Contexte
Dans un contexte de transition agroécologique, l’enjeu est de pouvoir maintenir ou augmenter la production tout en limitant l’empreinte environnementale de l’activité agricole (Thénard et al., 2014). La construction et le développement de systèmes de culture performants d’un point de vue agronomique, écologique et sociétal pour répondre aux exigences règlementaires et aux attentes des consommateurs est un enjeu majeur en agriculture (Plénet et Simon, 2015). La culture des légumineuses et plus particulièrement la culture du pois d’hiver connaît un récent regain d’intérêt, avec une augmentation des surfaces cultivées, alors que la production était quasiment nulle les années précédentes. Dans ce contexte le projet VIVEPOIS « NOUVELLE CULTURE REGIONALE AU SERVICE DE L’AGRO-ECOLOGIE : LE POIS D’HIVER » a pour objectif global d’évaluer l’effet de l’introduction du pois d’hiver, sur la performance agronomique, environnementale et économique de la succession culturale dans le contexte Haut Normand.
Descriptif du sujet et Objectifs
La rhizodéposition est le phénomène général par lequel des composés carbonés et azotés sont libérés par les racines dans le sol pendant la croissance de la plante. L’un des mécanismes majeurs par lequel les rhizodépôts sont libérés dans le sol est l’exsudation de composés solubles par les racines. Les interactions plantes – microorganismes qui découlent de ce processus d’exsudation entrainent des bénéfices réciproques aux protagonistes (Mylona et al., 1995) mais la compréhension des mécanismes demeure limitée. L’impact des modifications des pratiques (successions culturales plus longues, plus grande diversité de plantes cultivées,…) doit être évalué notamment vis-à-vis de la disponibilité en éléments nutritifs pour les plantes qui est une des résultantes des interactions sol – plante – microorganismes.
Dans ce contexte, les objectifs ce stage sont les suivants :
1) Développer une méthode qui permette de quantifier et comparer les exsudats racinaires de trois espèces végétales (le pois d’hiver, le colza et le blé).
2) Etudier l’impact de cette exsudation racinaire sur l’abondance, la diversité et les activités des communautés microbiennes des sols.

Bibliographie
Mylona et al., 1997. Plant Cell 1997 : 869-885.
Plénet D, Simon S, 2015. Sciences Eaux & Territoires, 16 : 58-63.
Thénard V et al., 2014. Options Méditerranéennes Série A, 109, 785-789.

Compétences requises : Connaissances en écologie microbienne, biologie moléculaire, physiologie végétale, esprit de synthèse et d’analyse, aptitude au travail en équipe, autonomie, rigueur et motivation.
Lieu : Mont-Saint-Aignan (76)
Indemnisation du stagiaire : selon conditions légales. Convention de stage obligatoire.
Encadrement : Dr. Wassila Riah-Anglet, Chargée de recherche
Cyrine Rezgui, doctorante (2ieme année) en écologie microbienne
Contact : [email protected]
UNILASALLE campus de Rouen – 3 rue du Tronquet
Unité AGHYLE « Agroécologie, Hydrogéochimie, Milieux et Ressources » – UP2018.C101
CS 40118 – F – 76134 Mont-Saint-Aignan Cedex
Tél. 33 (0)2 32 82 91 98 – fax. 33 (0)2 35 05 27 40

Le contenu de cette offre est la responsabilité de ses auteurs. Pour toute question relative à cette offre en particulier (date, lieu, mode de candidature, etc.), merci de les contacter directement.

Pout toute autre question, vous pouvez contacter [email protected].