Cadre théorique :

L’un des enjeux majeurs en écologie est de comprendre et prédire la réponse des organismes aux variations environnementales. Pour cela, la clarification des mécanismes proximaux est une étape indispensable pour comprendre des patrons écologiques généraux comme l’utilisation de l’habitat ou la distribution des espèces. Dans ce contexte, l’approche écophysiologique est particulièrement pertinente. Si la ressource trophique et les contraintes énergétiques ont attiré un intérêt considérable, l’importance de l’eau demeurent actuellement peu considérée en écologie. Pourtant l’eau est aussi une ressource capitale pouvant être limitante. L’objectif principal de ce stage sera d’évaluer les réponses fonctionnelles liées à la disponibilité en eau chez une espèce caractéristique des zones humides, le lézard vivipare (Zootoca vivipara). L’hypothèse générale est qu’au même titre que les conditions thermiques, les conditions hydriques confrontent l’organisme à des compromis physiologiques et comportementaux importants, particulièrement lors de la reproduction (i.e., gestation).

Objectifs :

1) Caractériser les effets à long terme et les effets mémoires d’une privation d’eau sur la survie et la reproduction des individus.

2) Clarifier la réponse physiologique (état d’hydratation, réponse hormonale, réponse immunitaire) et comportementale des individus (activités sur substrat humide ou sec).

3) Mesurer les effets prolongés d’un accès restreint à l’eau sur la plasticité phénotypique (mesure des pertes en eau, stress physiologique).

Modèle biologique :

Le lézard vivipare (Zootoca vivipara), est un petit Lacertidae répartit sur l’ensemble du continent Européen. Cette espèce est particulièrement intéressante pour tester nos hypothèses car elle est naturellement inféodée aux zones humides (tourbières, etc) et des études préalables ont notamment montré sa forte dépendance à la disponibilité en eau dans l’habitat.

Méthodes :

Suivi long terme des animaux en enclos semi-naturels (capture-marquage-recapture).

Expérimentations en conditions contrôlées.

Organisation du stage :

Le stage se déroulera durant la période juin-juillet à la station biologique du CEREEP (Saint-Pierre-lès-Nemours, http://www.foljuif.ens.fr). Les stagiaires seront hébergés sur place.
– Capture des animaux en enclos extérieurs (début juin)
– Maintient des animaux en laboratoire (nourrissage, arrosage contrôlé)
– Mise en place des protocoles expérimentaux
– Animaux relâchés en fonction des expériences début aout

Profil recherché :

Étudiants sérieux, motivés et appréciant à la fois le travail de terrain et de laboratoire. Tous les week-ends seront pris par les expérimentations sur toute la période estivale jusqu’au relâché des individus.

Contact :

Andréaz DUPOUÉ ([email protected]), Postdoc, CNRS et UPMC, Paris 6. Bât. A – 7ème Etage, 7 quai St.-Bernard, F-75252 Paris Cedex 05, Salle 724

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