-Contexte scientifique

La compensation écologique, dernière étape de la séquence « Eviter, Réduire, Compenser » (REC) est un outil (réglementaire en France) permettant la prise en compte des impacts sur la biodiversité des projets d’aménagement afin de freiner l’érosion actuelle de la biodiversité. Un des enjeux de la compensation est d’atteindre l’équivalence écologique, étape clé pour atteindre l’objectif « pas de perte nette » de biodiversité (Doctrine sur la séquence ERC du MEDDE). Lorsque les pertes de biodiversité dues aux impacts des projets d’aménagements sont égales aux gains de biodiversité dus aux mesures compensatoires, l’équivalence est atteinte.
Le cadre règlementaire français n’inclut pas de méthodologie précise à suivre pour déterminer l’équivalence écologique et aucune n’est unanimement reconnue pour l’évaluer. Plusieurs méthodes, dites de calcul de l’équivalence, ont été développées dans différents pays et sont utilisées sur le terrain à l’étranger. En France, c’est le secteur privé qui est force d’initiative à ce niveau, ce qui conduit à une hétérogénéité des pratiques et à des discussions méthodologiques, au cas par cas, rendant aléatoire l’obtention des autorisations impliquant des mesures compensatoires (MC).

-Contexte du stage

Actuellement Irstea Grenoble co-encadre une thèse CIFRE sur l’équivalence écologique en partenariat avec EDF (entreprise confrontée à la démarche de compensation écologique sur ses sites et souhaitant développer et améliorer les outils et les méthodes nécessaires à la compensation, et particulièrement l’équivalence) et avec le Museum National d’Histoire Naturelle. Les travaux de thèse consistent à élaborer une méthodologie pour le calcul de l’équivalence écologique dans le contexte de l’application de la séquence ERC en France, avec une prise en compte des dimensions écologiques, spatiales et temporelles.
Le calcul de l’équivalence écologique doit notamment prendre en compte l’insertion du site impacté comme du site compensé au sein d’un paysage changeant (changement d’occupation des sols, changement climatique, insertion dans les trames vertes et bleues…). Pour ce stage nous proposons d’étudier le changement de l’occupation des terres sur un territoire et les conséquences pour la mise en place des mesures compensatoires. Une fois la proximité fonctionnelle de la mesure compensatoire assurée, se pose la question suivante : vaut-il mieux engager des mesures compensatoires sur des sites qui ont de fortes probabilités d’être artificialisés prochainement, ou au contraire sur des sites qui ne risquent pas de subir de pressions anthropiques ? Actuellement, le choix des sites de compensation est très contraint par la disponibilité foncière. Des éléments d’expertise supplémentaires permettraient aux maîtres d’ouvrage d’être mieux guidés dans leur choix de sites compensatoires. En particulier une stratégie à l’échelle du paysage permettrait d’optimiser le choix et la localisation des sites de compensatoires afin de maximiser les chances d’obtenir un réel gain de biodiversité (ou tout au moins de réduire au minimum les pertes).

-Missions

• Travail bibliographique sur la localisation des sites compensatoires.
• Construction d’une grille d’appréciation.
• Choix des sites d’études et relevés de terrain. La stagiaire se basera sur des dossiers de projets en Rhône Alpes pour lesquels les accès aux sites compensatoires sont possibles.

-Profil recherché

Étudiant avec formation principale en écologie du paysage, ou écologie / gestion des écosystèmes avec une bonne connaissance ou expérience d’études à l’échelle paysagère (M2). Une formation mixte en géographie et écologie peut convenir. Une bonne connaissance des problématiques liées à la compensation écologique ainsi que de bonnes bases en écologie sont attendues (biodiversité, faune, flore, habitats, connectivités écologiques…). Le stagiaire devra être autonome, rigoureux et inventif, et avoir de bonnes bases en SIG.

-Informations pratiques

Encadrement : Thomas Spiegelberger, Lucie Bezombes
Lieu du stage : IRSTEA Grenoble, 2 rue de la papeterie, Saint Martin d’Hères
Période : 6 mois de mars à août 2016
Rémunération : 554,40€ mensuel

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