Contexte
Les études sur services écosystémiques (SE) – ou bénéfices apportés à l’Homme par les écosystèmes – se multiplient. Cependant, il n’existe pas de consensus quant aux méthodes permettant leur quantification sur le terrain, ce qui pose notamment problème dans le cadre des études d’impact environnemental. Parmi les services écosystémiques de régulation, ceux liés à l’eau, i.e. la régulation de la qualité de l’eau et la régulation des crues, méritent une attention particulière d’une part à cause de la demande croissante pour ces services due à l’augmentation des pressions humaines sur les écosystèmes, et d’autre part à cause de de la complexité de leur quantification du fait des nombreux processus et paramètres écologiques impliqués. Ces deux SE sont essentiels en milieu agricole, où par exemple, la qualité de l’eau est menacée par l’apport d’intrants et par l’impact des pratiques culturales sur le sol. Ce travail sera centré sur l’étude du rôle des zones tampons – plus particulièrement des bandes enherbées – pour la fourniture de ces deux services en territoire agricole.

Il est connu que ces deux services écosystémiques liés à l’eau dépendent en grande partie des propriétés biologiques et physico-chimiques du sol. Cette étude quantifiera les services de régulation de l’eau par les bandes enherbées selon différentes modalités de travail du sol telles que:
– Le labour :travail du sol qui implique un retournement des horizons du sol en profondeur
– Le travail cultural simplifié : sans labour mais impliquant un travail de 5 à 30cm de profondeur
– Le semis direct : travail du sol réduit à sa partie superficielle, et fait par les éléments semeurs le long d’une ligne de semis.

Objectifs
1) Obtenir un jeu d’indicateurs représentatifs des services de purification de l’eau et de régulation des crues, en se basant sur les protocoles de terrain sélectionnés en 2017 et testés sur un jeu de parcelles dans la région Grenobloise.
2) Tester ces indicateurs et les protocoles associés en partenariat avec un réseau d’agriculteurs dans le bassin de la Garonne ou de l’Adour. L’étude sera centrée sur des zones tampons jouxtant des parcelles agricoles, selon les 3 modalités de travail du sol décrites en introduction.
3) Contribuer à la réalisation d’un protocole de caractérisation des principaux déterminants de la régulation des crues à l’échelle du bassin versant, grâce aux outils SIG et bases de données géomorphologiques.

Description de la mission
– Mettre à jour et compléter la revue bibliographique des indicateurs réalisée en 2016-17
– Recenser et approfondir les méthodes utilisées pour quantifier les indicateurs du SE de régulation des crues
– Développer un protocole de terrain pour les nouveaux indicateurs sélectionnés. Ces protocoles devront être faciles à mettre en œuvre, robustes et reproductibles
– Tester ces protocoles ainsi que ceux sélectionnés pour le SE purification de l’eau en 2017 sur un jeu de parcelles des bassins de la Garonne ou de l’Adour, en collaboration avec l’ENSAT
– Préparer et analyser les échantillons en laboratoire.
– Analyser les données sous R
– Développer un protocole d’étude des paramètres de la régulation des crues à l’échelle de la parcelle (terrain) et à l’échelle du bassin versant avec un SIG (par ex Qgis)

Mots-clés : ecosystem services, hydrology, runoff, flood regulation, water purification, nitrification, denitrification, phosphates, land use

Localisation
Le stage commencera début mars, et se déroulera dans les locaux du LECA (Laboratoire d’Ecologie Alpine, UGA, à Grenoble) pour sa phase préparatoire, pour les analyses de données et la rédaction du rapport final. Les travaux de terrain se dérouleront dans la région toulousaine. (environ 2 à 3 déplacements prévus au cours du stage)

Profil du candidat
Master 2 en écologie, sciences de l’environnement.
Ce stage nécessite des compétences écologie, en analyses de données (langage R), et si possible sur un SIG (Arcgis ou Qgis).
Des connaissances en hydrologie et en sciences du sol seront appréciées.
Permis B obligatoire.

Encadrement et collaborations
Pour candidater, envoyez votre CV et lettre de motivation à Sandra Lavorel (Laboratoire d’Ecologie Alpine, [email protected]) avec en copie Marie-Pascale Colace (Laboratoire d’Ecologie Alpine, [email protected]) et Océane Bartholomée (doctorante au Laboratoire d’Ecologie Alpine, [email protected]) avant le 15 décembre 2017.

Le contenu de cette offre est la responsabilité de ses auteurs. Pour toute question relative à cette offre en particulier (date, lieu, mode de candidature, etc.), merci de les contacter directement.

Pout toute autre question, vous pouvez contacter [email protected].