Les plantations intensivement aménagées et à croissance rapide sont utilisées pour produire plus de bois sur des surfaces restreintes. En 2010, la surface totale des plantations n’était que de 7% des forêts naturelles mondiales, alors que leur contribution à la demande de fibre était d’environ 40% (FAO 2010). Même s’il est de plus en plus démontré que les plantations mixtes devraient être favorisées aux monocultures, les plantations d’une seule espèce ou clone sont encore bien supérieures en proportion parce qu’elles sont généralement plus facile à gérer. En 2006, les plantations de plus d’un génotype représentaient moins de 0,1% de la superficie mondiale en plantations industrielles. Comparativement aux forêts naturelles, les monocultures d’arbres semblent diminuer la biodiversité dans le paysage et affectent un grand éventail d’autres espèces végétales et animales, allant des micro-organismes du sol à la macrofaune. Pour cette raison, les monocultures sont souvent décrites comme étant des déserts de biodiversité. Des études plus récentes ont démontré que le mélange de cultivars ou d’espèces pouvait affecter positivement les habitats biotiques et abiotiques par une utilisation optimale des nutriments selon la théorie de différenciations des niches écologiques et par le fait même, augmenter la biodiversité spécifique et fonctionnelle comparativement aux monocultures. Dans des plantations que nous avons établies en Abitibi-Témiscamingue, nous avons démontré que le mélange de clones de peuplier hybride favorisait la croissance, diminuait les ratios racines:tiges des arbres et diversifiait les patrons de développement des racines. Nous avons également démontré que l’abondance des collemboles et le taux de décomposition de la litière augmentaient dans les plantations mixtes. Par ailleurs, certaines plantations peuvent présenter une grande diversité de plantes indigènes, surtout dans les cas où les herbicides ne sont pas utilisés comme au Québec où l’entretien est principalement fait à l’aide de traitements mécaniques et seulement sur quelques années.

L’objectif de ce projet est de déterminer les effets de mélanges d’espèces et de clones sur la composition en espèces et la diversité fonctionnelle des plantes de sous-bois dans les plantations à croissance rapide établies en Abitibi-Témiscamingue.
Date de commencement: Septembre 2019
Lieu : L’étudiant(e) sera basé(e) à l’Institut de recherche sur les forêts (IRF; http://www.uqat.ca/programmes/irf/), au campus de l’UQAT à Amos. Par ailleurs, l’étudiant(e) sera membre de la Chaire en aménagement forestier durable (http://chaireafd.uqat.ca/) et du Centre d’étude de la forêt (http://www.cef-cfr.ca/). L’équipe de l’IRF est dynamique et offre un environnement de qualité aux étudiants, alors que la région est très active culturellement et offre une grande qualité de vie grâce à ses activités de plein air diversifiées.
Financement : Bourse de 21 000$/année pour 3 ans.
Pour postuler : Faire parvenir par courriel votre curriculum vitae, une lettre de motivation, vos relevés de notes et le nom de deux références à l’attention de : Annie DesRochers ([email protected]) et Nicole Fenton ([email protected]).

Le contenu de cette offre est la responsabilité de ses auteurs. Pour toute question relative à cette offre en particulier (date, lieu, mode de candidature, etc.), merci de les contacter directement. Un email de contact est disponible: [email protected]

Pout toute autre question, vous pouvez contacter [email protected]e.org.