Contexte : L’introduction du cerf en 1878 et sa prolifération sur l’archipel canadien d’Haïda Gwaii a profondément modifié l’écosystème forestier, réduisant significativement la biodiversité végétale et animale (Allombert et al., 2005a, 2005b; Chollet, 2012). Si les effets des cerfs sur la partie aérienne de cet écosystème sont aujourd’hui bien caractérisés, les conséquences sur le compartiment sol restent encore méconnues. Depuis 2016, une collaboration France-Canada entre le Centre d’Ecologie Fonctionnelle et Evolutive (CEFE) à Montpellier et le groupe de recherche ‘Belowground Ecosystem’ de l’Université de Colombie Britannique (UBC) à Vancouver a été mise en place afin d’étudier les effets des cerfs sur le sol des forêts d’Haïda Gwaii. Un des axes de recherche de ce projet consiste à mieux appréhender les modifications induites au niveau du cycle de l’azote et des micro-organismes impliqués dans ce cycle. C’est dans cet axe que ce stage se situe. Il est adossé au projet de thèse mené par Morgane Maillard sur l’effet des cerfs sur le cycle de l’azote.
A une plus large échelle, ce projet contribue à mieux comprendre comment les mammifères herbivores introduits affectent l’écosystème du sol.

Objectifs du stage : Etudier l’activité potentielle des micro-organismes du sol impliqués dans le cycle de l’azote. Des échantillons de sol provenant d’îles colonisées et non colonisées par les cerfs seront comparés afin d’étudier les modifications induites par la prolifération de ces herbivores. En parallèle, des échantillons de sol récoltés à l’intérieur et à l’extérieur d’exclos seront comparés afin d’étudier la résilience du sol suite à l’exclusion des cerfs. Les activités potentielles d’ammonification, nitrification et dénitrification associées à ces échantillons seront quantifiées expérimentalement grâce à la technique de qPCR (Levy-Booth et al., 2014). Ces mesures seront ensuite comparées aux propriétés physiques et chimiques de ces sols (pH, contenu en carbone et en azote …), aux données de végétation associées aux différents sites échantillonnées, et à la diversité taxonomique des micro-organismes présents.

Durée du stage: 3 à 4 mois à partir de mars 2018.

Lieu du stage: La première semaine du stage se déroulera à Montpellier, au Centre d’Ecologie Fonctionnelle et Evolutive. La suite du stage se déroulera à l’UBC à Vancouver, dans le département ‘Forest and Conservation Sciences’. Les billets d’avion France-Canada et les gratifications seront pris en charge par le CEFE.

Compétences souhaitées
– Intérêt pour l’écologie microbienne,
– Habilité à travailler en équipe,
– Expérience à la paillasse et maîtrise de l’anglais souhaitable.
Pour candidater, l’étudiant doit être inscrit dans un des masters de Montpellier.

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Références
Allombert, S., Gaston, A.J., Martin, J.-L., 2005a. A natural experiment on the impact of overabundant deer on songbird populations. Biol. Conserv. 126, 1–13. https://doi.org/10.1016/j.biocon.2005.04.001
Allombert, S., Stockton, S., Martin, J.-L., 2005b. A Natural Experiment on the Impact of Overabundant Deer on Forest Invertebrates. Conserv. Biol. 19, 1917–1929.
Chollet, 2012. De la mise en évidence à la gestion de l’effet cerfs – Leçons pratiques et théorique fournies par l’introduction du cerf à queue-noire sur Haïda Gwaii. Thèse de doctorat.
Levy-Booth, D.J., Prescott, C.E., Grayston, S.J., 2014. Microbial functional genes involved in nitrogen fixation, nitrification and denitrification in forest ecosystems. Soil Biol. Biochem. 75, 11–25.

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