Contexte:
Les oiseaux sont souvent considérés comme pouvant contribuer à la régulation naturelle des ravageurs dans les paysages agricoles (Barbaro et al., 2017; Jedlicka, Letourneau & Cornelisse 2014). Cependant, leur importance relative est assez controversée car ils peuvent se nourrir non seulement d’insectes nuisibles, mais aussi d’autres arthropodes prédateurs limitant ainsi le niveau de contrôle biologique global des insectes nuisibles. En effet, si de nombreux travaux ont mis en évidence qu’il existe en moyenne une relation positive entre diversité des communautés d’ennemis naturels et contrôle biologique des insectes phytophage (Letourneau et al., 2009), la présence de prédateurs intra-guildes est connu comme un facteur pouvant bénéficier aux niveaux trophiques inférieurs comme les insectes phytophages. Il apparaît donc nécessaire de produire des connaissances sur le régime alimentaire et le rôle fonctionnel des oiseaux dans les paysages agricoles.
Par ailleurs, il a été démontré que les pratiques agricoles et le contexte paysager étaient des facteurs déterminant la structure des communautés d’oiseaux et plus généralement les communautés d’ennemis naturels dans les paysages agricoles (Tscharntke et al., 2007; Barbaro et al., 2017; 2021). Ces variables environnementales pourraient donc moduler les niveaux de prédation intra-guilde dans les réseaux d’interactions trophiques dans les paysages agricoles mais cette hypothèse n’a été que peu explorée (mais voir Martin et al., 2013). Le recours à des techniques d’analyses moléculaires pour l’identification des espèces prédatées par les oiseaux combinés à des études observationnelles le long de gradients environnementaux apparaît comme essentiel pour révéler la diversité des régimes alimentaires des oiseaux et en déduire les interactions trophiques.

Objectifs du stage :

Le/La stagiaire contribuera à l’acquisition des échantillons sur un réseau de parcelles viticoles, participera au développement et à l’application de techniques de biologie moléculaire pour extraire l’ADN à partir des échantillons de guano collectés et la mise en œuvre de différents protocoles d’amplification de l’ADN cible (par PCR avec marqueurs universels) afin de produire in fine des données sur l’identité des proies . D’autre part, le stagiaire contribuera à l’analyse d’un jeu de données existant sur les communautés d’oiseaux en paysage viticole le long de gradients paysagers.

Conditions d’accueil :
Vous serez accueilli(e) dans l’équipe « Biodiversité » de l’UMR SAVE à l’INRAe de la Grande Ferrade à Villenave D’Ornon (33), coencadré par Sebastian ORTIZ et Adrien RUSCH. La gratification sera assurée par l’UMR SAVE pendant toute la durée du stage, et sera d’un montant net d’environ 570 euros par mois.

Profil recherché, compétences :
Formation en agroécologie ou en écologie, compétences sur les techniques basiques de biologie moléculaire, bonnes compétences en analyses de données, bonne maîtrise de R et bonne maitrise de l’anglais, motivation, esprit de synthèse et bonnes capacités rédactionnelles. Expérience en laboratoire de biologie moléculaire est souhaitable.

CV + lettre de motivation à envoyer avant le 01/12/2021 à :
Adrien Rusch ([email protected])
Sebastian Ortiz ([email protected]).

Le contenu de cette offre est la responsabilité de ses auteurs. Pour toute question relative à cette offre en particulier (date, lieu, mode de candidature, etc.), merci de les contacter directement. Un email de contact est disponible: [email protected], [email protected]

Pout toute autre question, vous pouvez contacter sfe[email protected].