Problématique et questions de recherche

Le Ragondin et le Rat musqué ont progressivement envahi la plupart des milieux humides de notre pays. Leurs populations sont très abondantes depuis plusieurs dizaines d’années. Plusieurs études (ou parfois enquêtes) ont caractérisé leurs impacts soit sur le plan qualitatif, soit sur le plan quantitatif : dommages aux cultures agricoles, dégradation de leurs habitats (berges, ouvrages d’art, biodiversité floristique et faunistique…,), transmission de zoonoses à l’Homme et à certains animaux d’élevage. Ce sont ces impacts, même si certains n’ont pas été mesurés de façon scientifique, qui justifient l’organisation annuelle d’opérations de lutte collective en Pays de la Loire. Les deux rongeurs sont d’ailleurs classés organismes nuisibles par le ministère en charge de l’agriculture et espèces exotiques envahissantes au titre de la biodiversité par un récent règlement européen.
Toutefois l’efficacité des stratégies de limitation mises en œuvre jusqu’alors n’aboutissent pas à une réduction significative des populations. De plus, l’évolution climatique de ces dernières années, avec une absence d’hivers rigoureux pouvant avoir un impact significatif sur la reproduction des espèces, conduit à une augmentation des captures. En effet, dans la mesure où les moyens humains, financiers et techniques restent stables, voire sont à la baisse, les bilans de captures indiquent que le système déployé peut capter ce surplus d’effectifs, mais ne permet pas de modifier le taux d’accroissement des populations.
Ainsi, la question posée actuellement aux organisateurs des opérations de lutte collectives (réseau FREDON-FDGDON Pays de la Loire) par les gestionnaires des milieux humides, par les propriétaires qui subissent des dommages, et par les financeurs qui s’interrogent de plus en plus sur l’intérêt de leur contribution, est : comment agir sur le taux d’accroissement des populations des deux rongeurs afin d’inverser la tendance actuelle, voire de rechercher une réduction drastique des effectifs, sans perturber les autres relations fonctionnelles dans les différents écosystèmes aquatiques, et en prenant en compte le changement de regard de la société face aux espèces animales ?
Afin que puisse être initié un programme de recherche sur la thématique de limitation des populations de rongeurs aquatiques envahissants, le projet de Master 2 aura pour objectifs :
(1) une étude bibliographique approfondie sur les connaissances scientifiques disponibles sur les deux rongeurs, sur leurs différents impacts et sur les méthodes d’échantillonnage des populations,
(2) une analyse des réseaux d’acteurs opérant dans la lutte contre ces rongeurs en Pays de la Loire, des données disponibles, de leur niveau d’agrégation et de leur utilisation possible,
(3) à partir de ces études, dégager des pistes de travail en termes de recherche fondamentale et appliquée pour apporter des réponses à la problématique de départ.

Profil du candidat

Compétences et expériences antérieures en Ecologie des milieux humides, et en travail de terrain…
Travail en équipe, mais en même temps goût pour le travail en solitaire
Très bon contact relationnel
Compétences en analyses de données : SIG (Argis ou QGIS), analyses statistiques (R…)

Conditions d’accueil

Tout le travail de terrain s’effectue sur la région Pays de la Loire
Le (la) candidat(e) aura deux structures d’accueil : LETG-Angers et FREDON Pays de la Loire, qui sont deux structures situées sur le Campus Belle-Beille de l’Université d’Angers.

Envoyer lettre de motivation et CV au plus vite (sélection du candidat au fil de l’eau) détaillé à
[email protected] et [email protected]

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Pout toute autre question, vous pouvez contacter [email protected].