L’identification de leviers agroécologiques qui amélioreraient la fourniture de services écosystémiques est devenue un enjeu crucial pour diminuer le recours aux intrants en agriculture. Les objectifs du plan Ecophyto appellent à repenser la gestion de la santé des cultures en concevant des systèmes de production moins dépendants des méthodes de lutte chimique. La régulation naturelle des bioagresseurs par les prédateurs et parasitoïdes naturellement présents dans l’agrosystème est souvent citée comme un service important qui pourrait permettre de réduire l’utilisation des pesticides.
La mise en place d’habitats favorables à la biodiversité fonctionnelle constitue un moyen pour attirer, maintenir et favoriser la biodiversité d’insectes auxiliaires prédateurs et parasitoïdes à proximité des cultures. Cette pratique s’inscrit dans la Lutte Biologique par Conservation et Gestion des Habitats. L’implantation de bandes fleuries en est un exemple. Toutefois, les mélanges proposés sont parfois coûteux, et étant donné que l’on connaît très mal le potentiel de régulation de ces bandes fleuries, ainsi que les dégâts et dommages évités dans la culture d’intérêt, peu d’agriculteurs en grandes cultures en mettent en place.
Dans ce contexte, le projet CasDAR Muscari (Mélanges Utiles aux Systèmes de Culture et Auxiliaires pour une Réduction des Intrants), ambitionne d’inciter les agriculteurs à mieux utiliser les services rendus par la biodiversité fonctionnelle en
disposant de méthodes (outils) pour évaluer l’intérêt de leurs bandes fleuries
disposant de mélanges botaniques efficaces et économiques (semences à coût moindre)
en disposant d’informations pratiques et claires sur la lutte biologique par conservation.

Les partenaires du projet MUSCARI ont mis en place 10 dispositifs expérimentaux chez des producteurs répartis en France (voir carte), et réalisé des suivis botaniques et entomologiques en 2016 et 2017.
Les objectifs de ces travaux sont multiples :
identifier les espèces botaniques les plus faciles à installer, en lien avec leur coût,
identifier le comportement de ces espèces sur deux années consécutives,
évaluer le niveau d’attractivité de ces mélanges botaniques pour la faune auxiliaire,
évaluer l’effet de ces mélanges fleuris sur la culture voisine.

OBJECTIFS DU STAGE

Le stage consistera donc, sous l’expertise scientifique de deux écologues de l’ENSFEA, à organiser les données collectées en 2017 sur les 10 sites, puis à les analyser pour identifier les principaux enseignements des suivis réalisés.
Le(la) stagiaire analysera les données à l’aide du logiciel R en mettant l’accent sur la description des communautés d’arthropodes présents et en tentant de les relier à la structure fonctionnelle des bandes fleuries.

Ce stage permettra à l’étudiant(e) d’acquérir une expérience sur
les suivis de biodiversité fonctionnelle et la reconnaissance d’arthropodes,
les suivis botaniques,
l’analyse critique et la validation des protocoles d’observation
l’analyse statistique des données liant communautés d’arthropodes et structure fonctionnelle des bandes fleuries
l’évaluation du service rendu (lien présence ravageurs, intensité de dégâts, taux de momies…)

Dates du stage : septembre à décembre 2017 (4 mois)

Lieu : Toulouse
Domaine : Agronomie, biodiversité, statistiques
Niveau minimum requis : Master, Ingénieur agri/agro

Responsables : Alexandra Magro & Jean-Louis Hemptinne
Contact : [email protected]

Conditions du stage :

Convention de stage indispensable
Indemnisation légale (517 €/mois environ, sous réserve d’évolutions)
Ordinateur portable personnel de préférence
Maîtrise du logiciel R vivement souhaitée

Le contenu de cette offre est la responsabilité de ses auteurs. Pour toute question relative à cette offre en particulier (date, lieu, mode de candidature, etc.), merci de les contacter directement.

Pout toute autre question, vous pouvez contacter [email protected].