Contexte
Dans les années 1960-70, l’Institut National de la Recherche Agronomique (INRA) a introduit des espèces exotiques et créé des arboretums d’élimination d’espèces forestières en conditions environnementales difficiles (haute altitude, pollution atmosphérique) ou lorsqu’une espèce présente naturellement ne remplissait plus sa fonction, suite à un dépérissement majeur (ex : Pin maritime en région méditerranéenne ou Epicéa commun sur les haut plateaux Lozériens). Ces espèces ont été plantées dans 3 grandes régions biogéographiques françaises, parfois en conditions très contraignantes (climat et sol). Les arbres sont issus de graines récoltées le plus souvent sur des peuplements sauvages, dans l’aire naturelle des espèces, parfois en plantations artificielles. La plupart des espèces testées ont été représentées par plusieurs provenances, chacune étant plantée dans plusieurs parcelles de 15 à 30 plants. Aujourd’hui gérés par l’ONF, ces arboretums intéressent les communautés scientifiques et forestières, dans le cadre de prospectives liées au changement climatique.
Sujet
A partir des données d’inventaires initiales et actuelles, il s’agira de faire un bilan quantitatif et qualitatif de 6 arboretums scientifiques situés en Normandie, dans le Massif central (haute altitude) ou en zone méditerranéenne. Ces données sont disponibles sous excel : on compte 355 taxons vivants sur 656 plantés. Elles sont hétérogènes et complexes. Les notions de réussite et de survie varient selon les auteurs. La survie sera donc discutée et analysée en termes de potentialités de chaque espèce végétale à s’accommoder des conditions environnementales de chaque arboretum. Elle sera analysée et exprimée sous forme de « check list » commentées, pour mettre en évidence les taxons ayant totalement disparu (liste 1 = espèces-provenances qui n’ont pas survécu dans les arboretums), ceux ayant survécu avec un fort taux de survie et une bonne croissance et ayant été retenues par l’ONF (liste2 = liste d’espèces à expérimenter à court terme). Enfin, il conviendra d’explorer les espèces-provenances ayant survécu de manière partielle, en particulier celles présentant une croissance supérieure à la moyenne de l’arboretum (liste 3 = espèces à potentialités pour «après-après-demain»). Dans les arboretums méditerranéens, l’analyse pourra s’appuyer sur les données de croissance des années d’installation et sur l’impact d’évènements climatiques exceptionnels.
Conditions d’accueil
Le stage aura lieu à la Villa Thuret (INRA Centre PACA. Jardin Botanique de la Villa Thuret, à Antibes) où le(a) stagiaire sera suivi(e) par la directrice d’unité. Il (elle) visitera au moins les arboretums méditerranéens et sera accompagné(e) sur le terrain par les techniciens de proximité. Il (elle) percevra une indemnité mensuelle d’un montant de 554,40 € ; ses frais de déplacement seront pris en charge. L’accès à des chambres sur le site INRA de Sophia Antipolis est possible, selon disponibilités.
Contact : Catherine Ducatillion, directrice de l’Unité Expérimentale Villa Thuret à Antibes
[email protected] 04 97 21 25 02 – 06 14 62 64 89

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