Contexte

La rivière Creuse, comme de nombreux cours d’eau du territoire national, a largement été aménagée pour la production d’hydroélectricité. Sept principaux ouvrages hydroélectriques ont été implantés sur son cours dans les départements de la Creuse (23) et de l’Indre (36). Le complexe d’Eguzon, en amont d’Argenton sur Creuse est le principal et fonctionne par « éclusées ». Ce type d’aménagement turbine par intermittence l’eau stockée dans des barrages-réservoirs afin d’utiliser les réserves disponibles au moment le plus opportun pour la production d’électricité. Ils provoquent, dans les tronçons de rivière en aval des restitutions, des variations de débit au sein de la journée ou de la semaine. Ces augmentations et diminutions rapides de débit provoquent des variations de hauteur d’eau, de vitesse et de surface mouillée importantes, susceptibles d’impacter la vie aquatique en aval des aménagements.
Sur la Creuse, en aval du complexe hydroélectrique, les peuplements piscicoles ont été suivis annuellement de 2006 à 2020 (3 stations d’échantillonnages). En 2014, des changements sont intervenus dans la gestion du complexe hydroélectrique (augmentation du débit réservé, mise en place d’un débit inter-éclusées notamment).
Il s’agira donc de savoir si ces mesures d’atténuation des éclusées ont porté leurs fruits sur un peuplement piscicole multispécifique.
Une comparaison avec une rivière témoin (1 station d’une rivière de même typologie que la Creuse, mais sans l’influence des éclusées) étayera l’analyse.
L’hydrologie et la thermie de la Creuse, comme de la rivière témoin, sont disponibles pour l’ensemble de la chronique et seront exploitées.

Objectifs du stage

Le stage sera essentiellement un stage de traitement, à partir d’analyses statistiques, de données déjà récoltées (même si des sorties sur le terrain seront organisées pour bien se familiariser avec la problématique – milieux, aménagements hydroélectriques, peuplement piscicole – et les problématiques –variations des niveaux d’eau).
L’objectif principal du stage sera d’identifier les facteurs explicatifs de la variabilité des abondances des principales espèces piscicoles et de vérifier l’efficience des mesures prises en 2014 pour atténuer l’effet des éclusées sur ces abondances.

Modalités du stage

Il s’agit d’un stage de Master 2 conventionné et indemnisé, qui commencera au premier semestre 2022 pour une durée de 6 mois.
Le stage aura lieu dans les locaux du bureau d’études ECOGEA, situé à Muret (31600).

Profil recherché

Master 2, école d’ingénieurs ou équivalent.
Des compétences en analyses statistiques sont indispensables. Des connaissances en écologie aquatique et biologie des poissons sont également nécessaires pour adapter les analyses proposées aux hypothèses testées et interpréter les résultats.
Le (la) stagiaire devra être autonome, avoir une réelle capacité de synthèse et un esprit critique. De bonnes qualités rédactionnelles seront également attendues.
Messieurs Laurent Cazeneuve et Jean-Marc Lascaux encadreront le (la) stagiaire au sein d’ECOGEA

Candidature

Envoyer CV et lettre de motivation à Laurent Cazeneuve ([email protected]).
Date limite de réception des candidatures le 24/12/2021.

Le contenu de cette offre est la responsabilité de ses auteurs. Pour toute question relative à cette offre en particulier (date, lieu, mode de candidature, etc.), merci de les contacter directement. Un email de contact est disponible: [email protected]

Pout toute autre question, vous pouvez contacter [email protected].