Contexte
La lavande fine (Lavandula angustifolia) et le lavandin (Lavandula intermedia – hybride entre lavande fine et lavande aspic L. latifolia) sont cultivés sur près de 20 000 ha dans le Sud-Est de la France, et représentent des plantes emblématiques et essentielles pour l’économie régionale. Cette culture est depuis des dizaines d’années frappée par un phénomène baptisé le dépérissement. Cette maladie est associée au développement dans la plante du phytoplasme du Stolbur Candidatus phytoplasma solani. Celui-ci est transmis par une cicadelle Hyalesthes obsoletus répartie sur de nombreuses plantes hôtes à la fois cultivées et sauvages. Aujourd’hui, l’utilisation de variétés tolérantes et le déploiement de plants sains constituent le cœur des méthodes de lutte utilisables en parallèle du développement récent de couvert végétaux en inter-rangs. Mais ces variétés, même issues de plants sains, commencent à montrer leurs limites en étant tout de même fortement impactées avec de nouvelles souches prédominantes. En effet, l’implication de 3 niveaux trophiques dans le développement de cette maladie complexifie son étude et laisse encore des zones d’ombres dans sa compréhension. La recherche de moyens de lutte supplémentaires qui apparait comme primordiale pour endiguer ces phénomènes passe par une meilleure connaissance du fonctionnement de cette maladie.
Dans cette optique, l’écologie chimique est un des leviers de compréhension et de lutte indirecte potentielle contre cette maladie. Ainsi, l’étude des interactions entre le vecteur et la plante, en présence ou non du Stolbur, devrait apporter des réponses utiles pour ensuite développer des nouveaux outils de lutte comme le push-pull ou de nouveaux indicateurs de sélection variétale.

Objectifs du stage
Ce stage s’inscrit dans le cadre d’un projet baptisé EUCLIDE qui réunit différents partenaires du monde de la recherche et du développement. L’objet du stage s’inscrit plus précisément dans une action où l’on cherche à vérifier une éventuelle réponse comportementale de la cicadelle en présence de certaines molécules via des expériences en conditions semi-contrôlées.
Le(a) stagiaire sera également amené à assister les équipes terrain travaillant sur la récolte et l’analyse des composés volatiles et non-volatiles. Cela permettra de mieux appréhender le projet dans son ensemble.
Profil souhaité
Stage L3 ou M1 (selon profil et objectifs de stage)
Votre cursus est en lien avec l’écologie chimique, l’entomologie, l’éthologie, la protection des cultures voire l’environnement.
Votre précision et votre rigueur guideront votre collecte de données, puis votre esprit de synthèse, votre force de proposition et vos capacités rédactionnelles prendront le relais dans les analyses des résultats.
À noter que des expériences seront à réaliser en conditions estivales (chaudes) sous tunnels.
Permis B et véhicule personnel

Conditions d’accueil
Durée : 3 mois
Période : début juin à fin-août 2018
Indemnité de stage selon règlementation en vigueur
Fin de réception des candidatures : 18 mars 2018
Envoyer un CV et lettre de motivation (le nom des fichiers doit comprendre votre nom et prénom : ex : michel_dupont_CV)

Contact
COSTES Thomas
[email protected]
07 72 26 41 25
04 92 87 70 52

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Pout toute autre question, vous pouvez contacter [email protected].