière


SUJET DÉTAILLÉ :

1. Contexte.
Une translocation est un déplacement volontaire, par l’homme, d’organismes depuis des sites naturels ou ex situ vers d’autres sites naturels. Face à l’augmentation des pressions humaines sur les habitats naturels, les translocations dites ‘de conservation’ (IUCN & SSC 2013) sont de plus en plus en fréquentes (revues dans Beck et al. 1994, Seddon et al. 2005, Godefroid et al. 2010). Elles ont lieu soit par la simple volonté des naturalistes d’améliorer le statut de conservation des espèces menacées, soit, de plus en plus, en application de dispositions légales de protection de la nature dans le cadre d’aménagements (par exemple, en France, la séquence Eviter-Réduire-Compenser (ERC)). Or, très peu de données sur ces translocations sont accessibles car elles font rarement l’objet de publications scientifiques et la littérature grise qui les décrit est très dispersée, particulièrement chez les plantes. Les acteurs des translocations (acteurs institutionnels, associations, entreprises de travaux publics…) disposent donc de peu de retours d’expériences passées (Muller 2016). Ce manque de recul, ajouté à l’urgence dans laquelle ces opérations sont souvent réalisées et aux lacunes dans les connaissances écologiques sur les espèces (Fahslet 2007), nuit (i) à l’évaluation de la pertinence des opérations de translocation, (ii) à leur efficacité, et, plus généralement, (iii) à la conduite des politiques de gestion de la biodiversité.
Depuis plusieurs années, l’équipe TESS coordonne la construction d’une base de données (BDD) sur les populations d’espèces végétales transloquées en Europe (au sens géographique du terme, donc jusqu’à l’Oural et au Caucase) ainsi que dans les territoires à climat méditerranéen qui bordent la Méditerranée à l’est (Proche-Orient) et au sud (Afrique du nord). Toutes les translocations incluses dans la BDD ont pour objectif d’aboutir à une population viable (i.e., ayant une probabilité d’extinction jugée suffisamment faible à un horizon temporel donné). D’autres objectifs complémentaires peuvent apparaître, comme l’acquisition de données expérimentales ou l’action sur des flux de services écosystémiques (Millenium Ecosystem Assessment 2005). La structure fondamentale de la BDD est populationnelle (1 population = 1 taxon dans 1 site). Ces caractéristiques de la base la distinguent des travaux précédents (Godefroid et al. 2010, Dalrymple et al. 2011) et permettent d’avoir un critère de succès qui soit commun à toutes les translocations, permettant ainsi de les comparer de manière pertinente : la viabilité de la population. Les autres critères de succès sont variables entre populations et dépendent des motivations qui ont initié les translocations, par exemple des motivations expérimentales ou liées à la perspective d’obtenir certains services écosystémiques.
La BDD a été alimentée grâce à une revue de la littérature scientifique (recherche systématique avec mots-clés sur Web of Science et Google Scholar) et de nombreux autres documents (rapports d’activité, projets…), ainsi qu’à un travail d’enquête auprès d’acteurs français tels que le Ministère chargé de l’environnement, le Conseil National de Protection de la Nature (CNPN) et quelques Conservatoires Botaniques Nationaux (CBN). Un site internet présentant la BDD sera mis en ligne en juin 2018, grâce au travail d’une ingénieure d’étude recrutée dans ce but (septembre 2017 – juin 2018) sur un financement issu des Initiatives de Recherche Stratégiques de l’Université Paris Saclay. Ce site rendra visible l’existence de la BDD, ainsi qu’une partie des données qu’elle contient, aux acteurs nationaux et internationaux des translocations. La BDD dont le doctorant disposera au début de sa thèse standardise des données relatives :
– à l’organisme transloqué (taxonomie, traits biologiques, habitat, statuts UICN…) ;
– à l’origine et au contexte du projet ;
– au type de translocation (renforcement, réintroduction ou création de population…) ;
– au site de translocation (critères de choix du site, localisation, habitat…) ;
– au matériel biologique transloqué (stades du cycle de vie, population d’origine…) ;
– aux méthodes d’intervention sur le matériel biologique et l’environnement ;
– aux méthodes de suivi post-lâcher ;
– aux résultats de la translocation (présence/absence de la population, conséquences sur le socio-écosystème…) ;
– aux regards portés a posteriori sur la translocation.
A ce jour, 850 populations transloquées ont été identifiées en Europe et apparaissent dans la BDD, dont 203 populations en France. Le partenariat avec les acteurs nationaux (en particulier l’Agence Française pour la Biodiversité et les Conservatoires botaniques) sera renforcé par le recrutement (mai 2018 – février 2019) d’un(e) second(e) ingénieur(e) d’études (financement du LabEx BASC) chargé(e) de compléter les informations sur les translocations d’espèces végétales en France déjà identifiées et d’intégrer de nouvelles translocations.
Les partenariats développés ainsi que la base de données offrent l’opportunité de faire une thèse interdisciplinaire centrée sur les translocations dans de bonnes conditions. Les problématiques auxquelles ce projet s’attache à répondre s’intègrent très bien dans l’environnement scientifique du LabEx BASC qui a pour objectifs « la compréhension et la prédiction de la dynamique des systèmes socio-écologiques et de leurs composantes dans le contexte des changements globaux ». Au sein de l’unité ESE, elles s’inscrivent dans l’orientation que l’équipe TESS a prise depuis sa création en 2014, qui consiste à replacer les problématiques biologiques dans le cadre d’analyse plus large des systèmes socio-écologiques. La thèse participera au développement de la recherche en sciences humaines et sociales dans l’équipe, une orientation renforcée récemment avec le recrutement d’une économiste écologique (Anne-Charlotte Vaissière).

2. Méthodologie
Partie I – Evaluation du résultat des translocations.
Cette partie consistera à évaluer les résultats des translocations sur un maximum de populations présentes dans la BDD. Le critère de succès commun à toutes les translocations de la base est la viabilité démographique des populations transloquées. Comme une étude numérique, par modélisation, de la viabilité des populations nécessite une grande quantité de données démographiques qui ne seront disponibles que pour peu de translocations (voir Robert et al. 2015), des indicateurs de viabilité, tels que des variations d’abondance post-translocation, seront utilisés. Par ailleurs, il sera nécessaire de déterminer comment les indicateurs de viabilité sont affectés par l’existence éventuelle d’autres critères de succès, variables selon les populations transloquées en fonction des motivations ayant présidé aux translocations. L’étudiant pourra être amené à visiter un nombre limité de populations (en France) et à y récolter des données démographiques simples (présence/absence, abondance), pour compléter ou affiner les données disponibles, mais travaillera essentiellement sur des données récoltées précédemment.
Partie II – Evaluation des coûts des translocations
Le doctorant sélectionnera quelques cas d’étude de façon à obtenir un échantillon équilibré (méthodes de translocation, démarche volontaire ou réglementaire, localisation géographique, etc.). Il s’agira d’évaluer les coûts directs, qui correspondent aux coûts financiers de la translocation, mais aussi les coûts indirects, ou coûts de transaction, liés à l’organisation de la translocation. Dans cette thèse, on étudie l’ensemble des transactions nécessaires à la réalisation de la translocation. Les approches classiques économiques ont tendance à ne pas considérer les coûts de transaction alors que leur minimisation est un indicateur d’efficacité d’une organisation, selon l’économie institutionnelle. Une première façon d’évaluer ces coûts consiste à les lister et à en donner une évaluation monétaire : c’est l’approche comptable qui sera réalisée par le biais de l’analyse de documents existants et d’entretiens semi-directifs au téléphone ou en face à face. L’approche comptable pose cependant des difficultés de mise en œuvre (McCann et al. 2005, Vatn et al. 2011). Une alternative est d’évaluer indirectement ces coûts en s’intéressant aux caractéristiques des transactions (Coase 1937, Williamson 1985) dont les principales sont la fréquence des transactions, l’incertitude qui existe autour de ces transactions et la spécificité de l’actif à l’origine de la production du bien ou service objet des transactions. Chacune de ces caractéristiques peut être liée à un niveau de coût de transaction. Par exemple une forte fréquence des transactions entre les acteurs diminue les coûts de transaction car les acteurs se font confiance et ne perdent pas de temps lors de leurs échanges. Ainsi, si la disponibilité de données ou des personnes enquêtées s’avère trop limitée pour intégrer les coûts de transaction dans une analyse comptable, le doctorant pourra employer cette approche alternative.
Partie III – Analyse Coût-Efficacité
Dans un contexte de réduction des moyens financiers dédiés à la conservation la biodiversité, l’Analyse Coût-Efficacité (ACE) est un outil d’aide à la décision qui permet de comparer les coûts des différentes façons d’atteindre l’objectif d’une action dont l’opportunité n’est pas discutée. Il ne s’agit pas, comme pour les Analyses Coût-Bénéfice, de déterminer si l’action vaut ou non la peine d’être mise en œuvre (comparaison des coûts et bénéfices monétaires). Dans cette thèse, les coûts de mise en œuvre des translocations (partie II de la thèse), considérées nécessaires, sont rapportées à leur efficacité (partie I de la thèse). Cette analyse sera faite sur un nombre limité de translocations, pour lesquelles les données (de résultats et coûts de translocation) seront les plus fiables et précises : probablement des translocations en France dont les acteurs, souvent partenaires du projet, nous offrent un accès privilégié aux données.
Partie IV – Facteurs de réussite
Dans cette partie, il s’agira d’étudier l’impact relatif de variables géographiques, climatiques, biologiques, économiques et organisationnelles sur un ou des indicateurs démographiques de succès des translocations. Les facteurs étudiés pourront être quantitatifs (par exemple : distance géographique entre site d’origine des individus transloqués et site d’accueil) ou qualitatifs (par exemple : système de reproduction de l’organisme transloqué). Pour ce type d’analyse, nous prévoyons d’utiliser des outils statistiques adaptés comme la partition hiérarchique de variance (Hierarchical partitioning ou HP, Chevan and Sutherland 1991). Cette méthode permet d’estimer la contribution indépendante (pourcentage de variance totale) de chaque variable potentiellement explicative à une variable dépendante, et présente le double avantage de permettre l’inclusion dans le même modèle (i) de variables quantitatives et qualitatives, et (ii) des variables qui présentent de la colinéarité (Mac Nally 2000). Il sera alors possible de proposer une vision multi-critères plus pertinente de ces opérations de conservation de la biodiversité. Cela peut conduire à observer que différents types ou modes d’organisation des translocations peuvent être plus ou moins adaptés à des situations biogéographiques variées, ce qui illustrerait l’idée qu’une diversité institutionnelle peut-être plus adaptée et efficace que la recherche d’une solution unique optimale (Ostrom 2005).

3. Résultats attendus et perspectives
Cette thèse sera la première évaluation des translocations d’espèces végétales sur une base populationnelle et avec des données standardisées. En effet, les quelques tentatives d’évaluation des translocations de plantes existantes (Bottin et al. 2007, Menges 2008, Godefroid et al 2010, Dalrymple et al 2011) se basaient sur des critères de réussite peu objectifs, tels que les avis des auteurs de la translocation, ou trop dépendants de la biologie des espèces et à trop court terme, tels que la survie des individus transloqués sur un an ou deux. La thèse permettra aussi de rapprocher les chercheurs et les acteurs des translocations (gestionnaires, décideurs institutionnels ou privés) autour d’une problématique commune d’écologie appliquée.
De plus, la thèse participera à l’amélioration de l’approche des ACE et nécessitera de faire évoluer conjointement plusieurs théories scientifiques. L’effort porté sur la définition de l’efficacité des translocations, en plus d’un apport direct à l’écologie appliquée, permettra de relever les spécificités de l’utilisation de l’ACE pour une politique publique de conservation de la biodiversité, plutôt que de gestion d’une ressource naturelle comme c’est plus souvent le cas. L’évaluation complète des coûts sera bénéfique du point de vue des sciences économiques qui prennent encore rarement en compte les coûts de transaction. Enfin, l’intégration de dimensions sociales dans la définition de l’efficacité des translocations rendra cet outil plus réaliste. Cela pose plus largement la question des arbitrages entre la pertinence écologique d’une mesure de conservation et son acceptabilité par la société.
Sur le plan sociétal et économique, l’étape d’évaluation des coûts associés aux mesures de translocation (Partie II) sera directement réutilisable par les aménageurs qui pourront mieux prévoir les coûts des mesures de la séquence ERC encore mal connus. L’évaluation des coûts des translocations participera également à l’évaluation du nouveau secteur économique lié à l’écologie de la restauration. En écho à sa valeur ajoutée scientifique, l’amélioration de la connaissance et des méthodes de mise en œuvre des ACE, outils d’aide à la décision, sera utile aux acteurs impliqués dans les opérations de translocation mais aussi dans d’autres mesures de conservation de la biodiversité.

4. Calendrier prévu
Année 1
– Prise en main de la BDD, bibliographie, calendrier de rendez-vous avec les différents acteurs des translocations, en collaboration avec l’ingénieur chargé d’enquêtes jusqu’en février 2019.
– Premier comité de thèse.
– Partie I. Enquêtes de terrain auprès des acteurs sur l’ensemble des champs d’information de la BDD TRANSLOCPLANT. Visite d’un nombre limité de populations transloquées en France et récolte de données démographiques simples non disponibles par ailleurs. Analyse des données sur les résultats des translocations (en particulier sur les indicateurs de viabilité), rédaction et soumission d’un article sur ces résultats (possibilités : Biological Conservation, Conservation Biology, Journal of Applied Ecology…).
– Partie II. Création et test du support pour les entretiens semi-directifs, lancement des enquêtes de terrain et de la récolte de données sur les coûts de translocation.
Année 2
– Partie II. Suite et fin des enquêtes sur les coûts. Analyse et publication des résultats, éventuellement dans une revue de vulgarisation (Sciences Eaux et Territoires, VertigO).
– Second comité de thèse.
– Partie III. Analyses Coût Efficacité des translocations, rédaction et soumission d’un article sur ces résultats (possibilités : Ecological Economics, Journal of Environmental Economics and Management).
Année 3
– Partie IV  Analyses sur les facteurs de réussite des translocations, rédaction et soumission d’un article (possibilités : Ecological Applications, Journal of Applied Ecology, Journal of Ecology, Oikos, Journal of Environmental Planning and Management, Environmental Science & Policy…)
– Troisième comité de thèse
– Rédaction du manuscrit de thèse et soutenance.

5. Collaborations nécessaires pour le sujet

Les institutions impliquées dans la création de la base de données (MNHN, CNPN, CBN) collaboreront aux réflexions de la thèse. Au laboratoire ESE, le doctorant bénéficiera de la collaboration de Juan Fernandez (écologie et adaptation au changement climatique), Sophie Nadot (botanique) et Sébastien Ollier (biostatisticien).

6. Conditions de réalisation de la thèse (moyens financiers, techniques, humains) et opportunités de professionnalisation pour le doctorant (débouchés professionnels prévisibles).

Le doctorant travaillera étroitement au début de sa thèse (jusqu’en février 2019) avec un ingénieur d’étude pour les enquêtes auprès des acteurs (CBN, CNPN, AFB, bureaux d’études…) pour compléter la BDD avec des données détaillées sur les translocations d’espèces végétales en France. Le doctorant sera accueilli au laboratoire ESE et aura essentiellement besoin de financement pour ses déplacements pour les enquêtes ainsi que pour ses participations aux colloques. Il pourra bénéficier pour cela d’une partie d’un financement du LabEx BASC (47 530 € 2018-2019) et des crédits récurrents du laboratoire. Par ailleurs, nous soumettrons certainement en 2018 un projet de financement aux appels à projets (6000 à 25 000 €) de la Maison des Sciences de l’Homme de Paris Saclay dont les thématiques prioritaires correspondent parfaitement à l’interdisciplinarité de notre projet de thèse.
Selon les centres d’intérêt du doctorant, les compétences qu’il aura développées pendant la thèse pourront lui permettre de poursuivre une carrière académique ou alors d’intégrer un bureau d’étude en économie et/ou en environnement, un organisme public impliqué dans les politiques environnementales, une ONG environnementale ou encore un organisme international œuvrant pour la conservation de la biodiversité.

7. Bibliographie annexe

Beck, B.B. et al. 1994. In Creative Conservation (eds Olney, P.J., Mace, G., Feistner, A.), pp. 265-286. Chapman and Hall, London.
Bottin, L. et al. 2007. Ecoscience 14, 410-419.
Chevan, A. and Sutherland, M. 1991. The American Statistician 45, 90-96
Coase R.H. 1937. The nature of the firm. Chicago: Chicago Univeristy Press.
Dalrymple, S.E. et al. 2011. CEE review 07-008 (SR32). Collaboration for Environmental Evidence: www.environmentalevidence.org/ SR32.html.
Fahslet, D. 2007. Canadian Journal of Botany 85, 1007-1017.
Godefroid, S. et al. 2010. Biological Conservation 144, 672-682.
Mac Nally, R. 2000. Biodiversity and Conservation 9, 655-671.
McCann, L. et al. 2005. Ecological Economics, 52: 527–542.
Menges, E.S. 2008. Australian Journal of Botany 56, 187-196.
Millennium Ecosystem Assessment, 2005. Ecosystems and Human Well-being: Synthesis. Island Press, Washington, DC.
Muller, S. 2016. Communication au XVème colloque OPTIMA (Symposium « Conservation de la biodiversité végétale en France, approches in ou ex situ »), Montpellier, 6-11 juin 2016.
Ostrom, E. 2005. Understanding institutional diversity. Princeton, Princeton.
Robert, A. et al. 2015. Animal Conservation 18, 397-406.
Seddon, P. J. et al. 2005. Animal Conservation 8, 51–58.
IUCN/SSC 2013. Guidelines for Reintroductions and Other Conservation Translocations. Version 1.0. Gland, Switzerland.
Vatn, A. 2011. Noragric Report No. 60. International Environment and Development Studies, Noragric, Norwegian University of Life Sciences (UMB).
Williamson, O.E. 1985. The economic institutions of capitalism: firms, markets, relational contracting. New York: The Free Press Macmillan.

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