Contexte et problématique

Dans les pays anthropisés comme la France, les paysages sont très structurés par les humains et leurs activités. Il existe cependant des gradients spatiaux d’anthropisation des paysages les moins impactés par les humains (par exemple la haute montagne) à ceux qui le sont au maximum (par exemple le cœur des grandes agglomérations).
On sait que certaines facettes de l’anthropisation déterminent la distribution des espèces. Le degré d’association à des milieux plus ou moins dominés par les humains permet par exemple d’identifier des espèces de milieux agricoles (donc d’espaces anthropisés) ou forestières (donc de milieux qui le sont moins). Par ailleurs, certains éléments anthropiques beaucoup plus ponctuels, comme la distribution des bâtiments, déterminent également des abondances et des tendances temporelles différentes selon les espèces qui peuvent être qualifiées de plus ou moins synanthropes.
L’enjeu actuel est de prendre en compte non pas un seul indicateur d’anthropisation, mais plusieurs facettes de l’anthropisation pour hiérarchiser leur importance respective sur la distribution des oiseaux et des chiroptères en France à différentes échelles.

Objectifs du stage

Utiliser les cartes de plusieurs marqueurs d’anthropisation en France et les croiser à la distribution spatiale des oiseaux et des chiroptères. Hiérarchiser l’influence de ces différents marqueurs sur la distribution spatiale des oiseaux et des chiroptères pour quantifier le degré de sensibilité de chaque espèce à ces marqueurs.
Une attention particulière sera accordée à l’influence des lumières artificielles de nuit et des pollutions sonores. Un zoom sera effectué sur certains sites littoraux pour lesquels nous disposons aujourd’hui d’un grand nombre de données.

Déroulement du stage et tâches confiées au stagiaire

– Prendre en main les différentes données cartographiques relatives à l’anthropisation à différentes échelles spatiales (données déjà disponibles au laboratoire)
– Prendre en main les jeux de données relatifs aux oiseaux et chiroptères (dont bases de données nationales STOC-Vigie-Chiro MNHN)
– Analyses statistiques de croisement entre les données d’anthropisation et de biodiversité
– Interprétation des résultats
– Participation à leur valorisation

Compétences et profil recherché

Etudiant de master 2 ayant de bonnes connaissances en écologie ; goût et des compétences en analyses de données, notamment en géomatique (SIG) et analyses statistiques (dont modèles linéaires, maîtrise de R). Des connaissances et affinités naturalistes seraient les bienvenues.

Encadrants

– Dr. Laurent Godet (LETG, CNRS, Université de Nantes)
– Dr. Isabelle Le Viol (CESCO, Muséum National d’Histoire Naturelle, Concarneau)
– Dr. Christian Kerbiriou (CESCO, Sorbonne Université, Concarneau)

Modalités pratiques

L’étudiant sera accueilli au laboratoire LETG-Nantes de l’Université de Nantes et sera indemnisé selon les règles en vigueur. Le stage se déroulera entre février et juillet 2022.

****

Candidature : envoyer C.V. et lettre de motivation avant le 7 novembre 2021
(au format « Nom_prenom_M2-anthrop_CV » et « Nom_prenom_M2-anthrop_LM ») à :

[email protected]r, [email protected], [email protected]

(* les candidatures seront examinées au fur et à mesure)

Le contenu de cette offre est la responsabilité de ses auteurs. Pour toute question relative à cette offre en particulier (date, lieu, mode de candidature, etc.), merci de les contacter directement. Un email de contact est disponible: [email protected]

Pout toute autre question, vous pouvez contacter [email protected].