Les aménagements anthropiques fragmentent les habitats naturels et fragilisent la biodiversité en limitant les échanges entre populations et les ajustements de distribution en réponse aux changements climatiques. La recherche a produit différents outils pour qualifier la fonctionnalité d’un réseau d’habitats. Une première approche « statique » consiste à relier des données empiriques de biodiversité à des variables paysagères puis à extrapoler spatialement le résultat de ces modèles. Une seconde approche « géométrique » classiquement utilisée aujourd’hui modélise la connectivité du réseau basée sur la théorie des graphes en considérant également les variations de porosité de la matrice aux mouvements. Cette seconde approche peut également être mise en œuvre après la première approche qui vise alors à identifier les fragments d’habitats et leur qualité. Une troisième approche « démographique » plus rarement mise en œuvre consiste à simuler des dynamiques de population et des comportements de dispersion.

L’objectif de post-doc est de comparer les intérêts respectifs et les limites de ces différentes méthodes en les mettant en œuvre sur un même territoire pour lequel l’unité EFNO (Irstea) dispose d’un jeu de données de plusieurs dizaines de milliers d’observations de papillons de jour (Loiret, éventuellement Bourgogne) déjà analysé selon l’approche « statique » (projet DIVA3 Levana 2014-2016).

Il s’agira de mettre en œuvre:
– une revue bibliographique sur les approches pour comparer différentes modélisations de la distribution des espèces et les mérites respectifs des différentes modélisations ;
– la comparaison statistique de différents modèles « statiques » d’effets du paysage (matrice et connectivité) sur la distribution des papillons, ces modèles étant basés soit i) sur des données paysagères, soit ii) sur des données de structure de graphes, avec ou sans prise en compte des types de matrice entre les habitats, et avec différents moyens de prise en compte de l’effet matrice (chemin de moindre coût, théorie des circuits) ;
– la comparaison de différentes projections des distributions futures des papillons basées sur différents modèles : i) meilleur modèle « statique » obtenu dans la première tâche, ii) modèle dynamique RangeShifter;
– la rédaction d’un article scientifique.

Durée : 8 mois (à partir de début septembre 2017)
Lieu : Irstea, Nogent-sur-Vernisson (45)
Rémunération : entre 2 212 € et 2 638 € bruts mensuels

Profil recherché : Titulaire d’un doctorat en écologie du paysage, vous avez une première expérience en modélisation de la distribution de la biodiversité (species distribution models, théorie des graphes et/ou modèles de dynamique spatiale). Vous disposez de bonnes connaissances sur les concepts et les outils de l’écologie du paysage. Vous maîtrisez les outils SIG et de modélisation sous R. Vous avez idéalement une bonne connaissance de l’écologie des papillons. Vous êtes autonome dans l’organisation de votre travail et avez de bonne capacité à travailler en équipe. Vous avez de bonnes capacités rédactionnelles (Rédaction scientifique).

Pour plus d’infos sur le profil:
Frédéric Archaux – (responsable équipe Biodiversité) 02 38 95 66 79

Pour postuler

Merci d’envoyer avant le 30 juin 2017 CV et lettre de motivation
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