Proposition de stage niveau Master 1 ou Master 2 (4 à 6 mois) :
Fragmentation des paysages et évolution des syndromes de dispersion : une analyse comparative et intégrative chez les araignées

De par l’action de l’homme, de plus en plus d’habitats deviennent fragmentés, avec des conséquences négatives sur la biodiversité. La dispersion (mouvements menant à des flux de gènes dans l’espace) a un rôle majeur sur la persistance des organismes dans ces milieux hétérogènes, avec des effets potentiellement positifs (par ex. recolonisations de sites vacants) comme négatifs (par ex. limitation de l’adaptation locale). Il est maintenant reconnu que les individus qui dispersent ne sont pas une portion aléatoire de la population ; on rencontre fréquemment des syndromes de dispersion dans les populations naturelles, c’est-à-dire des corrélations d’origine génétique et/ou environnementale reliant la capacité de dispersion et tel ou tel autre trait des organismes (comportement, physiologie, morphologie…) [1,2,3].
Comme il a été précisé dans de récentes synthèses bibliographiques [1,2], ces syndromes de dispersion devraient en théorie varier selon les environnements. Le but de ce stage est de tester cette hypothèse, et plus spécifiquement les questions suivantes :

-Comment l’architecture (quels traits impliqués ?) et la force des syndromes de dispersion évolue avec la fragmentation ? Cette réponse est-elle adaptative et/ou résulte-t-elle de contraintes subies par les organismes?

– En quoi l’effet de la fragmentation sur le syndrome de dispersion observé dépend de la biologie de l’espèce considérée (son mode de dispersion, son aptitude compétitrice…) ?

Pour cela, nous échantillonnerons des populations d’araignées (Erigone [fam. Linyphiidae] et Pardosa [fam. Lycosidae]) le long d’un gradient de fragmentation de marais salés localisé dans la Zone Atelier Armorique (Baie du Mont-St-Michel). Ces araignées ainsi que leurs descendantes seront ensuite testées en laboratoire pour leur capacité de dispersion ainsi que pour de multiples traits morphologiques, comportementaux et d’histoire de vie.

Lieu : UMR CNRS Ecobio, Campus de Beaulieu, Université de Rennes 1.
Stage gratifié au taux en vigueur
Permis B demandé, de préférence avec véhicule personnel

Encadrement : Maxime Dahirel ([email protected], https://mdahirel.github.io), Julien Pétillon ([email protected])(UMR6553 Ecobio), Solène Croci ([email protected], UMR6554 LETG)

Période : 4 à 6 mois à compter de début mars/ début avril

Références clés :
1. Bonte D. & Dahirel M. 2017. Oikos 126, 472–479. (doi:10.1111/oik.03801)
2. Cote J. et al. 2017. Ecography 40, 56–73. (doi:10.1111/ecog.02538)
3. Legrand D. et al. 2016. Proc R Soc B 283, 20161533. (doi:10.1098/rspb.2016.1533)

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