Contexte
La pomoculture constitue une activité économique non négligeable en Belgique. En ce qui concerne la région wallonne, 98 exploitations couvrant 642 ha produisent en moyenne 24 000 tonnes de pommes par an. Ce secteur agricole se trouve cependant contraint d’utiliser massivement des produits phytosanitaires (jusqu’à 37 traitements par an) du fait de la diversité importante des ravageurs de cette culture et de leur impact direct sur la rentabilité économique des productions. Le puceron cendré, Dysaphis plantaginea, est l’espèce la plus dommageable à cette culture. Les nouvelles règlementations européennes ainsi que la sensibilité croissante des consommateurs aux problèmes environnementaux conduisent les producteurs à rechercher de nouvelles méthodes de lutte contre ce puceron plus respectueuses de l’environnement. Grâce à leur grand potentiel en lutte biologique, l’utilisation de microhyménoptères parasitoïdes de pucerons en lâchers inondatifs précoces est une solution envisageable. Dans le cas du puceron cendré, cette intervention consiste en un apport extérieur de deux parasitoïde (Ephedrus cerasicola et Aphidius matricariae) sur les pommiers. Des études antérieures ont cependant montré qu’il était difficile de maintenir ces populations de parasitoïdes importés au sein des vergers. Un manque de ressources florales, sources de nourriture pour les parasitoïdes, pourrait être une cause à leur rapide dispersion.

Objectifs du stage
L’objectif de l’étude est donc de combiner les lâchers massifs des deux parasitoïdes à l’implantation de bandes fleuries au sein des vergers. L’utilisation des bandes fleuries pourrait ainsi permettre de limiter la dispersion des parasitoïdes dans l’environnement. Le stage proposé consistera en un suivi au sein d’un verger expérimental des populations de pucerons et d’insectes auxiliaires s’y développant entre avril et juin. Le verger dans lequel se déroulera l’essai est séparé en micro-parcelles ou sont implantées des bandes fleuries. Des lâchers de parasitoïdes seront réalisés durant la durée de l’expérience. Le stagiaire sera également en charge de la conduite d’élevages de pucerons au laboratoire ainsi que du développement de nouveaux élevages de parasitoïdes récoltés sur le terrain.

Déroulement du stage
Pour mener à bien l’objectif énoncé l’étudiant :
– Participera avec l’appui de ses encadrants au protocole expérimental ;
– Participera activement à l’acquisition des données (comptage des pucerons et auxiliaires au verger) ;
– Sera responsable du maintien des pucerons en élevage ;
– Participera avec l’appui de ses encadrants au développement d’élevages de parasitoïdes ;
– Saisira et assurera la qualité des données ;
– Analysera les résultats de répartition des pucerons et auxiliaires dans les micro-parcelles expérimentales.
L’étudiant sera encadré dans ses missions et dans la rédaction de son mémoire par ses responsables de stage. La durée de stage ne pourra excéder quatre mois.

Profil recherché
Master 1 avec un intérêt pour les sciences biologiques et naturalistes, travaillant de façon autonome et consciencieuse.
Ce stage comporte des travaux à la fois en laboratoire, mais surtout sur le terrain, il sera donc attendu un candidat ayant un intérêt certain pour le terrain.
Des connaissances en entomologie sont un atout
.
Structure d’accueil
Earth & Life Institute – Biodiversity
Université catholique de Louvain
4-5 Croix du Sud, boîte L7.07.04
1348 Louvain-la-Neuve (Belgique)
Tel : (+32) 10 47 36 88

Encadrants
Promoteur : Prof. Thierry Hance, [email protected]
Co-promoteur : Pauline Gardin, [email protected]

Durée du stage
4 mois, avril à juillet 2018
Le dossier de candidature, constitué d’un CV et d’une lettre de motivation, est à envoyer par email aux deux encadrants.

Le contenu de cette offre est la responsabilité de ses auteurs. Pour toute question relative à cette offre en particulier (date, lieu, mode de candidature, etc.), merci de les contacter directement.

Pout toute autre question, vous pouvez contacter [email protected].