Laboratoire ou structure d’accueil : IEES-Paris, Equipe Ecologie et Evolution des Réseaux d’Interaction, Université Pierre et Marie Curie, 7 Quai St Bernard, Bât. A, 75252 Paris cedex 05.

Responsable du stage :
Nom : Edeline Eric
Tél : 01 44 27 56 71
Email : [email protected]
Site: https://sites.google.com/site/ericedeline/home

Durée du stage: 35 à 44 jours ouvrés.

Description du stage :
La taille corporelle est un déterminant majeur de la force des interactions prédateur-proie et des cascades trophiques qui en résultent. Cependant, les mécanismes sous-jacents de la taille-dépendance de la force des interactions prédateur-proie ne sont pas totalement clairs.

Généralement, ce lien taille-prédation est attribué à un mécanisme physiologique faisant intervenir le taux métabolique, qui augmente avec la taille avec un exposant proche de ¾. Un plus grand prédateur a un taux métabolique plus élevé, va consommer plus de proies et induira un lien prédateur-proie plus fort. Cependant, il est aussi possible qu’un plus grand prédateur consomme plus de proies en raison d’une niche trophique plus large via un mécanisme morphologique. Par exemple, une bouche plus large permet de consommer une gamme plus large de proies de tailles différentes. Dans ce cas la relation entre taille du prédateur et force de l’interaction prédateur-proie sera plutôt linéaire.

Tester la contribution de ces deux mécanismes à la force des interactions prédateur-proie nécessite d’estimer la forme de la relation entre la taille du prédateur et la force du lien de prédation (puissance vs. linéaire). Une relation de type puissance avec un exposant proche de ¾ suggérera une contrainte métabolique sur le lien taille-prédation. En revanche, une relation linéaire suggérera une contrainte morphologique passant par l’allométrie morphologique.

L’étudiant(e) devra analyser au microscope les contenus stomacaux de 261 médakas (Oryzias latipes) utilisés dans une expérience de prédation sur du zooplancton en Juin 2014, et conservés depuis au laboratoire (47 contenus stomacaux ont déjà été analysés, portant le nombre total d’estomacs à 308). Pour chaque taxon de proie, le nombre total d’individus sera enregistré dans chaque estomac.

Le contenu de cette offre est la responsabilité de ses auteurs. Pour toute question relative à cette offre en particulier (date, lieu, mode de candidature, etc.), merci de les contacter directement.

Pout toute autre question, vous pouvez contacter [email protected].