Post-doctorat à l’Université Paris-Saclay (6 mois)
« Influence du gradient d’anthropisation des paysages urbain et agricole sur les communautés de plantes et leurs pollinisateurs. »

Lieu : Laboratoire « Ecologie Systématique et Evolution », UMR 8079, 362 rue du Doyen André Guinier 91405, Orsay cedex
Équipe d’accueil : Équipe Processus Écologiques & Pressions Anthropiques, projet Fonte portée par François Chiron en collaboration avec Emmanuelle Baudry et Carmen Bessa Gomes
Durée : CDD (Contrat à Durée Déterminée), 6 mois
Rémunération : 2575 € brut mensuel
Date limite de réception des candidatures: 14 novembre 2021
Début du contrat : 1 janvier 2022

Structure d’accueil et projet
L’Université Paris-Saclay est un établissement d’enseignement et de recherche dont des domaines scientifiques variés. Au sein de l’Université, les activités scientifiques du laboratoire « Ecologie, Systématique, Evolution » (UMR 8079) couvrent un large panel de recherches fondamentales et appliquées en écologie et en évolution visant à étudier la biodiversité ainsi que sa dynamique, son évolution et le fonctionnement des écosystèmes, utilisant une variété d’approches méthodologiques (observations in situ, expérimentation et modélisation). Ces recherches menées ont aussi pour but de contribuer à fournir des outils d’aide et de décisions aux gestionnaires des socio-écosystèmes.
Le projet FONTE (« Gestion des territoires et biodiversité fonctionnelle ») a pour but d’évaluer l’efficacité de la gestion des espaces naturels sur la biodiversité et le fonctionnement écologique dans le contexte croissant d’artificialisation des paysages. Il fait l’hypothèse d’une synergie possible entre les pratiques de gestion locale à l’échelle des sites et l’évolution des politiques en faveur de la biodiversité dans les espaces anthropisés voisins. Ce projet est mené à l’échelle de la région Ile-de-France, réuni un grand nombre collectivités et structures impliquées dans la gestion de la nature, et a été soutenu par l’AFB et le CEMEB.
Contexte
En amont de ce projet, des suivis naturalistes (chiroptères, oiseaux, insectes nocturnes, plantes, insectes pollinisateurs) ont été menés depuis 2017 de façon standardisée sur 74 sites au total pour comprendre l’influence des variables locales et paysagères (e.g. composition et fragmentation des habitats) sur la distribution de la biodiversité dans ces espaces (jardins et parcs urbains, friche, dépendance routière, etc…). Des enquêtes ont ensuite été menées pour documenter les pratiques de gestion des espaces, de même que la cartographie des sites et du mode d’occupation des sols dans les paysages voisins.
Nous souhaitons maintenant comprendre les effets de la gestion locale sur les groupes suivis et le fonctionnement écologique vu à travers deux processus essentiels : la régulation trophique (relation proie-prédateur) et la pollinisation (relation plantes-pollinisateur). Ces processus peuvent être évalués par des indicateurs de communauté (indices fonctionnels basés sur les traits des espèces) mais aussi par la mesure de l’activité de chasse des chiroptères et le succès de reproduction des plantes (données de fructification disponibles sur lotier corniculé).
Nos objectifs d’analyse plus spécifiques dans le cadre de ce post-doc sont de :
–Faire une description pertinente des modes d’occupation des sols sur les sites et dans les paysages voisins étudiés (typologie des modes de gestion, gradient d’anthropisation, continuité écologique) ;
-Evaluer le lien entre la gestion et les indicateurs taxonomiques et fonctionnels des communautés étudiées ;
-Mesurer les effets de la gestion locale sur la pollinisation en interaction avec le contexte paysager
Missions et activités principales
Le/la candidat/e travaillera spécifiquement sur les pollinisateurs. Il devra :
– Prendre en main le jeu de données sur ce groupe fonctionnel ;
– Concevoir la méthodologie d’analyse des effets de la gestion et des modes d’occupation des sols à l’échelle locale sur les communautés ;
– Analyser statistiquement la réponse des pollinisateurs, y compris le succès de la pollinisation ;
– Présentation et rédaction scientifique d’un article sur les résultats de l’étude
Environnement de travail
Le/la postdoctorant/e sera hébergé/e à ESE. La personne recrutée sera encadré/e par François Chiron, Emmanuelle Baudry et Carmen Bessa-Gomes. Le financement du projet inclut les missions et frais relatifs aux publications et présentations scientifiques. Etant donnée la courte durée du post-doc, le télétravail pourra être envisagé (rythme à définir) pour faciliter la réalisation des missions.
Qualifications attendues
– Doctorat en Ecologie ou en bioinformatique (Modélisation, Statistiques) ;
– Expérience en analyses de données sur la biodiversité et des liens avec son environnement ;
– Toutes connaissances sur la pollinisation, les insectes pollinisateurs, la flore entomogame, et les enjeux d’écologie urbaine sont les bienvenues ;
– Toute expérience en modélisation causale (SEM, etc…).

Modalités de candidatures
Envoyer CV et lettre de motivation par e-mail à [email protected] avant le 14 novembre, minuit (heure de Paris).
Pour toute question, merci de contacter [email protected]

Le contenu de cette offre est la responsabilité de ses auteurs. Pour toute question relative à cette offre en particulier (date, lieu, mode de candidature, etc.), merci de les contacter directement.

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