Contexte

L’identification de leviers agroécologiques qui amélioreraient la fourniture de services écosystémiques, comme la régulation naturelle des bioagresseurs, est devenue un enjeu crucial pour diminuer le recours aux intrants en agriculture. Les objectifs du plan Écophyto appellent à repenser la gestion de la santé des cultures en concevant des systèmes de production moins dépendants des méthodes de lutte chimique. Cela passe par l’élargissement de la gamme de leviers d’intervention sur les bioagresseurs. En effet, le contrôle des bioagresseurs par les prédateurs et parasitoïdes naturellement présents dans l’agrosystème est souvent cité comme un service important qui pourrait permettre de réduire l’utilisation des pesticides. Dans ce cadre, l’utilisation de bandes fleuries pour attirer, maintenir et favoriser la biodiversité d’insectes auxiliaires prédateurs et parasitoïdes, permettrait de contribuer à la régulation des ravageurs des grandes cultures. De nombreux agriculteurs implantent déjà des mélanges d’espèces en bordure de leurs parcelles, mais les objectifs de régulation des bioagresseurs de grandes cultures ne sont que très rarement pris en compte, l’une des principales raisons étant que l’on connaît très mal le potentiel de régulation de ces bandes fleuries, ainsi que les dégâts et dommages évités.

Missions

Ce stage a pour objectif de quantifier au champ l’impact de bandes fleuries vis-à-vis des auxiliaires attirés et hébergés, vis-à-vis d’un potentiel de régulations biologiques, du contrôle des ravageurs et des dommages et dégâts dans les cultures adjacentes, selon la distance à la bande fleurie. Le stagiaire interviendra dans un dispositif expérimental permettant de comparer sur une même parcelle des mélanges floraux dont la composition botanique diffère.
Le stagiaire aura pour mission de réaliser des relevés floristiques sur les bandes fleuries et de mesurer la dynamique de ravageurs et d’auxiliaires dans la bande fleurie et la culture adjacente (colza et céréale d’hiver) par des captures et piégeages, suivis d’une phase d’identification des échantillons au laboratoire.
Le (la) stagiaire analysera les données collectées, en mettant l’accent sur la description des communautés d’arthropodes présents et en tentant de les relier à la structure fonctionnelle des bandes fleuries.
Ce stage permettra à l’étudiant(e) d’acquérir une expérience sur (i) les suivis de biodiversité fonctionnelle et la reconnaissance d’arthropodes, (ii) l’analyse critique et la validation des protocoles d’observation et enfin (iii) l’analyse des communautés d’arthropodes présents (marcheurs et volants).

Profil du candidat

Profil ingénieur/master, bac+4 à bac+5. Le stagiaire devra avoir des connaissances en agronomie et en écologie. Il devra faire preuve de beaucoup de rigueur, d’autonomie et d’organisation. Des connaissances en entomologie ou en botanique seraient souhaitables. Le permis de conduire est nécessaire.

Conditions de travail

Le stage est ouvert sur six mois, à partir de septembre 2016.
Indemnisation de stage : au moins 554 € mensuels.
Possibilité d’hébergement sur place.
Lettre de motivation et CV à envoyer à Antoine Gardarin
UMR INRA-AgroParisTech Agronomie – Bâtiment EGER
Avenue Lucien Brétignières, BP01, 78 850 Thiverval-Grignon
[email protected]

Le contenu de cette offre est la responsabilité de ses auteurs. Pour toute question relative à cette offre en particulier (date, lieu, mode de candidature, etc.), merci de les contacter directement.

Pout toute autre question, vous pouvez contacter [email protected].