Contexte général
Les recherches au sein de l’unité d’écotoxicologie in vitro et in vivo (ECOT) ont permis de mieux caractériser les effets des perturbateurs endocriniens au niveau cellulaire et individuel chez le poisson. On peut citer par exemple, la mesure de l’induction de la vitellogénine chez les poissons mâles et juvéniles comme biomarqueur d’exposition aux œstrogènes mimétiques ou les travaux menés sur les enzymes de la stéroïdogénèse et plus particulièrement les P450 aromatases dont l’expression semble en partie régulée par les récepteurs des œstrogènes (ER) et des hydrocarbures aromatiques (AhR). Certaines études au laboratoire mettent en évidence une baisse du succès reproducteur chez certaines espèces, un déséquilibre au niveau du sexe-ratio ou des anomalies histologiques comme la présence d’ovo-testis. Mais les répercussions de ces altérations mesurées au niveau individuel sur la structure et la dynamique des populations à long terme sont difficiles à étudier au laboratoire, à démonter sur le terrain et de ce fait ont peu été étudiées.
Face aux risques à long terme que les perturbateurs endocriniens peuvent faire courir à l’environnement, il paraît important d’étudier les relations entre les altérations cellulaires, individuelles et populationnelles.
Dans ce contexte, à terme, les différents projets de recherche mis en place à L’INERIS vise à étudier l’impact des perturbateurs endocriniens à différents niveaux d’organisations biologiques par une mise en relation d’études au laboratoire (in vitro et in vivo) avec des études effectuées en conditions semi-naturelles (études en mésocosme). Le modèle biologique qui est choisi est le poisson. Cette mise en relation expérimentale, enrichira les données nécessaires et aujourd’hui manquantes permettant de mieux comprendre la propagation des effets des perturbateurs endocriniens chez le poisson de la cellule à la population.
L’outil « mésocosmes » offre la possibilité d’accéder à un certain réalisme écologique en créant des écosystèmes simplifiés et autosuffisants permettant d’étudier les effets des substances à différentes échelles d’organisation biologique (individu, population, communauté, écosystème) tout en pouvant contrôler un certain nombre de paramètres. Ils constituent donc un outil pertinent pour mesurer les effets à la fois au niveau individuel et populationnel. L’épinoche à trois épines (Gasterosteus aculeatus) a été choisie, en particulier en raison de sa bonne acclimatation aux conditions environnementales des mésocosmes comme espèce modèle pour évaluer les effets des substances chimiques sur les populations de poissons.
Nous proposons de mettre en place une expérimentation en mésocosmes (de novembre 2018 à septembre 2019) dédiée à l’étude des effets d’un perturbateur endocrinien, le bisphénol S, sur la dynamique de population de l’épinoche à trois épines.
Dans ce contexte, nous recherchons un(e) stagiaire pour participer à cette étude.

Mission
L’action de l’étudiant(e) se focalisera principalement sur l’étude des effets du bisphénol S sur la dynamique de population de l’épinoche à trois épines en mésocosme. L’étudiant(e) aura, en particulier, les responsabilités suivantes :
Suivi des populations de poisson durant l’expérimentation par le :
• Suivi visuel,
• Suivi des effectifs au cours du temps par la méthode de capture/marquage/recapture (CMR),
• Suivi des éventuelles malformations des larves
Suivi de l’habitat (macrophytes )et de la nourriture disponible (communauté de macroinvertébrés)

Une attention particulière pourra être portée sur les développements méthodologiques suivants :
• Caractérisation du développement embyro-larvaire de l’épinoche au laboratoire et en mésocosmes
• Amélioration de la technique de suivi des effectifs au cours du temps en mésocosmes (CMR)
L’étudiant(e) procèdera également à l’analyse statistique des résultats obtenus.
L’étudiant(e) pourra, grâce à ce stage développer et /ou approfondir leurs compétences en écotoxicologie et en écologie des populations tout en contribuant activement à une partie du projet de recherche.

Profil
BAC + 2 à +5, en biologie ou écologie

Durée : 6 mois à partir du mois de mars/avril 2019 (si possible)
Rémunération : Salaire/Indemnisation : 530 €/mois + Participation d’indemnisation des transports sous conditions + Participation aux frais de repas

Contact
Sandrine Joachim
INERIS
Unité ECOT
Parc Alata, BP2
60550 Verneuil en Halatte
Tel : 03-44-55-62-01
Email : [email protected]

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